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Je suis venu à Pattaya pour le cul, j'y reste pour les stéroïdes
Tim « Sharky » Ward est un authentique gros con australien

Imaginez un peu Charles Bronson s'il prenait une demi tonne de stéroïdes, s’évadait de prison, devenait misogyne, achetait un immense appartement en Thaïlande, passait le restant de sa vie à coucher avec des prostitués, postait des photos d’elles sur sa page Facebook, et défendait la cause animale. Et qu’il prenait une autre demi tonne de stéroïdes en plus de ça.
Ajoutez à ça quelques tatouages tribal et vous obtiendrez Tim « Sharky » Ward, un australien qui a emménagé à Pattaya, en Thaïlande, et qui est devenu célèbre – sur le net, essentiellement – pour sa capacité à bouffer des tonnes et des tonnes d’hormones et aussi, pour avoir posté des centaines de photos de prostituées sur les réseaux sociaux.
Ce qui fait de lui un mec suffisamment intéressant pour lui consacrer un article. Mais je voulais aussi lui parler pour qu’on m'explique enfin pourquoi tant d’Australiens s’installent à Pattaya.
Tout le monde sait que l'industrie du sexe en Thaïlande est un business particulièrement juteux. Les putes prennent 10 dollars la nuit, 10 dollars qui leur permettent de faire des trucs comme nourrir leur famille. Pourtant, depuis que tous les gros jocks occidentaux voient en ces filles des épouses potentielles, elles sont obligées de prétendre être célibataires et sans enfants, ce qui a poussé des blogueurs comme StickManBangkok, enfoiré notoire et ami de Sharky, à les surveiller de près pour s’assurer de leur bonne foi. C’est cynique, terrible, démoniaque, mais comme dans tous les pays où l’industrie du sexe est le premier vecteur de tourisme, « c’est comme ça ».
Cependant, le cul n’est pas l’unique attraction touristique que propose la ville. Sharky fait partie d’une communauté en pleine expansion de bodybuilders australiens qui se rendent à Pattaya pour les stéroïdes qu’on y vend – et dont les prix défient toute concurrence. Pattaya est donc le paradis des types affamés de sexe et/ou d’hormones.
J’ai interviewé Sharky pour en savoir un peu plus sur sa vie dans la ville du tourisme sexuel.

Tim, à l'aise avant de « défoncer » une petite nature.
VICE : Quand je t’ai appelé un peu plus tôt, tu m’as dis que t’étais occupé. Qu’est ce que tu faisais ?
Tim « Sharky » Ward : Je bouffais. Je venais de baiser. J’ai défoncé une petite nature et j’ai été me chercher un truc à bouffer.
Ah oui, tu l'as « défoncée » ? Comment c’était ?
Trop bien. J’ai adoré. J’adore les minous. J’en ai toujours un sous la main. Les gens pensent que je ne baisais pas avant d'arriver en Thaïlande. Mais je possédais neuf boîtes de nuit. J’avais encore plus de chattes en Australie que je n’en ai ici, en Thaïlande.
OK. T’estimerais à combien le nombre de filles avec lesquelles t’as couché ?
Plus de mille en Australie, et plus de mille ici. Pour être franc, ça m’a pris plus de temps de dépasser le millier en Australie – j’avais des relations sérieuses.
Je vois, t’es pas un « homme à femmes » ?
Non. Qu’elles aillent se faire foutre. J’ai vécu bien trop de choses pour savoir que ça se finit toujours en chagrin d'amour.
Mais il ne peut y avoir qu’un nombre limité de filles dans les bars en Thaïlande. Qu’est-ce qui se passe quand tu te les as toutes faites ?
Elles viennent de petits villages, genre Isan, dans le nord. De nouvelles filles arrivent chaque jour, alors que les anciennes s’en vont. C’est un peu comme les hommes sur Terre tu vois ? Elles veulent toute venir à Pattaya. Elles cherchent l'argent, elles veulent rencontrer de riches occidentaux qui vont les prendre sur leur dos, et les ramener dans leur pays civilisé.
Alors t’es à la recherche de ça ? Tu veux devenir le riche type de l’ouest avec lesquelles les putes veulent se marier ?
Putain non ! Je suis à la recherche de que dalle. Je suis là pour la muscu. À part ça, rien ne m’importe.
Est-ce que tu restes en contact avec les filles ?
Ouais, certaines me font un clin d’œil coquin quand je les croise. Ce sont comme des amies. C’est pour ça que j’ai poignardé ce fils de pute un jour. Ce mec a frappé une de mes filles – elle a fini à l’hôpital. Alors je l’ai planté. Si je le referais ? Ouais. Je le poignarderais encore si j’en avais l’occasion.
Attends, comment t’as réussi à t’en sortir après avoir poignardé un mec ?
Parce qu’il a conduit une Thaïlandaise à l’hosto. Ils étaient prêts à me filer une médaille ! Tu sais, après cet incident, j’ai dégoté un job dans l’unité de protection des enfants.

Hein ? Tu peux m’en dire plus ?
Non, je ne peux pas. Et c’est l'une des raisons pour lesquelles j’ai supprimé mon compte Facebook. Ces types trouvent les gars sur Facebook – je me suis dit qu’il était préférable que je me tire de là.
Quand tu les as trouvés, qu’est-ce que t’as fait ?
Un tas de truc. Mon boulot c’est pas de serrer des mains – retiens juste un truc : je ne recommande à personne de se pointer et de faire quoi que ce soit à un enfant.
C’est noté. D’ailleurs, il me semble que toi aussi t’as eu plusieurs problèmes de ce genre avec des photos Facebook.
Ouais, des gens commentaient systématiquement des trucs genre « Elle a quelle âge ? Dix ans ? » Et j’étais là, « Non mec, elle a 22 putain d’années derrière elle. » Ces filles là sont particulièrement belles vers la trentaine, pas comme les blanches qui, à 25 ans, en paraissent 50. De toute façon, ici, les filles doivent laisser leur cartes d’identité en évidence sur le bureau de chaque chambre d’hôtel, pour s’assurer de leur âge légal. Aucune fille ne rentrera jamais dans ma chambre sans me montrer sa carte.
C’est bon à savoir. Tu défends toujours autant la cause animale ?
Je nourris des animaux égarés lorsque je vais à la muscu, et je fais une autre virée la nuit. Parfois, j’emmène une fille avec moi. C’est bien de donner parfois, tu ne peux pas toujours recevoir, recevoir et recevoir.
Qu’est ce que tu dirais aux jeunes qui se ramènent ici pour les stéroïdes ?
Les stéroïdes ici c’est de la daube. Tout est faux ici, de toute manière. Les Vuitton sont faux, les Rolex sont fausses. Putain, t’espérais vraiment que les stéroïdes le soient pas ?
T’en as déjà pris ?
Je n’irai jamais dans la moindre pharmacie pour acheter cette merde, c’est clair. Je connais un type, un Thaï, qui contrôle toute la croissance du marché des hormones, et je peux te dire un truc : ce n'est pas parce qu'il y a écrit la mention testostérone sur la bouteille que c’est de la testostérone dans la bouteille.
Les putes sont fausses, elles aussi ?
Disons que c’est comme la testostérone : ce n’est pas parce qu'elles ont de gros seins et des longs cheveux que ce sont de vraies femmes.
Tu t’es déjà retrouvé accidentellement avec un ladyboy ?
Je vais te dire un truc – j’ai frappé la dernière fausse fille sur laquelle je suis tombé et qui possédait en réalité une paire de couilles. Si je découvre qu’on me ment, je peux devenir très violent. ZBAM ! Prends ça, fils de pute. Mais je m’améliore, ça fait un bout de temps que je suis là, et je commence à savoir les reconnaître. Et puis, ils me connaissent, ils savent ce qu’il risque de se passer si ces connards tentent de m’entourlouper. Ça rigole pas ici, mec.

Ça rigole pas ? T’as déjà été à deux doigts de tuer quelqu’un ?
Comme je t’ai dit, mec.
J’aurais essayé. Te considères-tu comme féministe ?
Féministe ? Nan, je n’aime pas trop les femmes. Je préfère carrément passer mon temps avec les animaux.
Je vois.
Je ne suis pas vraiment un être vivant pour elles. Une fois que je les ai baisées, elles peuvent partir. Prends une douche et casse-toi. Mais elles peuvent donner à bouffer aux animaux avec moi, si elles veulent.
T’as déjà rencontré une fille normale ? Ou elles sont toutes gaulées comme des poupées plastique ?
Le truc avec les asiats, c’est qu’elles ont des vagins serrés. Quand je sortais avec une Australienne, je la lui mettais dans le cul. Elle avait un vagin XXL, alors y’a des nuits, où c’était direct dans le cul. T’as pas besoin de mettre quoique ce soit dans le cul des petites thaïs, elles sont suffisamment étroites. Et puis, ces filles ne sont pas si petites en fait, c’est juste que je suis musclé. Si tu te tenais debout à côté de moi, tu serais là « Ah putain, ouais. »
Ouais.
T’es un peu sûr de toi au téléphone, mais là, tu le serais beaucoup moins. C’est mon gabarit qui fait ça.
Oui, je pense que tu pourrais me manger tout cru.
C’est juste une question de force intérieure. Ils ont tenté de me faire dormir dans les chiottes quand ils m’ont mis en prison. Une centaine de mecs thais. Qu’est-ce que tu ferais si une centaine de petits Thaïlandais essayait de te faire dormir dans les toilettes ? Comme tout le monde, tu dormirais dedans. J’ai pas dormi dedans, moi.
Revenons à nos moutons, p’tite bite. J’ai bien aimé la prison. J’ai pas envie d’y retourner, mais j’ai bien aimé, j’ai appris plein de trucs sur les gens et leur culture.

Une des photographies amateur de Tim.
PS : Sharky a tenu à ce que je « mette les choses au clair » à son propos. Alors, histoire que tout le monde soit au courant, toutes les minettes avec lesquelles on le voit sur Facebook sont des fakes. Espérons que cette interview fera la lumière sur ce type qui est visiblement, profondément incompris. Et s’il te plaît, ne me tue pas Tim.
PS 2 : Sharky a du désactiver son compte Facebook, mais vous pouvez toujours le suivre sur Twitter, ou il fournit de précieuses informations sur ce qui se trame en Thaïlande, ainsi que des infos pour les fans de bodybuilding, qui le considèrent d'ailleurs comme une « légende absolue ».






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