Le Guide VICE pour pécho des meufs

Par Gavin McInness, illustrations : Milamow Chow

« Pour pécho une meuf, il suffit de dire “Pas de problème”. Tout le temps. Pas de problème. » Je suis chez des amis et c’est le mec assis à ma droite, Piotr, un mafieux russe, qui parle. « Si elle est en retard, tu bois ton verre tout seul. Quand elle arrive, tu lui dis “Aucun problème”. Et tu continues ta soirée comme si de rien n’était. C’est toujours et pour toujours “Pas de problème”. Tu me rappelles pas ? Pas de problème. Je te vois dans la rue avec un autre keum ? Pas de problème. »
 

iotr a maintenant capté l’attention de toute la table. Il tourne la tête très lentement, de gauche à droite, comme s’il essayait de se détendre le cou, et je me dis qu’il a complètement oublié de quoi il parlait. Une fois qu’il est sûr que tout le monde l’écoute, il ajoute : « Et puis, quand finalement elle te sort les trois mots, quand elle te dit enfin “Je t’aime”, tu LA retournes, cette PUTE, et tu LUI punis SA RACE pour toutes les SALOPERIES qu’elle t’a fait subir !!! » 

Piotr est un mec flippant qui parle aux arbres, porte des pantalons africains et sera bientôt en prison pour double meurtre. Mais il a raison. Le meilleur moyen de serrer la fille qui te plaît, c’est d’être détendu et naturel, puis, une fois qu’elle est amoureuse, tu fais ton mafieux russe. C’est plus facile à dire qu’à faire. Pécho de la meuf, c’est compliqué. Tout ce que les femmes ont à faire pour baiser, c’est dire « oui » et se mettre sur le dos. Même les grosses y arrivent, avec des talons aiguilles et beaucoup de patience. Les Noirs peuvent se taper qui ils veulent. Les pédés et les gouines niquent tellement que ça finit par les lasser. Mais comment ça se passe pour les 2, 98756 milliards d’entre nous qui restent ? Comment fait-on pour baiser ? Lis la suite abruti.


LE MEC MARRANT

Le problème quand t’as vraiment envie de baiser, c’est que t’as l’air d’un mec qui a vraiment envie de baiser. Il faut à tout prix te débarrasser de ton regard de chacal affamé ou ça va tout foutre en l’air. Au lieu de te prendre la tête sur MySpace à trouver qui voudrait bien coucher avec toi, sors et fais le mec sociable. « Salut, comment tu t’appelles ? Marc ? Ça va, Marc ? Moi c’est Benoît. Et tu es ? » « Julie. » « Salut Julie. Ça vous dirait un p’tit exta ? » On sait tous que tu veux te faire Julie. On veut tous se faire Julie. Mais ne l’avoues à personne. Y compris à toi-même. Même si une copine, une bonne copine en qui tu as confiance te demande si tu veux te faire Julie, réponds en rigolant, genre : « Oh la la, sans façon. Moi, je veux me faire MARC ! Pas toi ? » Personne n’a besoin de savoir que tu as un pénis. Bien sûr, il faut être prudent pour pas trop passer pour un gay. Lance quelques « Ce sont mes affaires à moi, ça ne vous regarde pas », et puis protège une ou deux filles de tous les vieux gitans bourrés qui traînent. Tu dois montrer que tu n’es pas une fiotte et tâcher de ne pas te placer sur le terrain « bon copain » (on y revient). Si tu es vraiment le mec ouvert et sympa, tu devrais récolter une tonne de numéros et d’emails. Jette ceux des mecs à la poubelle.


LE MEC MARRANT : PHASE DEUX

Au fait, on ne sort jamais une fille au resto avant de l’avoir baisée au moins une fois. Avant de penser à commencer une relation sérieuse, tu dois continuer juste un petit peu à être le mec sympa. Ça veut dire que si tu veux la revoir, tu l’appelles d’abord d’un endroit vraiment cool et tu l’invites à une soirée, comme si elle était un de tes potes. « Yo, ça va, c’est moi, caleçon rouge [en référence à une joke entre vous]. On est à La Perle, c’est pas mal. Y’a une vieille qui danse à poil sur le bar et tous ceux qui étaient au 9 Billards sont là. Sur une échelle de 1 à 10, je dirais que la soirée vaut bien un 8,2 [elle rit]. À partir de maintenant, je t’appelle seulement quand ça vaut 8 ou plus. Je vais être ta tête chercheuse de bon plan. Bref, c’est au 78, rue Vieille du Temple. À tout de suite. » 

Et tu ne la rappelles pas, espèce de trou du cul ! Ne lui téléphone pas à 4 h du mat’ pour savoir pourquoi elle est pas venue. Tu es le mec cool. Pas le mec collant. Souviens-toi de ce que t’a dit le Russe. En plus, il y a des chances qu’elle sorte à peine d’une relation sérieuse bien pourrie et la dernière chose dont elle a besoin, c’est qu’un autre mec bourré harcèle sa boîte vocale. T’as seulement le droit d’appeler une meuf 1,5 fois de plus qu’elle ne t’appelle elle. 


BILL MURRAY

Fuck Cool J. C’est un gros teubé. Ladies love B.M. Aucune femme ne peut lui résister. C’est le meilleur. Il est à la fois fort et drôle et chelou et il a le monopole du loser trop mignon. Si tu te lances dans l’arène et que tu as besoin d’une référence, c’est lui : Bill MURRAY.


ÇA NE TIENT QU’À UN FIL

Si tu téléphones plus que ce qu’on t’a dit, tu vas donner l’impression d’être désespéré. (D’ailleurs, n’utilise jamais le mot « désespéré », quel que soit le contexte, jamais. Ce mot est maudit.) Si tu as branché une fille qui te plait et qu’après quelques jours, t’es obligé d’admettre qu’il ne se passe rien, voici un texto genre « dernière tentative » qui peut marcher : « Je suppose que c’est fini entre nous. Je déménage. Mais qu’est-ce qu’on va faire des chats, putain ? » Montrer que tu t’en fous qu’elle ne te kiffe pas, ça fonctionne bien en général pour qu’elle revienne. 


LE KIT DU PREMIER RENDEZ-VOUS

Il y a du matériel à rassembler. Il faut te préparer un petit kit. Avec de l’anti-flatulent—la montée d’adrénaline que te procure un premier rencard a des effets curieux et foudroyants sur les intestins. Prévois des allumettes (pour masquer l’odeur si jamais tu pètes), de la coke (on en reparle), du Viagra (on y revient), de la Ritaline (plus tard), et deux capotes. Mais, attention ! Il y a un truc bizarre avec les mecs qui se promènent la nuit munis de préservatifs. Pour une raison étrange, la fille arrive à sentir le latex et sait que tu as la ferme intention de mettre ton pénis dans son vagin et d’entrer et de sortir et d’entrer et de sortir. Il vaut peut-être mieux éviter ce problème et les enlever de ton kit. Parfois, ça vaut la peine de risquer une MST. En plus, si elle est vraiment réfractaire au sexe sans capote, vous pouvez toujours vous en tenir au buccal, sachant que de toute façon, c’est ce que Dieu a prévu pour les premières fois.


PARLER, RIRE, NIQUER

On te l’a déjà dit un milliard de fois : si tu parles pas, tu baises pas. Tu dois la saouler de mots à partir du moment où tu la rencontres jusqu’au moment où tu l’as à poil dans ton lit. N’arrête pas une minute. Ce que tu racontes n’a aucune importance. Donne dans le descriptif : « T’as déjà essayé ce jus de fruit chelou avec des bulles ? Ça EXPLOSE dans ta bouche. Maintenant je comprends exactement ce qu’un attentat-suicide peut faire. À l’échelle de ma bouche. » Et blablabla, et gnagnagna. Tu peux raconter des conneries par douzaines, mais sors des trucs bien sérieux de temps en temps, pour qu’elle sache que t’es pas complètement tordu. Genre, si on parle de la Palestine, tu peux dire : « Ça m’véner qu’il n’y ait jamais de vrai débat objectif avec les pour et les contre. Tout le monde continue à balancer du ‘nazi’ et du ‘facho’ dans tous les sens et refuse de discuter calmement. J’ai entendu un mec pas con dire que c’était « une guerre pour la paix », pourquoi on présente jamais cette vision-là ? » Puis tu refais le mec délire (putain, ce que tu peux être deep comme mec).


LE MEC SILENCIEUX

Au lycée, c’était un bon créneau, le mystérieux un peu à part qui ne parle pas beaucoup. Tu pouvais même sortir des trucs du genre « je préfère rester abstinent ». Ça faisait de toi le mec rebelle avec un lourd passé qu’il n’a pas envie de raconter, qui a vécu, certes, mais qui n’a pas le sida. Dire « Laissez moi tranquille » au lycée, c’était le bon plan parce que c’est un endroit clos où, quoi qu’il arrive, t’es toujours en contact avec tout le monde. 


MAIS ARRÊTE ÇA APRES LE LYCÉE ! 

Il se passe trop de trucs dans la vraie vie pour que les gens se prennent la tête si tu ne veux pas les voir. Ils vont juste dire « Ok, cool, à plus » et tu vas vraiment te retrouver dans la solitude la plus totale.


LE VOCABULAIRE

C’est bien de connaître quatre ou cinq mots compliqués que tu peux glisser dans une conversation pour avoir l’air cultivé. Essaie ne de pas les massacrer, mais n’en fais pas trop non plus. Le mieux, c’est de les utiliser dans un contexte vulgaire. Voici quelques exemples : « Donc elle se pointe précautionneusement comme si on en avait quelque chose à battre » ou « ce pédé nous sort toujours les même billevesées à la con » ou « elle a un énorme cratère turgescent au milieu du front ». Quand les gens ouvrent de grands yeux, fais comme si de rien n’était (tu lis tellement que tu ne fais plus la différence). 

Ah oui, un autre truc. Ne raconte pas des histoires trop weird. Reste léger. Si tu te rappelles de la fois où t’as vu une libellule manger ses propres yeux, garde ça pour toi. Au cas où tu ne le savais pas, c’est aussi le genre de choses que racontent les violeurs psychopathes. 


5/10 

Si t’as pas niqué depuis plus de, disons, deux mois, va te taper une grosse. Tu dois relancer la machine, et baiser une fille moche est le meilleur moyen d’y arriver. Ça booste ta confiance en toi et ça te débarrasse de cet air désespéré. Et puis, baiser une 5/10 c’est bien plus marrant que de baiser une 10 parce que t’as pas la pression et tu peux faire ce que tu veux.


E BON COPAIN

Ce phénomène a été découvert par un comique appelé Michel Blanc. Tu deviens tellement cool que tu te retrouves en Jean-Claude Duss dans Les Bronzés. Ça pue. Si t’es un mec un tant soit peu rigolo, fais super gaffe à ça. Fais-les rire tant que tu veux mais, même si on t’a dit de pas avoir l’air en manque, essaye toutefois de faire passer le message « T’es plus qu’une amie ». Une façon de faire ça, c’est d’être vraiment cash. Tu t’arrêtes au milieu d’une anecdote mortelle et tu dis : « Putain, t’es tellement mignonne que j’arrive pas à me concentrer. Je crois pas pouvoir te regarder et raconter l’histoire en même temps. » Puis tu reprends l’histoire en regardant au-delà de sa tête, comme si t’étais aveugle. C’est plutôt marrant et ça montre que t’es pas Jean-Claude Duss.


LE MEC BOUILLANT

Abandonner la tactique du mec cool, c’est hyper dangereux, mais ça reste un des meilleurs moments du plan drague. C’est seulement possible, en général, quand tu sais déjà que tu lui plais et que ta confiance est à son maximum. C’est là que tu peux sortir des trucs comme : « Je vais te gâcher la life. Je vais te ramener à la maison et je vais te traîner jusqu’au lit par les cheveux. Puis je vais te fesser jusqu’à ce que ton cul soit en feu. Ensuite, je te boufferais la chatte tellement lentement que t’en auras mal au ventre. » 

Être sûr de soi à ce point là, ça arrive rarement. Et si elle est prête à t’écouter dire ce genre de trucs, c’est que tu l’as déjà dans la poche. Ce paragraphe est simplement là pour que tu saches que le mec en chaleur est l’antidote du bon copain. Mais utilise cette tactique VRAIMENT rarement ou tu vas devenir un creep de première classe. 


LE RELOU

Le problème du relou, c’est le message qu’il envoie rien que par sa présence. Quand tu abordes une inconnue dans un bar, quand tu lui dis salut, tu lui communiques la chose suivante : « Tout ce que je sais de toi, c’est que t’es bonne, mais ça me suffit pour vouloir te niquer. Mes critères sont “est-ce qu’elle est baisable”, et ensuite on verra  ». C’est ce que tout le monde pense mais on n’est pas censé l’admettre. Tu peux pas attendre un petit eye contact au moins ? Je ne sais pas quel conseil vous donner, à vous les relou. En fait, je trouve que vous êtes tous des gros trous du cul pourris de merde. C’est à cause des connards comme vous que c’est devenu tellement dur pour le reste d’entre nous d’attraper une meuf.


LE COUP DU RÊVE

Si une fille te plaît et que t’es pas sûr que c’est réciproque, un bon moyen de le savoir, c’est de faire semblant que t’as rêvé d’elle. Quand tu la vois, tu fais : « Putain, je viens de me rappeler un truc. J’ai rêvé de toi cette nuit ». Si elle fait une grimace de dégoût, tu peux toujours t’en sortir en disant quelque chose comme : « On se battait contre un pompier géant qui ressemblait au mec de Iron Maiden. Et il y avait Gad Elmaleh. Trop chelou. » Elle va répondre « Okééé », toi, tu hausses les épaules, tu fais genre non-non de la tête et tu retournes d’où tu viens avec l’air de penser : « Les rêves, c’est vraiment le grand n’imp’ ».

Mais si elle prend un air intéressé, là tu peux faire allusion au sexe. Ne dis pas qu’elle t’a sucé toute la nuit et que ça l’a fait jouir grave mais plutôt : « Je crois qu’on était mariés et qu’on avait des quintuplés, un truc comme ça. Je me souviens plus trop. » Ce qui est bien avec le coup du rêve, c’est que tu dis « p’têt bien que tu me plais », mais sans prendre de risque. Si elle est dégoûtée, c’est pas de ta faute. C’est celle du rêve.


LA MÉTHODE DE L’ENQUÊTE

Plus tu vieillis, plus tu deviens fragile. C’est parce que tu grandis. À vingt ans, t’es un p’tit merdeux. Tu peux aller vers n’importe quelle meuf et lui dire : « T’es belle, tu veux sortir avec moi ? » sans en avoir rien à foutre. Quelques années plus tard, dire « Tu me plais vraiment beaucoup », ça revient à te coucher au milieu de la route avec les intestins à l’air en suppliant qu’elle prenne pitié de toi. Un bon moyen d’éviter ça, c’est de mener une petite enquête. Est-ce que vous avez des amis en commun ? À qui tu peux faire confiance ? Un allié dans l’autre camp vaut plus que mille plans bidons. 


PAS DE QUARTIER

En parlant d’enquête, si tu trouves une fille pas moche qui serait contente d’être pine-co avec toi, juste copine, et qui serait pas vexée de n’être que ça (c’est plus rare que ce que tu crois), charge-la de ton enquête. Tu pourras savoir, si ta proie est célibataire, quand elle a baisé pour la dernière fois, combien de temps a duré sa dernière histoire, comment ça c’est fini, est-ce qu’elle boit, etc. La liste est infinie. Et même si tu te fais griller, tu ne risques pas grand-chose parce qu’au moins, ladite proie saura que tu es capable d’être ami avec des filles. Les violeurs psychopathes n’ont pas d’amies filles.


MÉTIS

Si tu as ne serait-ce qu’un seul gramme de sang coloré, ce serait stupide de ne pas en profiter. Un truc qui marche bien, c’est d’aller vers une blanche et de lui demander ce que ses parents diraient si vous sortiez ensemble. Les filles adorent torturer leur père, alors autant que ça te serve. 

Il y a aussi le coup des mains : si vous êtes assis au bar, tu mets ta main près de la sienne et, en rigolant (souviens-toi, c’est vraiment crucial de faire le comique dans des plans comme celui-ci) demande-lui à quoi « nos » bébés ressembleraient. Tout le monde sait que les enfants métis sont plus beaux que les autres, donc c’est bien, ça va forcément la travailler.


EMAIL

C’est le meilleur moyen de draguer. Elle est au travail, en train de s’ennuyer, de ruminer, de se demander si au moins un seule personne au monde l’aime vraiment. Et là, bam: nouveau message. « Hey, t’as vu ce mec qui organise des soirées “câlinou” ? C’est quoi ce loser ? Il veut créer “un espace sécurisant” où les gens puissent se toucher les uns les autres. Est-ce qu’on peut dire : “gros pédé” ? » Bon, tu peux y aller moins intense, aussi. C’est ça qui est bien avec le mail. Tu peux passer des heures à peaufiner ton message pour dire exactement ce qu’elle a envie d’entendre.


IL ME LA FAUT

On t’a déjà dit qu’il fallait te branler en pensant à la fille qui te plaît parce que 1) ton cerveau va finir par croire que tu l’as déjà baisée, 2) ça envoie des vibrations dans le cosmos qu’elle va inconsciemment réceptionner. Encore un truc : si tu te répètes « Il me la faut, il me la faut, il me la faut » en marchant dans la rue, il y a quelque chose de magique qui se passe. En gros, c’est une réaction chimique qui fait que la totalité de ton encéphale se penche sur le problème. « Est-ce qu’elle sera là jeudi ? Ok, je ne sors pas mercredi, je me repose, et avant de sortir jeudi, je me bois deux, trois pintes. » Voilà le genre de concept complexe que seul un cerveau conditionné peut arriver à produire. N’oublie pas, la testostérone est un stimulant de la concentration.


LA COKE


Désolé, je sais que la C est dix fois plus mal vue que les casquettes Von Dutch, mais tu ne peux pas échapper à la vérité: ça marche. Même si ce n’est pas pour toi, c’est vraiment pratique d’en avoir sous la main. Inviter une fille chez toi pour partager un trait montre bien que tu ne veux pas juste qu’elle te suce. Tu l’invites chez toi pour écouter des disques et discuter parce que tu l’aimes vraiment bien. 

Mais bon, s’il se passe quelque chose et que ça prend cinq traits pour en arriver là, t’as intérêt à avoir aussi du Viagra sur toi. C’est super facile à acheter sur Internet et si tu n’as pas prévu le coup, tu n’as aucune excuse. Aujourd’hui, les mecs qui n’arrivent pas à bander ne sont pas juste impuissants, ils sont crétins.


LE PREMIER BAISER

C’est chaud. Elle est enfin chez oit, vous êtes sur le canapé, et il faut que tu passes du mec marrant au mec super sérieux dont la tête s’approche irrémédiablement de la sienne comme le vaisseau d’Ulysse 31 s’approche du trou noir. Il y a des moyens d’éviter ça. Tu peux simplement demander « On s’embrasse ? » ou autre chose d’un peu drôle, mais quoi qu’il arrive, ça va être weird. 

Ça peut arranger les choses d’avoir commenté sa beauté toute la soirée. Parce que là, c’est évident que vous allez vous tripoter à un moment. Ok, t’es vraisemblablement en rut et t’as pas arrêté de lui parler de ses lèvres. Mais si elle se détourne quand même et que tu te retrouves face à son oreille, c’est la teuhon. Tout ce qu’on peut te conseiller, c’est de prendre tes couilles à deux mains et de te lancer. 

Là, si elle te met un vent, le seul truc à faire, c’est d’en rire. Tu peux dire : « D’ac-cooord. Et si on remontait le temps jusqu’à juste avant que je fasse ça ? » Ou simplement: « Bon, bon, petit écart de conduite, pas grave, rien ne s’est passé, on enchaîne, je vais chercher une bière, je t’en ramène une ? » Un truc drôle et léger, à la Friends. Essaye pas de le dire comme il faut, on s’en fout, il suffit que tu t’en sortes sans avoir l’air désespéré. Elle s’est peut-être détournée parce qu’elle n’était pas prête ou qu’elle sentait un bouton de fièvre arriver, ou qu’elle n’a pas encore vraiment rompu avec son mec. Partir en couille, c’est oublier toutes ces explications plausibles, alors garde ton calme. Continue ta soirée. Ne réessaye pas de toute la nuit, et quand elle veut partir, contente-toi d’un petit « Ok, cool. Je t’appelle plus tard. »
 

 

E PREMIER COUP
La pression est à son maximum. Tu dois être dur comme du bois. Tu dois durer longtemps. Et tu dois l’impressionner. À part le mélange coke et Viagra, tu n’auras le potentiel d’un black que si tu prends de la Ritaline. Ça fait de ta bite une matraque (soit dit en passant, ça te donne aussi furieusement envie de lui bouffer l’anus, donc si elle est un peu coincée, il vaudrait peut-être mieux éviter.) Pour le reste, c’est comme d’habitude. Une fois que tu as son accord, vas-y pour tout sauf le viol. 


CUNNI

C’est con, mais apparemment beaucoup de filles n’aiment pas se faire bouffer le premier soir. Dommage, c’est ce qui t’excite ? Hé bien, il va falloir que tu y ailles direct. Si tu es sûr que ce n’est pas pour cette fois, tu peux l’aider à enfiler des talons aiguilles, lui croiser les bras dans le dos et la faire tourner sur elle-même pour la mater sous tous les angles. Et je peux pas aller plus loin parce que là je sens poindre l’érection et c’est pas un truc que je kiffe au boulot.


UNE PAIRE ET UN AS

Le secret pour arriver à baiser, c’est de toujours avoir trois casseroles sur le feu. Se concentrer sur une seule fille, c’est ce qu’ils faisaient dans les années 40. Toi, ce que tu veux, c’est larguer un tapis de bite. Plus tu tentes le coup, plus t’as de chances de pécho. Pour un célibataire, la seule façon de baiser autant qu’un mec maqué, c’est d’avoir un harem. Certains aiment avoir cinq filles à dispo en même temps. D’autres pensent que c’est trop de travail pour pas grand-chose. T’es pas non plus Houdini, alors contente-toi de trois filles. Il y a les deux entre lesquelles tu n’arrives pas à choisir, et la troisième qu’est trop love de oit. Comme ça, si tu te fais tèj par l’une, tu peux passer à l’autre, et si vraiment tout foire, il te reste le lot de consolation. Ça te permet de ne pas avoir l’air désespéré mais plutôt, calme, posé et digne de confiance.
 


LES ETRANGÈRES

Ce qui est génial avec les non Blanches, c’est qu’elles ont grandi dans un environnement qui leur a signifié jour après jour qu’elles n’étaient pas « normales » . Elles sont donc moins superficielles et moins prêtes à porter des jugements que les biatches blanches. Concrètement, ça te rend moins laid. T’es quoi, un mâle blanc potable, genre 7/10 ? Tu peux toujours t’accrocher pour réussir à te faire une Blanche à 8, mais choisis une Paki, une Noich ou une Noire et les 8 et 9/10 vont te tomber dans les bras.


LES ASIATIQUES

Il y a deux types d’asiatiques: les APA (À Peine Arrivées) et les NI (Nées Ici). Ce qu’elles ont en commun ? Le cul plat, la peau douce, des supers nibards, et des mauvais rapports avec leur père.

Les APA: Un bon moyen de distinguer une APA d’une NI, c’est de regarder ses chaussures. T’en as déjà vu des comme ça ? Moi non plus. Elles viennent de Taipei. C’est pas si dur de se faire une APA. Notre culture lui est complètement mystérieuse, donc se taper un tocard comme toi ne lui paraît pas absurde. Niveau conversation et séduction, ça peut patauger, donc n’y passe pas trop de temps. Grave-leur des compiles. Pour elles, les Stones, c’est carrément underground.

Les NI: Ça fait tellement longtemps qu’elles se frittent avec leur père au sujet de l’intégration qu’elles sont devenues blanches rien que pour l’énerver. Elles adorent se disputer et sont super têtues. Ne jamais lui demander d’où elle vient ou quoi que ce soit sur le pays de ses parents. En fait, le mieux, c’est d’utiliser des stéréotypes bien de chez nous pour la décrire : « Le problème avec vous, les Normandes, c’est que vous devenez obèses avec tout ce beurre et ce fromage ». Ça montre que tu l’aimes en tant que personne, en tant que personne française, et que tu ne te souviens même plus de sa couleur.


LES NOIRES

On pourrait écrire tout un article à leur sujet, parce que, quoi qu’on en dise, les filles noires sont différentes. Pour comprendre les filles noires, il faut connaître les hommes noirs. C’est pas des gays qui kiffent Babyshambles. Ils mentent beaucoup et ne sont jamais collants. Ce qui veut dire que 1) elle ne va absolument pas te prendre au sérieux et 2) si tu t’accroches ne serait-ce qu’une seconde, elle te largue.

Quand tu l’accostes, applique la règle du « parler, rire, baiser » mais n’aborde JAMAIS le sujet de la couleur. Si elle veut en parler, ok, mais toi, tu t’en fous. Paye-lui un verre et ne flippe pas si elle a l’air de s’en battre les ovaires. Il faut se taper au moins un « Yo va t’en » pour choper une Noire.

Si tu ne savais pas ça, c’est que tu n’as probablement aucune idée de ce que tu fais. Voici d’autres choses à connaître : Marilyn Manson leur fait peur. Elles détestent que tu marches avec tes chaussures sur la moquette. Elles trouvent la cuisine chinoise exotique, et je ne parle pas de la cuisine thai. Elles adorent quand tu appelles leurs parents Monsieur et Madame. Les premiers mois, pas de pipe. Elles comprennent pas que tu regardes Arte. Elles se préparent toute la journée pour sortir. Et enfin, elles ne comprennent pas comment quelqu’un peut choisir d’écouter de la techno (Aphex Twin=du bruit pour blanc). Ah oui, ne touche JAMAIS ses cheveux. Ça lui coûte des centaines d’euros par mois et si tu y touches même pour rire, elle t’éclate la gueule. D’accord ? Elle ne peut même pas les mouiller. C’est pour ça que la pluie et la piscine lui font peur. Les jours qui suivent le coiffeur, elles ne peuvent même pas prendre de douche, et elles s’emballent la tête tous les soirs. D’où la popularité de la levrette chez les Noirs d’ailleurs. Si tu arrives à survivre à tout ça et à la ramener chez toi, le fait que ta bite fasse moins de 25 cm et que tu tiennes moins de 20 minutes ne va pas arranger l’affaire. Cependant, tu sais faire un cunnilingus, et ça rattrape beaucoup de choses (c’est pour ça que les Noires trouvent les Blancs « chelous »). Attraper une Noire est un des trucs les plus durs au monde, mais une fois que tu auras gagné sa confiance, elle sera prête à tout pour toi. Elle sera la mère de tes enfants, se fera tatouer ton nom sur son cul, et si une autre fille te mate, elle lui défoncera la gueule. Elles sont un peu comme les Parisiennes : méchantes au premier abord mais à toi pour toujours une fois que tu les as dans la poche.


LES FILLES QUI BOIVENT PAS

Putain, j’aimerais pas être à ta place, mec. Sans une demi-douzaine de kir, ça va te prendre des heures et des heures avant d’arriver à quelque chose. Tu vas voir le soleil se lever. Le seul conseil qu’on peut te donner, c’est d’essayer de vous trouver un point commun (par exemple, un groupe que vous avez vu en concert) et d’arriver à utiliser ça pour la ramener chez toi (par exemple, pour écouter un disque inédit de ce groupe). Si ça ne marche pas, essaie le voyage. Rien de mieux qu’un périple en Bourgogne pour passer de bon copain à amant. Seuls dans une chambre d’hôtel, vous allez faire quoi, discuter ? Yeah right. 


LES REBEUS

Là, c’est facile. Il n’y a que les Rebeus hommes qui se font des Rebeus femmes. Personne n’a même pu en approcher une. Autant essayer de se taper une star morte, genre Greta Garbo ou Arletty.


LES TOP MODELS

Les filles super-sexy-qui-sont-trop-jolies-pour-toi sont tellement dures à attraper qu’en général, ça ne vaut même pas la peine d’essayer. La bonne nouvelle, c’est que t’as pas besoin d’être super beau pour y arriver. Elles ne voient que du super beau toute la journée et cherchent désespérément à injecter un peu de substance dans leur vie (c’est pour ça qu’elles écrivent des chansons). Est-ce que tu es producteur, réalisateur, agent…? Je crois que tu ne m’as pas entendu. Est-ce que tu es producteur, réalisateur, agent…? (Dis oui, putain). Ok, cool, tu peux peut-être l’aider avec sa ligne de vêtements pourrie ou ses poèmes incroyablement gays. Personne ne prend au sérieux une 10/10, alors il suffit que tu te souviennes de son prénom pour l’impressionner.

Mais, pourquoi tu veux absolument te taper une 10 ? Elles sont tellement superficielles et stupides que tu vas forcément t’emmerder grave. De toutes façons, vous, les top models et les relous, on vous conseille d’aller vous faire foutre et d’arrêter de lire ce magazine. On vous déteste.

 

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