Des personnes juives sur leur lien avec Israël et leur rejet de sa politique

« Faites la part des choses : tou·tes les juif·ves ne soutiennent pas la politique d’Israël. »

14 May 2021, 3:34pm

La situation en Palestine et en Israël est devenue un sujet si épineux que peu de gens osent encore en parler sans monter dans les tours. On se contente vite d’un petit « Oh mais tu sais, c’est tellement complexe. », puis on passe à autre chose. Ou bien on mélange tout : politique et religieux, judaïsme et sionisme, occupation et conflit. Bien sûr que c’est complexe, mais ce n’est pas en maintenant l’omerta qu’on se comprendra.

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VICE a tenté d’amener un peu de nuance à la question en donnant la parole à des personnes juives ayant un lien familial avec Israël, mais qui condamnent sa politique d’extension, si pas le sionisme tout court. 

Deborah (40 ans), comédienne et membre de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique

Deborah par Sébastien Fernandez

« Je suis juive marocaine. Mon père est né au Maroc et a quitté son pays à 18 ans, quand Israël appelait encore les Juif·ves du Maroc à faire leur « alya ». Avant la création d'Israël, il y avait environ 300 000 Juif·ves au Maroc qui vivaient dans une certaine harmonie. Ce que j’ai hérité du judaïsme est lié aux souvenirs d’enfance de mon père. Quand on célèbre les fêtes (Rosh Hashana et Pessa’h), mon père lit quelques prières, bien qu’il s’était écarté du monde pratiquant. J’ai été élevée de manière ouverte ; la religion a plutôt été pour moi une transmission de traditions et de souvenirs du Maroc qui lui donnaient des étincelles dans les yeux. 

Il a vécu la guerre du Kippour en 1972 en tant que soldat, mais il ne combattait pas au front - il s’occupait des radios. Il y a vécu 3-4 ans, y a rencontré ma mère (belge) dans un bus, et iels sont venu·es vivre en Europe. Quand il a quitté Israël pour l’Europe, c’était comme s’il avait été déraciné une seconde fois. 

« J’ai réalisé que la pensée sioniste et son slogan “Une terre sans peuple pour un peuple sans terre” n’est rien d’autre qu’un mythe qui, pour moi, est insupportable. »

Mon père est sioniste et m’a éduquée dans cette pensée du grand Israël. Ce n’est que plus tard que je me suis fait ma propre opinion, à 25 ans, quand j’ai lu le livre Bienvenue en Palestine d’Anne Brunswic, une Juive française qui a fait un voyage en Palestine et raconte l’autre côté. J’ai réalisé que la pensée sioniste et son slogan “Une terre sans peuple pour un peuple sans terre” n’est rien d’autre qu’un mythe qui, pour moi, est insupportable. Bien sûr, il n’y avait pas d’autoroutes en 1948, mais il y avait des habitant·es ; 800 000 Palestinien·nes ont été expulsé·es entre 1947 et 1949. 

Avec mon père, on a une relation privilégiée et une bonne entente depuis toujours, mais il ne faut pas qu’on parle d’Israël, parce que ça se passe toujours mal, surtout dans des périodes comme celle-ci. C’est infernal car je suis face à un mur. 

« Avec mon père, on a une relation privilégiée et une bonne entente depuis toujours, mais il ne faut pas qu’on parle d’Israël, parce que ça se passe toujours mal. »

La réalité, c’est qu’Israël est un État d’occupation illégal, avec toutes les discriminations qui vont avec, qui agit en toute impunité avec le soutien de grandes puissances comme les États-Unis et une communauté internationale qui ferme les yeux. Cette impunité quotidienne est intolérable. Sans même parler des bombardements, Israël commet des actes violents au quotidien et impose un système raciste, humiliant et déshumanisant pour les Palestinien·nes. Les Palestinien·nes sont dépossédé·es de leurs terres et de leurs maisons. Chaque jour, des colons coupent des oliviers, les dépossèdent de leur histoire, de leur culture culinaire - car la grande nourriture israélienne, c’est la nourriture palestinienne. C’est ça aussi la colonisation. 

La manière dont les médias traitent le sujet est tout aussi insupportable. On parle des tirs de roquettes du Hamas sans les mettre dans leur contexte, celui de l’occupation. Bien sûr, dans des périodes comme celle-ci, je ne nie pas qu’il y a des morts des deux côtés, et c’est horrible. Mais c’est une réponse à l’occupation, et dans toute l’histoire, il y a toujours eu une réponse à l’occupant. 

« Je suis juive et je défends les droits palestiniens. Or, il est malheureusement courant que des gens de ma communauté, voire de ma propre famille, m’accusent d’antisémitisme. »

Autre aspect important : ce conflit n’a rien à voir avec un conflit religieux. Ce ne sont pas les Juif·ves contre Musulman·es. D’ailleurs, le fait qu’Israël dise agir au nom des Juif·ves est insensé. Moi je suis juive et je défends les droits palestiniens. Or, il est malheureusement courant que des gens de ma communauté, voire de ma propre famille, m’accusent d’antisémitisme. Mais dans le fond, ces Juif·ves qui brandissent l’antisémitisme pour discréditer l’antisionisme insultent notre histoire et notre mémoire. 

Pour moi c’est très clair : on ne peut pas prétendre avoir une conscience de la justice sans être défenseur·se de la cause palestinienne. »

Matéo (24 ans), journaliste freelance

Matéo par Hichem Dahes

« Je suis né en France d’une mère juive pied-noir d’Algérie et d’un père martiniquais. Donc je suis juif, même si ce n’est pas l’avis des fondamentalistes. J’ai fait ma bar-mitzvah et mon deuxième nom de famille est Cohen. Je ne suis pas pratiquant, mais  je gère ma spiritualité de manière personnelle ; je vois la religion comme une tradition qui m’a été transmise et dans laquelle je me reconnais. 

Ma mère est née en 1961 à Oran et elle a dû partir en 1962 en France au moment de l’indépendance. Elle est née d’une famille de pieds-noirs et qui plus est, juive, donc iels n’étaient plus les bienvenu·es en Algérie, mais leur départ s’est fait à contre-cœur. Faut aussi savoir que la communauté juive répète aux pieds-noirs de ne pas retourner en Algérie car iels seront chassé·es. 

« J’ai vu beaucoup de Juif·ves autour de moi immigrer en Israël comme si c’était logique, alors qu’au final, iels n’avaient aucun lien direct avec cette terre. »

Après avoir vécu quelques années à Marseille, une bonne partie de ma famille du côté de ma mère a décidé de s’installer en Israël. J’ai vu beaucoup de Juif·ves autour de moi immigrer en Israël comme si c’était logique, alors qu’au final, iels n’avaient aucun lien direct avec cette terre. Mais c’est très facile d’obtenir la double nationalité ; il suffit d’être juif·ve. Ma mère était plutôt critique et elle n’a jamais suivi le reste de sa famille.

Depuis petit, j’ai toujours entendu parler d'Israël comme le lieux où toute ma famille du côté de ma mère voulait se rendre, soit en vacances, soit pour y vivre. On me parlait de Tel Aviv comme du New-York du Moyen-Orient. 

Je suis notamment entré en contact avec la plateforme Taglit, qui paye des voyages tous frais payés aux Juif·ves du monde entier pour les encourager à visiter Israël et, selon moi, leur bouffer le cerveau. Je ne l’ai jamais fait, mais on a toujours essayé de m’y pousser. Pour moi, c’est clairement une manière de te faire rencontrer d’autres Juif·ves, de rester entre nous et peut-être trouver un·e partenaire pour te poser là-bas.  

« Pour moi, tout a vraiment basculé en 2018, quand Israël a été reconnue comme État-nation du peuple juif, point. »

Ma famille pro-Israël pense que comme on est juif·ves, il faut qu’on soit pour Israël. C’est terrible ce qui s’y passe, mais pour elleux, c’est normal. Personnellement, j’ai fait des recherches sur le sujet, motivé par une logique anti-coloniale due au passé de ma famille. Je suis clairement contre les politiques d’extension d’Israël, mais je trouve important aussi de mentionner que même avant la création d’Israël, la Palestine n’avait jamais été reconnue et que ces terres ont toujours fait l’objet de querelles, déjà à l’époque de l’Empire Ottoman. Quoi qu’il en soit, j'ai toujours été opposé à la politique d’extension d'Israël. Et pour moi, tout a vraiment basculé en 2018, quand Israël a été reconnue comme État-nation du peuple juif, point. C’est un moment fort qui a clairement mis à nu la logique d'apartheid et de hiérarchisation de la population sur le territoire.

Je pense qu’on se ment quand on dit qu’il n’y a pas d’enjeux religieux dans ce conflit. Dans les années 1950 (correction ajoutée le 26 mai : 1850), il y avait déjà des conflits entre Juif·ves et Arabes pour savoir quelle autorité serait plus prompte à gérer la ville sainte. Il faut comprendre les différentes étapes de la construction du judaïsme et de l’islam pour comprendre les tensions qui existent dans la région. Ça a toujours été un jeu de conquête, et surtout de territoire. Puis on a tendance à analyser ce conflit avec notre prisme occidental. Là-bas, la réalité est que les partis politiques ont des ambitions religieuses : y’a des partis musulmans, chrétiens et juifs. Donc forcément, c’est lié. Mais il est clair qu’il est important de nuancer que le peuple juif et même israélien n’est pas forcément pour la politique d’extension menée par Israël. C’est le climat de terreur qui pousse les peuples à se tourner vers des gouvernements de terreur, comme celui de Netanyahou qui se réjouit quand des mosquées brûlent. Je pense que c’est aussi pour ça que le Hamas a eu autant de succès en Palestine. 

« Il faut s’intéresser à l’histoire dans sa globalité : c’est un apartheid social, ethnique et culturel qu’il est important de dénoncer et de combattre, mais il y a aussi des violences internes des deux côtés qui empêchent la situation d’évoluer. »

Je pense qu’il faut faire attention aux informations qui racontent l’histoire d’un seul côté. Il faut s’intéresser à l’histoire dans sa globalité : c’est un apartheid social, ethnique et culturel qu’il est important de dénoncer et de combattre, mais il y a aussi des violences internes des deux côtés qui empêchent la situation d’évoluer. Le Hamas utilise son propre peuple comme bouclier humain et Mahmoud Abbas a reporté les élections alors qu’il était en mauvaise posture, créant ainsi une situation encore plus critique pour son peuple. Du côté israélien, il y a eu dans le passé des politiques qui ont tenté d’établir la paix, comme Yitzhak Rabin, qui a été assassiné par un terroriste ultra-nationaliste israélien en 1995. »

Sarah* (23 ans), étudiante en science politique

« Mes grands-parents sont juif·ves du Maroc et ont immigré en Israël dans les années 1960. Mon père est donc Israëlien juif d’origine marocaine. Il y est tombé amoureux de ma mère, une etudiante et chercheuse pro-palestinienne qui était sur place pour travailler dans les camps de réfugié·es palestinien·nes. Ma famille est juive, mais notre rapport à la religion est très séculier et je n’ai pas évolué au sein de la communauté juive ; au contraire, j’étais souvent la seule personne juive dans mon entourage. 

« Mes deux parents soutiennent la Palestine, même si c’est plus compliqué pour mon père étant donné qu’il est né en Israël et y a aussi vu et vécu des violences. »

La discussion à propos d’Israël était très présente dans mon enfance. La famille du côté de mon père en Israël est plutôt de droite, malgré qu’iels subissent pourtant aussi le racisme en Israël, dû à leurs origines marocaines. Mais bon. Heureusement, mon père a eu la chance d’aller à l’université et de développer un sens critique par rapport à tout ça – puis aussi de rencontrer ma mère. Il ne s’est jamais reconnu dans le discours de sa famille et mes deux parents soutiennent la Palestine, même si c’est plus compliqué pour mon père étant donné qu’il est né en Israël et y a aussi vu et vécu des violences. 

« Le régime actuel est quasi fasciste et applique un nettoyage ethnique et une dépossession constante des Palestinien·nes. L’État israélien ne veut pas la paix. »

Ma famille proche et moi, on a toujours été très critiques des politiques, actions et idéologies d’Israël, mais on pense que la situation s’est aggravée ces dernières années. Il y a encore vingt ans, il y avait l’espoir de trouver une solution pour vivre ensemble dans la paix, mais depuis le retour de Netanyahou au pouvoir, j’ai l’impression qu’on est arrivé·es à un point de non-retour. Ça me brise le cœur. Le régime actuel est quasi fasciste et applique un nettoyage ethnique et une dépossession constante des Palestinien·nes. L’État israélien ne veut pas la paix. 

Ma mère et moi avons un discours plus tranché que celui de mon père, normal puisqu’il a grandi là-bas. Selon moi, Israël est un régime néo-colonial créé par la France et le Royaume Uni. C’est encore une fois le résultat des ambitions coloniales de l’Europe et son idée qu’une communauté religieuse doit être liée à un territoire défini. L’idée que le judaïsme est lié au sionisme est erronée. C’est un concept européen et blanc de vouloir attacher une religion à un pays et ça efface l’idée que tu peux être juif·ve n’importe où. Supposer que les Juif·ves soutiennent Israël contribue à l'idée raciste que les Juif·ves sont des étranger·es dans le reste du monde.

« Une partie de moi comprend pourquoi les Juif·ves sont si attaché·es à Israël. Notamment parce qu’on nous endoctrine en nous répétant qu’il n’y a pas de place pour nous dans le monde, qu’on ne peut vivre bien qu’en Israël et que le pays a besoin de nous. »

Du coup, une partie de moi comprend pourquoi les Juif·ves sont si attaché·es à Israël. D’une part parce qu’on nous endoctrine en nous répétant qu’il n’y a pas de place pour nous dans le monde, qu’on ne peut vivre bien qu’en Israël et que le pays a besoin de nous. Et d’autre part parce que, pour y être allée, c’est vrai qu’on s’y sent bien. Tout le monde vous répète sans cesse que vous êtes les bienvenu·es et ça fait du bien quand on sait que l’antisémitisme est hyper présent en Afrique du Nord et ailleurs. C’est facile de se faire absorber par ce genre de discours si on n’est pas critique. 

Je pense que si vous vous souciez de la Palestine, il faut soutenir les organisations sur place car Israël leur donnent du fil à retordre. Et surtout, séparez le religieux du politique ; tou·tes les juif·ves ne soutiennent pas la politique d’Israël. »

Omri (33 ans), directeur chez Alliance4Europe

Omri par Barney Roberts

« Je suis né en Israël dans une famille juive puis j’ai grandi dans différents pays d’Europe. Ma famille n’est pas religieuse. Disons qu’on célèbre les fêtes juives mais c’est tout, comme beaucoup de Juif·ves de classe moyenne en Israël. Mes parents sont né·es là-bas aussi, ce sont mes grand-parents du côté de mon père qui sont arrivé·es après la guerre. Mes grand-pères avaient perdu toute leur famille dans les camps et ont fini par s’installer en Israël dans les années 1950. En très résumé. 

En Israël, j'ai rencontré des Palestinien·nes qui ont été ami·es et collègues, et entendre leur point de vue a été une expérience révélatrice. Ça m'a permis de me mettre à leur place, de comprendre la souffrance qui est causée, et aussi de voir de mes yeux où les désaccords peuvent exister. On a certainement plus de choses en commun que de choses qui nous séparent.

« On a certainement plus de choses en commun que de choses qui nous séparent. »

Quand tu vis en Israël, t’es constamment confronté·e à la situation que ce soit par les informations ou les discussions dans ton entourage. C’est la réalité au quotidien… À l’école, on te présente le narratif national : pourquoi les Juif·ves ont le droit d’être libres dans leur pays, en gros. Certains éléments fondamentaux du récit sont légitimes : le peuple juif devrait avoir les mêmes droits humains et l'autodétermination. Cependant, le récit dit aussi que nous sommes des victimes et que nous sommes toujours attaqué·es, et dissimule les torts que la partie israélienne a commis. On a besoin d'un récit qui appelle au dialogue. Heureusement, en grandissant, t’es aussi confronté à d’autres opinions. Israël est un État très divisé avec beaucoup d’opinions différentes, même si certaines sont devenues difficiles à exprimer en public à cause du gouvernement en place. 

« Depuis que Netanyahou est au pouvoir, il ne fait qu’accentuer la haine et il l’utilise pour y rester. Il a rendu le débat démocratique très difficile. »

Dans les 1990, la majorité du pays pensait qu’on aurait un accord de paix. C’était une période très optimiste pour tout le monde. Mais les attaques terroristes, les violences du second intifada et Gaza ont fait basculer l’opinion publique, qui a perdu l’espoir de la paix et basculé vers la droite. Netanyahou est arrivé au pouvoir et a joué sur ces émotions pour manipuler l’opinion publique, faire monter la haine envers les musulman·es, et même entre les différent·es juif·ves en fonction de leurs origines. Il a un discours nationaliste qui juge la loyauté du peuple au discours nationaliste ; même des commandos israéliens se sont fait accuser d’être des traitres. Depuis qu’il est au pouvoir, il ne fait qu’accentuer la haine et il l’utilise pour y rester. Il a rendu le débat démocratique très difficile. On parle de deux luttes parallèles : Netanyahou utilise la situation en Israël pour maintenir son pouvoir, et en Palestine, le parti laïc Fatah de Mahmoud Abbas vient de reporter les élections parce que le Hamas aurait clairement gagné. Les gens souffrent des deux côtés à cause de leurs jeux, parce qu’ils jouent avec des vies. 

« Israël ne sera jamais en sécurité tant que la Palestine ne sera pas libre et démocratique. Et la Palestine ne sera jamais libre et démocratique tant qu’Israël ne sera pas safe. »

Faut qu’on considère les gens comme des humains avant de les mettre dans des catégories. Je pense que des deux côtés, les peuples ont projeté les craintes qu’ils ont accumulées à cause de leurs histoires respectives. D’un côté, Israël voit la Palestine comme une menace qui veut les exterminer comme l’ont fait les nazis, donc il faut se battre car personne ne le fera pour nous. Et de l’autre, la Palestine revit son passé de colonialisme et d’impérialisme dont elle a toujours été victime à travers l’histoire. Mais les deux peuples oublient qu’en réalité, ils ont énormément en commun et sont tous les deux victimes. Israël ne sera jamais en sécurité tant que la Palestine ne sera pas libre et démocratique. Et la Palestine ne sera jamais libre et démocratique tant qu’Israël ne sera pas safe. 

Pour les gens qui ne vivent pas le conflit, c’est facile de sauter sur des conclusions. Mais c’est important de s’instruire et de comprendre la complexité de la situation avant de crier. Je crois au pouvoir du dialogue, en notre capacité de discuter et se comprendre. 

Aussi, en tant qu’Européen·ne, c’est important de se rappeler qu’il ne faut pas prendre notre démocratie pour acquis. Il faut continuer de travailler pour plus d’inclusion et de diversité, sinon, on risque de la perdre. On a tendance à oublier à quel point elle est précieuse. »

*Nom d’emprunt. Son vrai nom est connu de la rédaction. 

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