Quatre hommes ont violé un varan avant de le tuer pour le manger

« Je n’avais jamais vu un crime pareil. »

Des responsables forestiers indiens mènent actuellement une enquête sur quatre hommes qui ont violé, tué, cuisiné et mangé un varan dans l’une des réserves forestières les plus protégées du pays. Il s’agissait du seul varan du parc

L’incident a eu lieu le 29 mars dans la réserve de tigres de Sahyadri, située dans l’État du Maharashtra, dans l’ouest de l’Inde. Les caméra-pièges de la forêt, destinées à suivre les félins, ont permis de surprendre les accusés qui pénétraient dans le Parc national de Chandoli, en plein milieu de la réserve.

Les hommes ont finalement été arrêtés par les gardes forestiers entre le 1er et le 5 avril. Sur leurs téléphones portables se trouvaient des photos et vidéos les montrant en train de violer collectivement un varan, puis de le tuer et de le manger.

« Je n’ai jamais vu un crime pareil », a déclaré Vishal Mali, agent divisionnaire forestier, à VICE. « Les hommes sont âgés de 20 à 30 ans et semblent l’avoir uniquement fait pour le plaisir. Aucune intention religieuse ou un quelconque lien avec la magie noire ».

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Les hommes ont été identifiés comme étant Sandeep Pawar, Mangesh Kamtekar, Akshay Kamtekar et Ramesh Ghag, tous des locaux. Ils sont accusés en vertu de la loi indienne de 1972 sur la protection de la vie sauvage. La semaine dernière, une libération sous caution leur a été attribuée par un tribunal local. 

DES GARDES FORESTIERS DE LA RÉSERVE DE TIGRES DE SAHYADRI AU MAHARASTRA SE TIENNENT AUX CÔTÉS DES ACCUSÉS (EN JAUNE, ROUGE, BLEU ET À L’EXTRÊME DROITE), QUI ONT VISIBLEMENT EU DES RAPPORTS SEXUELS AVEC UN VARAN INDIEN. PHOTO : VISHAL MALI

Les varans indiens sont en voie de disparition et constituent une espèce protégée par la loi. Les contrevenants encourent une peine de sept ans de prison. Entre 2010 et 2020, 82 cas d’abus sexuels contre des animaux ont été enregistrés en Inde, selon un rapport émanant des groupes de défense de la faune sauvage. Ce chiffre est à rapporter à un total de 500 000 cas de crimes liés aux animaux, qui incluent les cas de torture et de meurtre.

« Non seulement c’est cruel, mais il y a un risque de maladies zoonotiques dans ce genre de cas. On craint qu’à cause de ces actes, les hommes soient maintenant porteurs de MST et d’autres infections » - Vishal Mali

Parmi les cas les plus récents d’abus sexuels à l’encontre d’animaux, citons par exemple un homme qui a violé et tué une chèvre enceinte dans le sud de l’Inde, et un sexagénaire qui a violé une chienne errante.

Bien que les suspects aient été remis en liberté sous caution, Vishal nous a indiqué que les photos et vidéos de l’incident avaient été envoyées à un laboratoire médico-légal afin de constituer des preuves pour l’affaire. Les responsables forestiers cherchent également à obtenir des conseils juridiques pour inculper les accusés en vertu d’une loi qui criminalise les relations sexuelles non naturelles entre humains et animaux. « Non seulement c’est cruel, mais il y a un risque de maladies zoonotiques dans ce genre de cas. On craint qu’à cause de ces actes, les hommes soient maintenant porteurs de MST et d’autres infections », a confié Vishal.

La réserve de tigres de Sahyadri, qui s’étend sur plus de 1 166 kilomètres carrés (116 600 hectares), est régie par le gouvernement indien et comprend trois parcs nationaux. Le Parc national de Chandoli s’étend sur plus de 300 kilomètres carrés (30 000 hectares) et abrite une faune variée allant des tigres et des panthères aux reptiles tels que les varans et les geckos. Il n’existe pas de recensement officiel des animaux dans le parc, mais selon Vishal, il compte 30 animaux au mètre carré.

Si la population de varans indiens est aujourd’hui en déclin, c’est principalement à cause du braconnage. En Asie du Sud et du Sud-Est, en Australie et en Afrique, la consommation de viande de varan est chose courante. Et chasser des reptiles pour leur viande reste répandu dans le pays, même si illégal. En 2016, un responsable forestier indien a même été arrêté après avoir servi de la viande de varan lors d’une soirée. Ces imposants reptiles sont également chassés pour fabriquer des médicaments traditionnels.

D’après Vishal, la surveillance manuelle de plus de 1 000 kilomètres carrés de zone de réserve est un défi pour les gardes forestiers. Heureusement, le déploiement d’une nouvelle force de protection spéciale est prévu. « Nous aurons une équipe de 100 personnes qui surveilleront les lieux de manière plus efficace », a affirmé le garde.

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