Le 1er mai à Bruxelles en images

Si la pandémie a servi à quelque chose, c’est bien de mettre à nu les inégalités et renforcer les envies de mettre à mal les logiques capitalistes, patriarcales ou racistes qui régissent notre société.

03 May 2021, 1:41pm

Ce samedi 1er mai, c’était la Journée des travailleur·ses ; une journée importante du mouvement ouvrier qui puise son origine dans une grève impulsée par les anarchistes à Chicago en 1886. Largement célébrée par la gauche (et tou·tes celleux qui aiment avoir congé), c’était jusqu’ici plus ou moins les mêmes revendications liées aux conditions de travail qui revenaient chaque année. Sauf que comme plus rien n’est vraiment pareil, ce premier mai était placé sous le signe des avancées révolutionnaires plus encore que les précédents.

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Plusieurs rassemblements se sont organisés dans Bruxelles (mais aussi notamment à Liège où des cinémas et bars ont ouvert malgré les mesures sanitaires), dont celui de L’Alliance du 1er Mai Révolutionnaire sur la Place du Jeu de Balle, entre autres constituée du collectif de colleur·ses féministes La Fronde et Pxtes fieres. Le rassemblement, rythmé par les prises de parole féministes, anticapitalistes et antiracistes, était autorisé de 12h à 15h et s’est déroulé sans encombre, même si les organisateur·ices précisent que « [Les] demandes  [d’autorisation], tout comme notre décision de respecter strictement les règles sanitaires, n’ont pas été faites par respect de la loi ou des règlements, mais pour pouvoir proposer aux militant-es, bruxellois-es une activité qui n’expose ni à l’arrestation, ni à la contamination. » Dans le contexte actuel, vaut mieux prévenir que guérir

D’autres rassemblements ont également eu lieu, notamment Place Jean Jacobs pour un appel à une régularisation massive des sans-papiers, ou encore devant le Théâtre de la Monnaie, où Bezet La Monnaie Occupée clôturait  un mois d’occupation de l’espace durant lequel la parole a été donnée à l’horeca, au monde de la nuit et de la santé, aux sans-papiers, aux étudiant·es, travailleur·ses du sexe, victimes de violences policières, entre autres.

Ce samedi, les collectifs et revendications se sont fait entendre à l’unisson, car si la pandémie a servi à quelque chose, c’est bien de mettre à nu les inégalités et renforcer les envies de mettre à mal les logiques capitalistes, patriarcales ou racistes qui régissent notre société.

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