
GUIDED BY VOICES
Let's Go Eat The Factory
Fire/Guided By Voices, Inc. |
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Ça fait vingt-cinq ans que ces types sortent des bons albums et cinquante-cinq ans qu’ils sont fidèles à eux-mêmes, alors ne comptez pas sur moi pour faire la moue parce que cet album-là n’est pas forcément aussi bon que Bee Thousand, moi qui, à 55 ans, aurai probablement renié ma jeunesse depuis vingt-cinq ans déjà dans l’espoir de pouvoir un jour accéder à la propriété.
FRED & FARINE
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RIVERS CUOMO
Alone III: The Pinkertion Years
Geffen |
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Comme son nom l’indique, c’est une compilation de morceaux ou de courtes prises enregistrées par Rivers Cuomo, le frontman de Weezer, dans les années Pinkerton (en gros, de 1994 à 1996), et déjà ça me plaît parce que comme je suis un gros bêta doté d’une conscience cratyléenne j’aime bien quand le nom désigne exactement la chose. Ce genre de disque se contente souvent de compiler des tonnes de morceaux hyper-médiocres au seul prétexte qu’ils ne sont jamais sortis, sous l’impulsion de chineurs d’inédits toujours prêts à prétexter l’impératif de l’archivage et à mettre en avant l’ambition patrimoniale de leur démarche pour vous présenter comme indispensable un album tout pourri. Là, rassurez-vous, c’est pas du tout le cas, c’est même souvent hyper bien. Ça vous donnerait vraiment envie de réécouter Weezer, si vous n’écoutiez pas déjà Weezer tous les jours de votre vie.
MICHEL ROCKHARD
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IDIOT GLEE
Reindeer's Time
Internet |
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Quelle pertinence y a-t-il à chroniquer en février un EP gratuit et plein de bonnes intentions sorti début décembre à l’occasion des fêtes de Noël, et tout ça pour en dire du mal ? Probablement aucune, comme il n’y en avait probablement aucune dans la décision prise par la Commission scolaire de Laval, au Québec, de demander aux professeurs de bien veiller à ce que leurs élèves ne se souhaitent plus « Joyeux Noël » mais « Joyeuses fêtes du Solstice d’hiver » afin de ne pas heurter la sensibilité des enfants qui ne croient plus en Dieu, comme il n’y en avait probablement aucune dans la tentative de mon oncle de briser une glace qui ne demandait qu’à ne pas l’être en m’offrant un calendrier semi-érotique à l’occasion du Noël surprise de la famille Mensch, et comme il n’y en avait probablement aucune dans la décision de ma mère de glisser au pied du sapin Indignez-vous ! à la place de la bouillotte que je lui avais demandée.
HUBERT MENSCH
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SEA AND CITY
Mice Can Start Fires
Self Release |
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C’est honorable de la part du Canada d’offrir à sa jeunesse un environnement si épanouissant que même les adolescents qu’une société darwinienne aurait condamnés à grandir dans la haine de soi et la solitude peuvent nouer des liens de camaraderie autour de projets collectifs comme s’isoler une semaine dans une vieille maison pour enregistrer un premier disque délicat de folk alternatif, mais continuez à les conforter dans leur sincérité gênante et on verra dans cinq ans, quand ils auront un diplôme d’architecture et publieront sur Facebook des photos de brunch avec leur petite copine en bottes, on verra alors si mon vieux continent qui a connu les guerres n’avait pas raison de distinguer encore entre la beauté et la faiblesse.
TRISTRAM SHADY
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THE BIG PINK
Future This
4AD |
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Alors donc ça y est, le revival de la pop héroïque high-tech du début des années 1990 est en plein boom, et les electro-shoegazers de The Big Pink sont à fond dedans, et vas-y que je chante comme si ma meuf venait d’accoucher, et vas-y aussi pour les beats surproduits et les chœurs sursignifiants, et que je t’exprime des émotions en majeur directement inspirées des spots gros budget pour les smartphones en quête de parts de marché. Après, évidemment, le potentiel « Coldplay underground » du truc va certainement faire son petit effet du côté du public des anciens Sup de Co Bordeaux, et rien que pour ça on peut dire merci à ce gros disque de merde.
BONO
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