NIFELHEIM - LA MORT C'EST TOUT Pt.1

NifelheimVoici la première partie de notre interview avec Nifelheim. Ça ressemble à une sorte de parfait accord entre le black metal et le heavy metal : c’est vulgaire et violent avec comme un arrière goût du pire des années 80. Imagine un mélange de Quorton, Steve Harris et Cronos et t’y es à peu près. Nifelheim est aussi un des plus grands secrets suédois car les jumeaux Hellbutcher et Tyrant ont plutôt tendance à être connus pour leurs vêtements cloutés, leur obsession pour Iron Maiden et leur château. Mais tout ça est en train de changer depuis la sortie de leur dernier album…

Il y a 10 mois, ils n'avaient même pas de site internet (la honte). Aujourd’hui, ils sont en tournée dans le monde entier, ils vendent des t-shirt édition limité avant qu’ils sortent en boutique et ils ressortent tous leurs vieux albums. Dix-huit ans après la naissance du groupe, ils commencent enfin à marcher. C'est plutôt cool que tous les mecs qui ont formé un groupe de black metal dans 90's avaient 13 ans à l’époque.

Vice : Comment a débuté Nifelheim ?

Tyrant : À la fin des années 80, quand le vrai heavy metal est mort, Hellbutcher et moi on trouvait qu’il n'y avait que des lopettes autour de nous. Y'avait des vestes en daim à franges à chaque coin de rue et tout partait en couille, donc on a décidé de former un vrai putain de groupe hardcore qui pourrait rétablir l’ordre. On était à fond dans le black metal, on écoutait Bathory et Mayhem, donc c’était naturel qu’on joue ce qu'il y avait de plus brutal et d’intransigeant. On a jamais fait partit du mouvement death metal qui a touché la Suède. On aimait bien certains groupes, mais la plupart étaient chiants. Nous on voulait des collants en spandex, des clous et de la peinture sur le corps. On détestait tout ce qui sortait en Suède, à part Bathory et Treblinka.

Comment était la scène de black metal au début des années 90 ?

C’était pas de la rigolade comme ça l’est aujourd’hui. C’était avant que tu puisses acheter des albums de Dimmu Borgir à Toys « R » Us. Quand Euronymous est mort, tout a explosé. Des millions de groupes sont sortis de l’underground comme des putain de mauvaises herbes. C’est à ce moment là je pense, entre 94 et 95,  qu’une grande partie du black metal est mort.

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Vous venez d’un petit village au fin fond des bois. Qu’est-ce que les gens pensent de vous et de votre musique ?

Au début les gens n’ont tout simplement rien compris à ce que l’on faisait. C’était sans doute trop bizarre pour les gens normaux, donc ça a mis quelques années avant que les choses bougent autour de nous. Il s’est aussi passé des trucs dont je ne peux pas parler dans cette interview… des visiteurs louches, des couteaux pointés sur les habitants. Y'a tellement de rumeurs dans les petits villages que les gens en viennent vite à les exagérer. À la fin c’est pratiquement devenu une chasse, et on avait du mal à traverser le village sans risquer de se faire lyncher.

À ce moment là, vous vouliez tuer votre public…

Un jour on le fera ! On a juste besoin de donner un peu plus de concerts pour faire monter la pression de la fin ultime. On utilisera sans doute des bombes et du napalm. C’est pas parce que tu aimes Nifelheim que tu échapperas au jugement dernier !

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