Le guide VICE de l’argot du sexe ougandais

Tous les trucs à savoir pour pécho en Afrique des Grands Lacs

Par Thomas Morton

Alors comme ça vous prenez les Ougandais pour une bande de coincés parce que vous êtes tombés sur cette vidéo il y a quelques années ? Muzunga, les mecs. Sérieusement, ces types sont aussi chauds que la femme de James Joyce. Certes, 98 % d’entre eux sont pour la peine de mort pour les homosexuels et la prostitution est illégale mais tout ça, ce n’est que de la politique. En réalité, il y a une chaise libre à côté de chaque « fille célibataire » dans n’importe quel bar de Kampala et même si Martin Ssempa crie sur tous les toits qu’il faut pendre les homos, l’Ouganda n’a plus condamné quelqu’un à la peine capitale depuis plus de 30 ans. Ils infligent la mort naturelle à leurs prisonniers.

Ce que je veux dire, c’est que vous ne risquez rien en baisant un coup. Voilà un petit lexique des trucs à savoir pour pécho en Ouganda.

Kandahar – « Chatte » L’Ouganda envoie ses soldats à qui en a besoin – les États-Unis, l’Union africaine, le Congo, l’ONU, etc. Du coup, les termes que les Ougandais utilisent pour dépeindre leurs organes génitaux dépendent des conflits internationaux. En ce moment, on dira que votre « drone » bombarde le « Kandahar » de votre copine. L’année dernière, en hommage à la chute de Kadhafi, votre « rebelle » aurait occupé son « Benghazi ». Et encore avant, c’est votre « bunker buster » qui aurait pénétré « Bagdad » – et sa « zone verte », si vous êtes doué. Les Ougandais se réfèrent aux conflits pour décrire leurs parties de jambes en l’air depuis les événements du 11-Septembre ; à l’époque, c’est « leur avion » qui venait s’écraser dans le vagin de leurs dulcinées… 

Twin Towers (les tours jumelles) – Ce terme ne se réfère pas au sexe féminin dans sa totalité mais à une partie spécifique : les lèvres. Dans la région de Toro, pour préparer les jeunes filles au monde adulte, leurs tantes tirent, massent et façonnent le con ferme et jeune de leurs nièces de manière à transformer leurs lèvres en deux trucs mous et ballants que les hommes se plairont à claquer avec leur pénis au lieu de les pénétrer. Ça s’apparente plus à une torture sexuelle. Là-bas, on dit tout simplement « Transformer les tours jumelles en Ground Zero pour que jamais elles n’oublient. »
On pourrait se dire que ce genre de trucs ne plaît pas à tout le monde, mais là-bas, un proverbe explique « qu’une chatte sans rabats c’est comme une fenêtre sans volets » – ça sonne mieux en lutoro, je vous rassure. Cette pratique est si courante chez les femmes aisées de Kampala qu’elles vont jusqu’à engager des tantes et des oncles professionnels pour se faire tirer la peau. Je vous jure que je n’invente rien.

Tsunami – Ouais, les tantes apprennent aussi à leurs nièces comment éjaculer. Enfin, comment jaillir. Les Ougandaises sont tellement fortes que les hôtels de la région, même les plus classieux, fournissent des draps en plastique avec le linge, pour se prémunir de la marée haute.

Bonk – Bonker c’est niquer. Un peu plus cru que baiser, mais plus classe que troncher.

Whopper (Le Royal Cheese) – C’est comme ça que les mecs qui ne veulent pas utiliser de termes militaires et qui ne suivent pas l’actualité appellent leur bite.

Seins – Les seins, c’est les seins. Mais en Ouganda, chaque paire de seins est comparable à un fruit, en fonction de sa forme et de son orientation. Le Red Pepper a récemment dressé la liste exhaustive et illustrée des différentes poitrines pour vous aider à déterminer le fruit qui illustrerait le mieux la vôtre.

Muzunga/Muindi – Les Muzunga, ce sont les Blanches, et les Muindi, les Indiennes. Comparer une Ougandaise à une Muzunga ou à une Muindi, c’est faire allusion au cul qu’elle n’a pas.

Le Somalien – Se dit d’un type qui n’a pas de cul, ou d’un type qui est doté d’une énorme queue. Cette appellation est basée sur les mensurations de leurs crève-dalle de voisins, les Somaliens. Sympa, les Ougandais.

Truck Driver (chauffeur routier) – Se dit aussi d’un type qui n’a pas de cul, mais sans connotation ethnique. Et puis, ça ne sonne pas vraiment pareil.

Plumber (Plombier) – Flash Info : les gays baisent aussi en Ouganda. Plus discrètement qu’aux États-Unis certes, mais ça arrive. Et quand ça arrive on appelle ça la plomberie. Et le dominant, c’est le plombier.

Having Your Sewage Line Blocked (Avoir le conduit bouché) – Il n’existe pas vraiment de terme pour exprimer la « domination » en ougandais (vous n’imaginez pas à quel point c’est compliqué de leur faire comprendre le concept d’actif/passif) mais quand vous laissez un plombier vous fourrer son Royal Cheese sans broncher, vous dites simplement que votre conduit est bouché. À ne pas dire quand c’est vraiment le cas, cela dit.

Beeping (Biper) – C’est ce que vous faites quand vous n’avez pas de crédit. Vous appelez quelqu’un, vous laissez sonner une fois puis vous raccrochez en attendant qu’il rappelle. C'est un peu comme à l'époque des cabines téléphoniques, quand vous laissiez un message en « indiquant clairement votre nom » pour un appel en PCV. Vous vous rappelez ? Peu importe, biper, ça veut aussi dire que vous avez joui beaucoup trop vite.

J’espère que maintenant, vous voulez bien admettre que les Ougandais baisent plus que vous et moi, et j’espère aussi que ces quelques lignes vous aideront à trouver l’amour lors de votre prochain séjour dans l’un des quatre royaumes de la grande République du Nil occidental.

Ah et faites gaffe au SIDA aussi.

 

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