NEW YORK - RENDEZ-NOUS NOTRE CASH
Bande de petites merdes exécrables. Le corps de Johnny Cash
n’a pas besoin d’être exhumé par un illustrateur boche pour qu’on voie la
« vie imprévisible de ce solitaire, patriote, hors-la-loi et rebelle de la
musique. » Je voudrais dire au publicitaire qui nous a envoyé le
communiqué de presse qu’on lui promet que ce ne sera pas « une lecture
fascinante pour plusieurs générations de fans de roman graphique et de
musique », parce que la boite pour laquelle vous travaillez manque
cruellement d’inspiration, et n’a pas l’air d’avoir de problèmes avec le fait
qu’elle viole l’âme de l’un des plus grands trésors de la culture américaine.
Même si vous n’avez aucune considération pour sa musique (ce qui, au passage,
fait de vous un abruti), ayez au moins un peu de respect pour celui qui a passé
la majeure partie du siècle dernier à écrire des chansons géniales sans jamais
compromettre sa vie ou son travail pour plaire à qui que ce soit.
C’était déjà assez dur qu’ils aient choisi un vegan
reconverti en star du hip-hop en devenir pour tenir son rôle dans un film
merdique, là vous en avez fait La Lanterne Verte. On vous emmerde, on emmerde
votre bouquin et on emmerde votre communiqué de presse. Ah, une dernière chose,
enfoirés de trous du cul : « I See a Darkness » est une chanson
de Will Oldham, que Cash a reprise sur la troisième partie de sa série
d’enregistrements American. Voilà,
c’est tout.
JOAQUIN GUANO
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