Ça fait trente ans que Phish existent et ça fait trente ans qu’ils sucent

Leurs fans sont nuls, aussi

Par Benjamin Shapiro

Croyez-le ou non, on fête les trente ans de Phish cette année, les rockeurs progressifs du Vermont. Hier, je me baladais sur Internet lorsque je suis tombé sur un article de Katie Brain dans le LA Weekly qui défendait les jam bands. À l’en croire, ces musiciens sont « ancrés dans une tradition d’exploitation de pulsions par le biais d’une expérience musicale délirante ». Pour qu’on parte d’une définition commune, je dirais plutôt qu’un jam band est un groupe d’hommes malodorants incapables d’écrire de vraies chansons. Phish, un quartette qui donne une bonne raison aux fumeurs de weed de se lever de leur pouf Ikea depuis trente ans, fait justement partie de ces groupes.

Pour ceux qui cherchent à étriper des shitheads, Phish est la cible idéale : ils sont juste un poil au-dessus des Wings ou d’Adolph Eichmann. J’ai grandi dans le Nord-Est des États-Unis, comme L.L. Bean, Birkenstocks, et… Phish. Je ne connaissais qu’eux quand j’étais en primaire, un héritage transmis par les animateurs des colonies de vacances où j’étais envoyé de force.J’avais quelques CD de Phish, je les ai vus en concert (je n’ai pas acheté de billet, cela dit), et j’arborais même un tee-shirt « Gamehendge », une référence au projet fictif du chanteur Trey Anastasio.

Ce que je veux dire par là, c’est que je ressens le besoin de m’exprimer à ce sujet, et je vais essayer de le faire sans utiliser les termes « sale », « hippie », « fumeur de joints », « cannabis », « Danny Tamberelly », « richtafari »,  « chapeau de bouffon », « balle aki », « bâton de pluie », ou « débile mental ».

TREY ANASTASIO EST UN HYPOCRITE BOUFFEUR DE PILULES

En 2006, Trey Anastasio s’est fait arrêter dans le comté de Washington, dans l’État de New York, pour avoir conduit bourré avec une tonne de Vicodin et d’opiacés. Il a écopé de 215 heures de travaux d’intérêt général, qui comprenaient le nettoyage des sanitaires de la fête foraine permanente du coin. Ça fait cinq ans qu’il est sobre et qu’il œuvre en tant que lobbyiste décomplexé pour la National Association of Drug Court Professionals.

Vous vous dites sûrement : comment ce type peut-il se permettre de traiter Trey Anastasio de grosse ramasse intolérante et hypocrite alors qu’il était accro, qu’il s’en est sorti et qu’il aide aujourd’hui les autres à s’en sortir ? Vous pensez vraiment qu’il envoie un message sain en organisant sur une base régulière des énormes bacchanales de drogués ? Selon le Daily Press, 200 personnes se sont fait arrêter lors d’un récent concert de Phish en Virginie et ceprincipalement pour possession ou vente de narcotiques. Sur trois dates de Phish, la police aurait saisi une quantité de drogues d’une valeur de 1,2 millions de dollars. Cela veut dire qu’à chaque concert de Phish, le public s’injecte, tape et gobe des centaines de milliers de dollars.

Si Trey voulait vraiment aider les accros, il se tirerait de ce groupe de merde. Et puis…

CE N’EST PAS DE LA BONNE MUSIQUE

J’aurais aimé dire ça de manière plus élaborée, mais il n’y a rien d’autre à dire. Si on pose la question à un fan de Phish, il donnera toujours le même argument : « Ce sont de très bons musiciens ! »

C’est pas faux : ces mecs sont des putains de bons musiciens. Mais de bons musiciens ne font pas forcément de bons groupes. Le rock’n’roll ne se résume pas à une soupe de virtuoses fade à en crever. Si je devais dépenser mes thunes chèrement gagnées pour aller à un de leur concert et acheter des drogues, ils pourraient au moins allier leurs talents pour produire un truc de qualité au lieu de nous balancer un jambalaya fadasse des Dead, de Pink Floyd et du générique de Sesame Street.

LEUR NOM ET LEUR LOGO SONT À CHIER

Non mais sérieusement, regardez-moi ce truc. Vous connaissez un nom de groupe pire que Phish ? Rien qu’en l’écrivant, j’ai le sentiment d’avoir eu des relations sexuelles dans un bac de poissons pourris. Sans parler du fait qu’ils ont choisi ce nom par rapport à leur batteur, Jon Fishman, qui porte une robe et ressemble à ça :

LES FANS DE PHISH SONT DES DÉCHETS HUMAINS

Quand je vois les fans de Phish, ça me donne de bonnes raisons de détester ce groupe autant que les Khmers Rouges. En gros, ce sont despervers qui sont trop drogués pour violer des filles. On les appelle souvent les « Wookies », en référence à l’état d’ignorance et de bêtise qu’ils atteignent après avoir consommé une quantité considérable de diéthylamide d'acide lysergique. La plupart d’entre eux ne sont pas dangereux. À moins qu’on ne considère comme dangereux des individus végétariens qui portent des surnoms du genre « Murph-nugget », qui s’habillent comme des femmes et dont les parents sont chimistes.


Wookie

Certains phishheads admettent « avoir aimé un album de Tool à l’université », mais ils ont généralement tendance à évacuer cette période pré-Phish en évoquant une « période trouble » de leur vie tout en jetant des  coups d’œil insistants à une table sur laquelle reposent alignés des bangs, des pipes et des vaporisateurs, tous affublés de surnoms comme « chillum-fish ». Ils sont aussi coupables de citer Theodor Seuss sur leur profil AOL de messagerie instantanée (en police couleur écume océanique) et d’utiliser les paroles de Phish à la fois dans leur adresse e-mail et pour leur mot de passe. Ce qui m’amène tout naturellement à mon dernier argument…

LEURS PAROLES SONT LES PLUS NULLES DE L’HISTOIRE DES PAROLES DE CHANSONS

… qui touche, cette fois, à l’histoire du rock ‘n’ roll. Par exemple : « J’ai un blanc à la place de mon esprit. Je me suis pris une barre CLIF et du thé vert froid. »

C’est tout ce que je peux dire à leur sujet. J’aimerais pouvoir en dire plus mais ces mecs se contentent de sucer. Joyeux anniversaire, Phish !

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