ÊTES-VOUS MAJEUR(E) ?

Le truc que vous vous apprêtez à regarder est susceptible de heurter la sensibilité de tout un tas de gens, de juristes et (à coup sûr) de votre mère, du coup on préfère s'assurer que vous avez l'âge légal requis avant de vous laisser continuer.

Non

Pourquoi toutes les filles devraient baiser pendant leurs règles

Et pourquoi j’emmerde les hommes qui tournent de l’œil à la vue d’un peu de sang menstruel

Par Kat George

Arrive un moment dans toute relation – que ce soit lors du premier rencard ou un an après – où se pose la question du sexe pendant les règles. Et la réponse que me fait le mec me dit tout de ce que je dois savoir de lui. Un gars qui refuse de fourrer quand les Anglais débarquent mérite à peine le titre d’homme.

Une fois par mois, du sang sort de mon vagin. Ceci est tout à fait normal et absolument pas dégoûtant. Ce sang fait partie du processus à l’origine de ces petites choses que l’on nomme bébés et qui finiront par devenir des gens comme vous et moi. Ce sang est aussi vital pour la survie de notre espèce que les petits spermatozoïdes qui se tortillent chaque jour hors de votre trou de pine. Et pourtant, ce sang, molleton de mon utérus fécond, est considéré pour je ne sais quelle raison comme étant plus sale que le fromage de bite glaireux se formant tous les jours autour de votre queue. Mais là encore, on est toujours plus indulgent envers le corps des hommes que celui des femmes, donc pourquoi ça me surprendrait ?

Je ne veux rien avoir à faire avec un homme qui refuse de me baiser quand j’ai mes ours. Je saigne, donc je suis. Et si tu veux ma chatte, tu dois l’accepter comme elle est, c’est-à-dire parfois pleine de caillots et autres morceaux de paroi utérine qui en sortent.

J’ai découvert que la plupart des femmes étaient d’accord avec moi : se voir refuser le sexe pendant les règles est rédhibitoire. Étant donné qu’un pénis n’est pas non plus une joyeuse promenade dans un champ de roses – vous avez déjà senti un de ces trucs après une journée passée dans un caleçon ? Ça a une odeur de viande un peu trop réchauffée, un peu comme des pieds mais avec un léger arôme d’urine et de moisi. Alors, de quel droit un homme claquerait le beignet à un vagin sanguinolent ?

Mon corps et ses différentes fonctions ne sont ni plus ni moins merveilleux ou étranges que ceux d’un homme. Et pour être claire, je dispose, dans le tiroir de ma table de nuit, d’un gode géant qui ne va pas péter une pile pour un peu de sang, donc réfléchissez bien avant de rechigner à pratiquer le sexe menstruel.

Rejeter mon vagin rougeoyant est une sérieuse erreur. Lorsque j’ai mes règles, j’ai une gaule féminine permanente, ma chatte est pré-lubrifiée et prête à faire des choses abominables que le moi prémenstruel et insoumis aux hormones ne ferait probablement pas sans que j’aie bu un verre de vin ou deux – OK, une dizaine.

En parlant avec une amie l’autre soir et alors que j’envisageais de déverser ma rivière rouge sur un nouveau mec, elle m’a confié partager mon sentiment selon lequel le sexe pendant les règles était le meilleur possible. Elle a quand même émis une petite objection :

« Écoute, je sais pas toi, mais généralement, au deuxième jour de mes règles, ma chatte sent la viande de bœuf.

– Ouais, j’ai dit, je connais cette odeur. Et alors ? » Et de me lancer dans un argumentaire sur l’odeur âcre des pénis.

« Eh bien, je ne me sens pas si sexy que ça quand ma chatte pue la boucherie. »

Ce qui est après tout assez juste – c’est sa chatte, elle en fait ce qu’elle veut. Ta chatte, ton choix… Au fond, c’est la responsabilité d’un homme que de faire en sorte qu’une femme ne se sente pas comme une citoyenne de deuxième classe, simplement à cause de son implacable et historique biologie.

Il fut un temps où je couchais avec un homme merveilleux, qui, alors qu’il me désapait sauvagement et qu’il me jetait sur son lit, me vit l’avertir pour la première fois : il pourrait y avoir du sang. Il s’est allongé près de moi et s’est redressé sur son coude. Il m’a regardé droit dans les yeux et m’a dit avec son très beau et très sérieux accent européen : « Kat, qui suis-je pour dire à une femme quand elle peut ou ne peut pas faire l’amour ? ».

J’ai souri et fait mine de me lever du lit. Il a attrapé ma main et m’a demandé : « Où tu vas ? ».

« À la salle de bains, retirer mon tampon.»

Il m’a attirée à lui : « C’est bon, enlève-le et jette-le dans un coin. »

Quel homme, mais quel homme…

 

Plus de conseils éclairés à destination des filles : 

MESDAMES, MASTURBEZ-VOUS (Et c'est une fille qui ne l'a pas fait les 26 premières années de sa vie qui vous le dit)

LE GRAND GLOUPS : LA PREMIÈRE FOIS QUE J'AI AVALÉ – C'était pas si terrible mais je ne le referai plus

Commenter