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Les archives de Kern

Par Richard Kern

EMILY, 2000
" Celle-là est vraiment bien parce qu'on y voit des cassettes vidéo, et un combi TV/magnétoscope en arrière plan. Ça fait vraiment archaïque. "


ANNE, 1997
"Cette fille était de Glasgow. C'était la première fois que je shootais une anorexique. Elle avait des marques d'entailles partout sur le corps."
 
SAM, 1994
"C'était à San Francisco. Le magazine Barely Legal venait d'être lancé, et je leur avais vendu ma toute première série. J'étais à la recherche de filles , et celle-là m'avait dit qu'elle était partante. Je suppose qu'elle était strip-teaseuse, toute celles que je connaissais là-bas l'étaient. Elle avait un gosse, qu'on a jamais vu. Elle doit avoir 18 ou 19 ans sur cette photo."
 
 
AMY, 1997
"C'était la petite copine d'un gars que j'ai shooté. Je sais pas si je la reprendrais en photo si je le revoyais maintenant, mais je l'aime bien sur cette photo. C'est exactement le type de meuf que tu trouves à New-York - super maigre, juive ou italienne. Une poseuse."
 
 
ON A OUBLIÉ SON NOM, 1995
« C’était une strip-teaseuse de San Francisco. Je ne me souviens absolument de rien... Ah, si. Mon médecin de l’époque m’avait dit qu’il s’était séparé de sa femme parce qu’il voyait une autre fille. C’était elle. Pure coïncidence. »
 
CRISTINA MARTINEZ, 1987
"C'est Cristina des groupes "Pussy Galore" et "Boss Hog". Je dirai qu'elle a 19, 20 ans sur cette photo. Elle s'est pointée avec tout son matériel - des tonnes de trucs bondage. Je suis tellement naïf sur certains trucs que j'ai réalisé qu'elle était latino des années après. Je veux dire, regarde son nom ! J'avais jamais fait le rapprochement. Bref, je suis retombé dessus il y a un an. Elle est toujours très jolie."
 

JAIKO, 1993
"Je vois encore Jaiko et elle est toujours super bien. Là, je dirai qu'elle avait à peu près 19 ans. Je l'avais shootée alors qu'elle ne faisait que visiter New-York, elle vivait au Japon. Depuis elle a emménagé ici. C'est un 10. Elle a une paire de seins incroyable."


CELIA, 1995
"Je ne me souviens plus vraiment d'elle, mais je me rappelle qu'à peu près au même moment, j'ai fait un cliché avec une autre fille où on aurait dit qu'elle pétait des bulles."
 
TRACY, 1997
"Je la croise toujours, dans l'East Village. C'était la copine d'un autre modèle que je photographiais. Depuis elle est devenue bikeuse. Et elle est tatouée de partout."

 
MEL, 1999
« C’est une Française que j’ai dû shooter des millions de fois. Elle se foutait d’être publiée dans des magazines porno et c’est cool parce que j’ai vendu ses photos partout. »

LUCY MCKENZIE, 1997
« J’ai rencontré Lucy pour la première fois lors d’un show à Londres pour la sortie de mon bouquin New York Girls. Je montrais mes pellicules dans un auditorium là-bas et elle était venue pour la projection. À l’époque, quand je présentais mes photos, il y avait toujours une fille dans le public pour se lever et crier quelque chose du genre : “Pourquoi est-ce qu’on est obligés de regarder ces horribles images pleines de sexe et de violence ?” Au cours de la projection à Londres, c’est Lucy qui s’est levée et qui a dit un truc de ce goût-là, et je me suis dit : “Ah, voilà la fille qui se manifeste pendant les projections.” Mais après le show, elle est venue me voir et j’ai compris qu’elle n’était pas du tout comme ça. Elle me posait des questions très pertinentes. Elle m’a dit : “Je vis à Glasgow. Si tu passes dans le coin, je te trouverai des modèles à shooter.” Ce que j’ai fait, mais de toutes les meufs qu’elle m’a présentées, c’était elle la plus cool. Du coup, on a travaillé ensemble pendant des années. Je l’ai shootée des milliers de fois. J’ai publié des photos d’elle dans des tonnes de magazines porno et ça ne lui posait aucun problème. Elle réagissait du genre : “OK, je prends la thune et je me casse en voyage.” Cette photo a été prise dans un hôtel pendant un séjour à Paris. »
 
SUSAN, 1990
« C’était la meuf du photographe Spencer Tunick à l’époque. Je l’ai rencontrée grâce à lui. Elle était super mignonne, super jeune, et partante pour absolument tout. Cette photo vient d’un temps où ce que je faisais faire à mes modèles ne me semblait pas bizarre du tout. Juste après cette série, on a reproduit le même schéma dans mon appartement avec elle, suspendue à l’envers. Les cordes ont rompu et elle est tombée tête la première. C’est là que je me suis rendu compte qu’il fallait vraiment que je fasse gaffe parce que si elle s’était pété le nez et que les flics étaient venus, en la voyant raide morte, à poil avec des bottes militaires, j’aurais dit quoi ? “Hé, on prenait juste des photos” ? »
 

 

 

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