Qu’est-ce que ça fait de triper sous DMT ?

Voici tout ce que vous devez savoir sur cette drogue hallucinogène, aussi appelée « molécule de l’esprit ». Ses effets secondaires impliquent la rencontre avec des extraterrestres et une connexion profonde à l’univers.

Lorsque Jonathan Bell a essayé la DMT pour la première fois, il avait 34 ans. Les drogues psychédéliques ne lui étaient pas étrangères : il avait déjà pris de l’acide et des champis à des dizaines d’occasions. Malgré son passif, il se souvient avoir été stupéfait de l’intensité de ce premier trip sous DMT.

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« C’est une sorte de saut à l’élastique dans un tout nouveau monde, et ça peut être hyper désorientant », déclare Jonathan, maintenant âgé de 44 ans et résidant à Denver. Depuis ce premier trip, il estime avoir pris de la DMT des centaines de fois.

Tandis qu’il réfléchit à comment qualifier l’effet d’une prise de DMT, il fait un bruit de petit moteur avec ses lèvres. « C’est une expérience visuelle et sensuelle complètement immersive », dit-il finalement. « En l’espace d’une inhalation, vous passez d’un état de conscience banal à quelque chose de totalement différent. »

Décrire ce que « fait » une drogue peut être très difficile. Mais selon ses consommateurs, la profondeur et la variété des trips à la DMT rendent l’effet de cette substance particulièrement difficile à mettre en mots. Le biochimiste Alexander Shulgin, aujourd’hui décédé, a été l’un des premiers à considérer les drogues d’un point de vue thérapeutique. Dans un livre écrit en 1997 avec sa femme et collaboratrice, Ann Shulgin, il décrit l’une de ses expériences personnelles avec la N,N-Diméthyltryptamine par inhalation, ou DMT.  

« J’étais en train de me dissoudre — tout ce qui m’était familier, tous mes points de repère, toute identité — tout ça s’est brutalement brisé en quelques secondes », écrit-il. « Je ne pouvais même pas faire le deuil de cette perte — il n’y avait plus personne pour le faire. Plus haut, plus haut, dehors, dehors, les yeux fermés, je suis à la vitesse de la lumière, en expansion, en expansion, en expansion, de plus en plus vite jusqu’à ce que je devienne si grand que je n’existe plus. »

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Le récit de Shulgin aborde plusieurs effets caractéristiques d’une prise de DMT, y compris la rapidité de la montée et le sentiment écrasant d’évaporation de soi et de dissolution d’identité dans quelque chose de plus grand et de plus intimement lié au tissu de l’univers.

Si la DMT est moins connue que d’autres hallucinogènes, certains la considèrent comme l’uber-psychédélique, l’alpha et l’oméga de l’arsenal de substances psychotropes de tout véritable psychonaute. On la qualifie souvent d’« enthéogène », c’est-à-dire une substance qui peut faciliter les expériences divines ou spirituelles. C’est le principal psychédélique présent dans les infusions d’Ayahuasca (en quantité considérablement diluée). Certains y font même référence sous le nom de « molécule divine ».

« On décrit parfois cette expérience comme le fait d’être littéralement projeté dans le DMT space », déclare Roland Griffiths, professeur de psychiatrie et de neuroscience à l’université Johns Hopkins. Griffiths est le fondateur du Center for Psychedelic and Consciousness Research de son université et a publié de nombreuses recherches sur la DMT. Selon lui, cette drogue produit « un profond changement dans l’expérience consciente ». Ces déclarations pourraient passer pour des hyperboles hippies, mais ce serait faire fi du fait que Griffiths est l’un des plus grands experts de l’usage des psychédéliques en tant que médicaments. Ses recherches neurologiques sur la DMT suggèrent qu’elle pourrait apporter de réels avantages psychologiques chez les personnes souffrant de troubles tels que la dépression et l’anxiété. Un point de vue que certains résultats d’essais cliniques ont récemment corroboré.

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Sans oublier que l’on a découvert que la DMT était naturellement présente dans le cerveau humain. Personne ne peut affirmer avec certitude son rôle, mais certains chercheurs ont émis l’hypothèse qu’elle pourrait être à l’origine de certains des phénomènes les plus inexplicables de la neuroscience, y compris certains aspects des expériences de mort imminente (EMI). 

Qu’est-ce que tout ça signifie pour vous, simple curieux ou consommateur potentiel de DMT ? Voici ce que nous savons avec certitude sur ce psychédélique relativement mystérieux, mais à l’intensité indéniable.

Qu’est-ce que la DMT ?

La diméthyltryptamine (N,N-Diméthyltryptamine) ou DMT est un composé organique que l’on trouve dans de nombreuses plantes et, en moindre quantité, dans le système nerveux des humains et d’autres mammifères. Sur le plan chimique, la DMT est liée à la sérotonine, à la mélatonine et à d’autres neurotransmetteurs qui affectent des éléments fondamentaux de l’expérience humaine, notamment l’humeur et la mémoire.

Comme le LSD, le peyotl, la psilocybine et la mescaline, la DMT est considérée comme un « psychédélique classique », ce qui signifie que les êtres humains ont depuis longtemps fait l’expérience de ses propriétés psychotropes — depuis au moins plusieurs siècles, selon Griffiths. « Tous les psychédéliques classiques ont des effets, des montées et des durées d’action différentes », a-t-il expliqué. « Mais tous partagent un site d’action principal, qui est le récepteur 2A de la sérotonine ».

La DMT, comme ces autres psychédéliques classiques, est un agoniste des récepteurs de la sérotonine 2A. En bref, elle se lie à ces récepteurs et induit des modifications neurochimiques qui altèrent les perceptions sensorielles, les processus cognitifs et d’autres fonctions cérébrales liées à la conscience. La DMT interagit également avec une série d’autres récepteurs et voies. Des recherches menées dans la revue Nature Scientific Reports ont montré que la DMT ne modifie pas seulement la chimie du cerveau, mais aussi son activité électrique, ce qui impacte la tournure que vont prendre les expériences psychédéliques pour chacun. En d’autres termes, le trip d’un consommateur semble directement lié à ces changements cérébraux, et dépend d’une personne à l’autre.

Comment fabriquer, acheter et prendre de la DMT ?

La DMT synthétique peut être fabriquée en laboratoire, mais les usagers la trouvent principalement sous la forme d’un sel blanc poudreux extrait de l’écorce d’arbres tropicaux ou d’autres sources végétales. Comme pour les autres drogues, le dosage peut varier en fonction de l’utilisateur et de la technique d’extraction, mais un dosage plus faible produit toujours des effets plus soft. La plupart des recherches et des publications sur la DMT se sont attachées à examiner des dosages dits « révolutionnaires », c’est-à-dire ceux suffisamment puissants pour déclencher une expérience psychédélique complètement immersive.

En ce qui concerne le moyen de se procurer de la DMT, Griffiths explique que certains utilisateurs la produisent eux-mêmes : ils extraient la molécule de boutures de plantes achetées en ligne en suivant les instructions de tutos trouvés sur le net. Jonathan Bell nous a raconté qu’il se procurait généralement des vapoteuses préchargées, qui coûtent environ 100 euros et garantissent au moins 10 à 15 trips. Certains utilisateurs paient également des « guides » pour les accompagner tout au long de l’expérience. « D’après ce que j’en ai compris, les gens paient entre 200 et 500 euros pour que quelqu’un leur fournisse la drogue et leur administre la dose. Ils paient donc pour une drogue, une expérience et une commodité », déclare Alan Davis, chercheur en psychédéliques et professeur adjoint à l’Université d’État de l’Ohio.

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Dans les infusions d’Ayahuasca, Griffiths explique que la poudre de DMT est mélangée ou coupée avec d’autres composés végétaux qui ralentissent et adoucissent ses effets. Sous cette forme, la drogue met un peu plus de temps à agir — de quelques minutes à une heure ou plus — et le trip qui s’ensuit peut durer plusieurs heures.

La DMT pure, quant à elle, est généralement fumée ou vapotée. « Parfois, on la mélange avec un peu de weed pour la fumer ensuite », déclare Griffiths. « D’autres fois, elle est chauffée à température élevée dans une vapoteuse  ». (Moins fréquemment, la DMT est injectée par voie intraveineuse.) Les effets de la drogue sont presque instantanés — ils débarquent en quelques secondes, et après une inhalation profonde. Comparé à de nombreux autres psychédéliques, le trip à la DMT est court ; il ne dure pas plus de 20 à 30 minutes.

Qu’est-ce que ça fait de prendre de la DMT ?

Question délicate. « Une grande partie de l’expérience est indescriptible parce qu’elle semble accéder à des parties de mon cerveau que le langage humain ne peut décrire », explique Amy Shula, 40 ans, gestionnaire de programme de recherche clinique basée à Denver.

Amy dit avoir fumé ou inhalé de la DMT une vingtaine de fois environ. Comme Jonathan, elle explique que chaque expérience avec la DMT est unique et donc impossible à généraliser, mais elle se souvient encore de son premier trip.

« Il y avait plusieurs niveaux », raconte-t-elle. « Après le premier hit, mon corps s’est profondément détendu et les couleurs sont devenues très vives ». La deuxième inhalation a ajouté de nouvelles couches à l’expérience. « Je me sentais en apesanteur, comme si j’étais dans l’eau mais que quelqu’un ou quelque chose me tenait. Et puis ça a été comme si je regardais une matrice géométrique — une sorte de matrice transparente qui englobait chaque chose. »

Amy essaie généralement d’inspirer trois ou quatre inhalations, mais la puissance du trip l’empêche souvent d’y arriver. À un certain moment, le monde qui l’entoure disparaît. « J’entre dans une sorte d’hyperespace, pas comme un tunnel, mais plutôt comme si je me déplaçais dans l’espace à la vitesse de la lumière et que je voyais des couleurs et des formes que je n’avais jamais vues auparavant », raconte-t-elle. « Il y a un sentiment d’unité avec tout ce qui m’entoure, comme si j’étais moi-même l’univers en train de se vivre. »

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D’autres utilisateurs décrivent des sensations similaires. « J’étais mort, ou du moins, mon âme avait quitté mon corps et était arrivée dans ce qui ne peut être décrit que comme un royaume divin », déclare Tim Leonard, 39 ans, entrepreneur de la région de Détroit. « J’ai vu un crâne humain translucide avec un cerveau actif émettant des couleurs vives et de l’énergie. Le cerveau était relié au cœur, qui était également très coloré. »

« Le message, dit-il, était que naître humain est un grand cadeau. C’est un miracle d’exister et d’être conscient de notre propre existence. » 

Lorsqu’il s’agit de trips associés à des doses plus élevées de DMT, certaines expériences d’utilisateurs sont — presque étrangement — semblables. Elles comprennent souvent une caractéristique commune parfois appelée « la rencontre ».

« Il n’est pas rare que les gens vivent des expériences dans lesquelles ils rencontrent une sorte d’entité autonome sensible », déclare Griffiths.

Amy rapporte un trip au cours duquel elle aurait vu une « divinité » qui ressemblait à un masque aztèque. « Je me sentais en sécurité et retenue par elle, et elle me faisait comprendre qu’elle était sur le point de m’entraîner dans un grand voyage », a-t-elle déclaré.

Les spécificités de ces rencontres varient d’un utilisateur à l’autre, et tout le monde n’en fait pas l’expérience. Mais ce genre de rencontres est si courant chez les utilisateurs de DMT que Griffiths a publié des recherches sur leurs caractéristiques. Ses enquêtes auprès des utilisateurs ont révélé que la rencontre avec l’entité tend à être principalement visuelle et télépathique. Les descriptions les plus courantes de l’entité sont celles d’un « être », d’un « guide », d’un « esprit » ou d’un « extraterrestre », mais elle peut prendre à peu près n’importe quelle forme, y compris certaines qui sont absurdes ou effrayantes. (Terrance McKenna, ethnobotaniste et chercheur réputé en matière de psychédélisme, a décrit les entités qu’il a lui-même rencontrées comme des « elfes-machines »).

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« Il y a généralement une sorte de communication avec cette entité, et c’est souvent une expérience extrêmement fascinante », continue Griffiths. « Certains disent qu’elle a modifié leur conception fondamentale de la réalité. » Étrangement, il ajoute que les descriptions de ces rencontres virent souvent au bizarre ou à l’effrayant. « Et pourtant, les émotions primaires ressenties sont l’amour, la bonté et la joie, et les traits que l’utilisateur attribue à l’entité sont des choses comme la conscience, la bienveillance et un caractère sacré », a-t-il ajouté.

Tout cela correspond parfaitement à l’expérience de Tim, qui a à maintes reprises utilisé des mots comme « amour » et « beauté » pour décrire son trip. « Ma perception de la vie s’en est trouvée changée. L’amour, la gratitude et l’intelligence semblent être à la racine de notre créateur et de toute création ».

Même lorsque les effets hallucinatoires de la DMT se sont totalement estompés, les gens ont encore tendance à croire que la rencontre qu’ils ont faite était réelle. Beaucoup disent qu’ils se sont sentis plus vivants et conscients que d’habitude, et la plupart d’entre eux — Tim y compris — continuent de croire que l’entité avec laquelle ils ont communiqué existe toujours… quelque part. « Ils ne considèrent pas cette expérience comme un rêve ou un délire fantaisiste », ajoute Griffiths.

Il mentionne Rick Strassman, professeur agrégé de psychiatrie à l’Université du Nouveau-Mexique et chercheur réputé sur la DMT. Dans son célèbre livre DMT : The Spirit Molecule, Strassman envisage sobrement l’idée que des univers parallèles puissent exister, et que la DMT permettrait en quelque sorte d’y accéder. Selon Griffiths, c’est une proposition assez radicale de la part d’un médecin scientifique. « Mais lors de son étude, il y a eu tellement de participants qui en ont fait l’expérience qu’il ne pouvait tout simplement pas rejeter cette idée. »

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Au final, la DMT engendrerait la plupart du temps un sentiment d’unité ou de connexion avec d’autres éléments, voire avec l’univers dans son intégralité.

Il est intéressant de noter que de nombreux utilisateurs d’Ayahuasca rapportent ce même genre d’expérience, bien que souvent sous des formes plus abstraites ou symboliques, un peu comme une version « light » du trip sous DMT. Les expériences des utilisateurs de 5-MeO-DMT pourraient être décrites comme encore plus puissantes ou profondes.

« La DMT est généralement appelée la molécule de l’esprit, tandis que le 5-MeO est décrit comme la molécule de Dieu », déclare Davis, le professeur de l’Ohio State. « Avec le 5-MeO, les gens rapportent une dissolution complète de l’ego et une unification complète avec Dieu, l’univers et tout ce qui a jamais existé. C’est une transformation plus intense et plus spectaculaire ».

Peut-on utiliser de la DMT à des fins médicales ?

En ce moment, tout le monde parle des psychédéliques comme des game-changers dans le traitement de la dépendance, de la dépression, de l’anxiété, des traumatismes et d’autres problèmes liés à la santé mentale. La DMT, même en dehors d’une cure d’Ayahuasca, occupe une place de plus en plus importante dans ces discussions.

« Une majeure partie des syndromes dépressifs ou anxieux se rattachent au sentiment de déconnexion, de solitude ou d’isolement. En gros, vous ne trouvez pas votre place dans le monde », explique Davis. « L’une des caractéristiques principales [de la DMT] est cette connexion complète à l’univers et la dissolution de toutes ces pensées négatives ».

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Griffiths a contribué à plusieurs études sur l’action thérapeutique des psychédéliques, principalement la psilocybine. Il a déclaré que la montée rapide de la DMT et la durée relativement courte du trip en font un candidat intéressant d’un point de vue logistique : Un trip sous champis peut parfois durer huit heures voire davantage, tandis que quelqu’un peut faire l’expérience de la DMT en l’espace d’une heure ou d’une session de thérapie de 90 minutes. Il a également déclaré que, comme d’autres psychédéliques, la DMT semble induire un type de neuroplasticité accrue et des changements neuronaux qui sous-tendraient en partie les avantages de ces drogues.

Cependant, il émet des réserves. « Les gens reviennent à des états de conscience normaux en 30 minutes, et l’expérience de retour à la réalité est discontinue. [Avec la DMT], il pourrait être plus difficile de donner un sens à ces expériences et de les intégrer dans des modes de pensée et de comportements normaux, afin que cela soit utile. »

Griffiths a établi qu’à l’instar des autres psychédéliques, la DMT ne serait pas toxique pour le corps ou le cerveau. Cependant, elle n’est pas sans risque. « D’une part, toutes ces drogues sont illégales », annonce-t-il.

« L’autre souci est que ce type d’expériences peut être déstabilisant pour certains individus. Dans nos recherches, nous n’administrons pas de psilocybine aux personnes ayant des antécédents familiaux de maladie psychotique comme la schizophrénie, car il est possible que cela les fasse basculer dans un trouble psychotique chronique. » Il s’agit plus d’une précaution que d’un risque avéré — les scientifiques qui ont cherché à savoir si les psychédéliques pouvaient déclencher de graves problèmes de santé mentale n’ont pas découvert de preuves de risques élevés.

En ce qui concerne la prise de 5-MeO-DMT en dehors du cadre clinique, Davis prévient qu’avec une drogue aussi puissante, les personnes qui en prennent sans être surveillées peuvent facilement se retrouver en danger de mort. « Vous pourriez tomber de façon à ce que vos voies respiratoires se trouvent comprimées, ce qui mènerait à la suffocation ».

Pourquoi et comment le corps humain produit-il naturellement de la DMT ?

La chose la plus intrigante à propos de la DMT — et aussi la plus obscure — est sa présence dans le corps humain. À ce jour, personne ne sait ce qu’elle fait là.

« Certaines personnes ont émis des pistes intéressantes, mais il n’y a pas assez de preuves pour les qualifier de théories ou même d’hypothèses », explique Davis. L’une de ces pistes est le fait que la DMT pourrait jouer un rôle dans les rêves ou les expériences spirituelles, mais la raison pour laquelle notre cerveau est équipé d’une telle substance chimique n’est pas claire.

« L’une des idées les plus intéressantes est que la DMT pourrait être liée d’une manière ou d’une autre au processus de mort. En gros, cette molécule pourrait être libérée dans la glande pinéale au moment du décès », poursuit Davis. Mais là encore, il ne s’agit que d’une supposition.

Davis souligne également que certaines caractéristiques communes des expériences de mort imminente — quitter son corps et se connecter avec une sorte de puissance supérieure bienveillante — semblent partager des attributs avec les trips sous DMT. Certains chercheurs ont même émis l’hypothèse que la DMT présente dans notre cerveau et les expériences de mort imminente qu’elle déclenche pourraient en fait servir à simuler un décès. Une stratégie de survie comme vestige d’une époque où les êtres humains étaient souvent attaqués par des animaux sauvages.

« D’autres affirment qu’il ne s’agit pas du tout d’hallucinations, mais de l’ouverture de dimensions réelles de contact auxquelles nous ne pouvons normalement pas accéder », ajoute Davis. 

Bien que la DMT nous laisse encore avec énormément de questions sans réponse, on ne peut pas nier qu’elle semble offrir aux gens une expérience d’une profondeur extrême. « Je pense que la DMT nous aide à puiser dans quelque chose à laquelle nous n’avons généralement pas accès avec nos cerveaux humains, agissant comme une passerelle vers une vérité plus grande », conclut Amy, la responsable du programme de recherche clinique de Denver.

« Ça m’a changé à 100 % », ajoute-t-elle. « J’ai l’impression que la DMT m’a montré ce qu’est la vie, qu’il n’y a ni temps, espace ou finitude, et que tout est interconnecté. »

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DMT, ayahuasca, hallucinations

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