Mon père a attaqué des flics lors de l’assaut du Capitole. Je l’ai balancé au FBI

Et ma famille, comme d'autres aux États-Unis, se déchire depuis.

Jan 14 2022, 9:01am

Le 5 janvier 2021, Guy Reffitt, membre de la branche texane de la milice des Three Percenters, a embarqué son fusil AR-15 et un pistolet Smith & Wesson. Après être monté dans la voiture de sa femme, il s’est mis en route pour parcourir les 2 100 kilomètres qui séparent Wylie, ville du Texas, de la capitale Washington.

Le lendemain, armé du même pistolet, il a participé au rassemblement « Stop the Steal » (« Arrêtez le vol ») devant la Maison-Blanche, puis s’est dirigé, avec la foule, vers le Capitole, où il aurait foncé sur des agents de police avec une force telle qu’ils ont dû user de tirs de projectiles et de gaz poivré pour le repousser.

Reffitt, qui portait un gilet pare-balles partiellement recouvert d’une veste bleue et un casque de moto noir, a été filmé sur un escalier de la façade ouest du Capitole. On peut le voir avec une main en l’air tandis qu’un agent de police lui asperge le visage avec sa bombe. Quelques instants plus tard, épuisé par la bataille, on peut le voir en train de se nettoyer les yeux à l’aide d’une bouteille d’eau.

De retour à son domicile texan, il aurait selon les procureurs menacé son fils Jackson, 18 ans, et sa fille Peyton, 16 ans, si ces derniers parlaient de ce qu’il avait fait à n’importe qui : « Si vous me dénoncez, vous êtes des traîtres, et vous savez ce qui arrive aux traîtres… Les traîtres sont fusillés ».

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Ce que Guy ne savait pas, c’est que son fils avait déjà prévenu les autorités.

Guy Reffitt en tenue de combat pendant l’émeute du Capitole le 6 janvier 2021. (Photos : département de la Justice des États-Unis)

Le 16 janvier, des agents fédéraux ont débarqué chez Reffitt et l’ont placé en détention provisoire. Il s’apprête désormais à devenir le premier émeutier du Capitole à comparaître devant la justice, le mois prochain. Il est accusé d’avoir attaqué un officier de police du Capitole, amené une arme dans la zone du Capitole, et entravé le processus de certification de la victoire du président Joe Biden. Il est aussi inculpé de menaces à l’encontre de ses propres enfants.

Jackson avait prévenu le FBI en décembre alors qu’il s’inquiétait de la rhétorique de plus en plus radicale utilisée par son père qui affirmait notamment s’apprêter « à faire quelque chose de gros ».

« J’étais complètement parano pendant un temps parce que mon père allait constamment à des manifestations et amenait toujours ses armes. Il participait toujours à des trucs auxquels il n’aurait pas dû », a confié Jackson à VICE News. « Et ça aurait probablement empiré jusqu’à ce que quelqu’un entre chez nous par effraction, qu’il tue quelqu’un ou que quelqu’un le tue ».

Jackson a découvert que son père était au Capitole quand Reffitt s’est mis à envoyer des photos de l’insurrection dans le groupe de conversation familial. Alors que l’émeute se déroulait encore à la télévision, Jackson a reçu un appel du FBI lui demandant si son père était au Capitole. Jackson a confirmé l’information.

« On est un peu brisés »

Les procureurs fédéraux se sont largement appuyés sur des informateurs pour identifier les centaines d’émeutiers du Capitole inculpés de participation à l’insurrection du 6 janvier, un point clé de la plus grande enquête criminelle de l’histoire des États-Unis. Dans de nombreux cas, les personnes qui ont dénoncé les émeutiers sont leurs propres proches. Résultat, familles et communautés ont été mises à rude épreuve.

Alors que Guy Reffitt s’apprête à comparaître en justice, et à potentiellement passer plusieurs décennies en prison, le poids de la dénonciation s’est mis à peser lourd sur les épaules de ses enfants et de sa femme, Nicole. Jackson a quitté le foyer familial et a rompu presque tout contact avec ses membres. Peyton et Sarah, 24 ans, se sont retrouvées à devoir défendre à la fois leur père et leur frère tandis que leurs déboires familiaux s’étalaient dans les médias. En parallèle, de nombreuses plateformes ont cherché à détourner le récit pour l’adapter à leur discours.

Peyton, Sarah et Nicole Reffitt portant des t-shirts #FreeGuyreffitt. (Photo avec l'aimable autorisation de Nicole Reffitt)

Pour Jackson, la situation est plus simple : il estime que son père a fait quelque chose de mal et qu’il a fait le bon choix en le dénonçant. « Je pense que les preuves réunies contre lui sont sidérantes, et je pense honnêtement qu’il devrait accepter une sorte de négociation de peine parce que ça épargnerait des mois de problèmes à ma famille ».

Le seul moment où Jackson a douté de sa décision ces douze derniers mois a été lorsqu’il a lu une lettre écrite en détention par son père, publiée par ProPublica. Dans la lettre, Reffitt explique avoir noué des liens avec d’autres émeutiers et affirme que s’ils avaient voulu renverser le gouvernement, ils auraient réussi.

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Jackson explique à VICE News que lire cette lettre l’a alarmé : il pense maintenant que son père se radicalise peut-être d’autant plus en prison. « C’est dégueulasse. On dirait un truc écrit par un psychopathe. Honnêtement, ma culpabilité n’a fait qu’augmenter. J’ai l’impression que ma décision l’a poussé dans une direction encore plus extrême. Je l’ai rendu plus enthousiaste à propos de ce qu’il a fait ».

La situation a aussi engendré des conflits de loyauté chez Nicole, Sarah et Peyton, qui se battent pour garder leur famille unie.

Nicole soutient pleinement la décision de son mari de s’être rendu au Capitole le 6 janvier et estime qu’il fait aujourd’hui figure de prisonnier politique. Elle affirme que Guy portait ses armes sur lui simplement parce qu’il se déplace toujours avec elles. Mais elle dit également aimer son fils et ne le met pas en cause pour ce qu’il a fait.

Sarah et Peyton ne soutiennent pas la décision de leur père d’être allé au Capitole. Mais elles ne pensent pas qu’il devrait passer plus de temps en prison. Elles estiment qu’il a déjà purgé sa peine et ne représente pas, comme un juge l’a affirmé l’année dernière, un danger pour la communauté. Elles veulent aussi que Jackson revienne dans le giron familial, même si elles considèrent que balancer Guy était une erreur.

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« On est un peu brisés en ce moment », a décrit Nicole à VICE News.

Une vieille photo de famille des Reffitt avec Sarah, Guy, Nicole, Peyton et Jackson. (Photo avec l'aimable autorisation de Nicole Reffitt)

La plupart du temps, Peyton, qui a désormais 17 ans, se dit simplement heureuse de s’en sortir. Mais dès qu’elle a un petit moment de réflexion, quelque chose lui rappelle toujours que son père est en prison et qu’elle n’est plus en contact avec son frère.

« J’ai l’impression de me vider de mon sang depuis un an », a-t-elle révélé à VICE News. « Chaque jour, j’ai l’impression qu’on me poignarde encore et encore. Ça finit par ressembler à une douleur chronique parce qu’à chaque fois que je ferme les yeux, je vois à quel point notre dynamique familiale a changé et nos problèmes sont devenus si imposants ».

Peyton, qui boucle sa dernière année de lycée, a dû changer d’établissement après les faits. Elle souffre aussi d’anxiété et a le sentiment d’avoir été piégée au beau milieu d’une guerre de mots entre ceux qui se trouvent à gauche et à droite de la fracture politique.

Peyton, Sarah, Jackson et leur mère se sont retrouvés au centre de l’attention médiatique dans les semaines qui ont suivi l’attaque du 6 janvier, quand il a été rendu public que Jackson avait appelé la ligne de signalement du FBI.

Il a été érigé en héros par la gauche, tandis que son père était acclamé par la droite.

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Peyton et Sarah se sont retrouvées au milieu, contraintes de défendre à la fois leur père et leur frère face à des attaques en ligne et des menaces de mort.

« L’aspect politique des réseaux sociaux fait qu’on entende des choses comme, ‘ton frère a sauvé la démocratie. C’est un héros’, ou, ‘ton père a sauvé la démocratie. C’est un héros’. En fait, les deux sont faux, et ça me donne juste envie de devenir membre du Congrès plus tard », a dit Peyton.

De la vantardise à la paranoïa

Les Reffitt sont loin d’être les seuls concernés par ce genre de dénonciations. L’épreuve traversée par cette famille montre comment la polarisation actuelle de la vie politique américaine a non seulement divisé le pays tout entier, mais aussi des foyers.

Quand il est rentré chez lui le 8 janvier, Reffitt a dit à sa famille qu’il s’était rendu à Washington pour « protéger le pays », qu’il s’était armé et qu’il avait « pris d’assaut le Capitole », selon des documents judiciaires.

Il a même reconnu avoir filmé une partie de l’événement sur sa GoPro attachée à son casque ce jour-là.

Nicole Reffitt et son mari Guy Reffitt avant son arrestation pour avoir participé à l'émeute du Capitole (Photo avec l'aimable autorisation de Nicole Reffitt)

Quelques jours plus tard, sa vantardise s’est transformée en paranoïa. Alors que le FBI commençait à ratisser la nation pour trouver des émeutiers du 6 janvier, Reffitt a dit à sa famille, selon les procureurs, qu’il devait tout effacer parce qu’il était désormais sous surveillance du FBI.

Puis, la paranoïa s’est rapidement portée sur d’autres membres de sa propre famille. Il a prévenu Jackson que s’il le balançait, Reffitt ferait « ce qu’il avait à faire », d’après les documents judiciaires. Quand il voyait Peyton sur son portable, il menaçait d’exploser l’appareil d’un coup de fusil, toujours selon les documents.

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Le 11 janvier, les menaces étaient devenues plus explicites et il menaçait d’abattre ses enfants, selon Jackson.

Cinq jours plus tard, le 16 janvier, Reffitt a été arrêté chez lui. Il est en détention depuis près d’un an et fait face à cinq motifs d’inculpation liés à ses actions du 6 janvier et des jours suivants.

Peu après l’arrestation de son père, Jackson a quitté le foyer familial, parce qu’il savait « qu’à un moment ou un autre, on m’aurait soit mis à la porte, soit exclu d’une certaine manière ».

Il a précisé à VICE News qu’il ne cherchait pas à « couper de ponts » et qu’il voulait donner à sa famille une chance de se retrouver une fois tout cela terminé.

Peyton et Sarah voient son choix de quitter le foyer différemment.

« Il n’a pas essayé de nous protéger d’une quelconque manière, même émotionnellement », reproche Sarah à VICE News, ajoutant que son frère a dit aux agents du FBI qu’il allait s’affirmer et s’occuper de sa famille. Ça n’est jamais arrivé.

Jackson a rejeté les affirmations de Sarah, soulignant qu’il avait « largement proposé [son] aide, mais ma mère refuse, comme si je lui offrais de l’argent sale ».

Lorsqu’il a quitté la maison, Jackson a tout de suite emménagé avec sa copine pour quelques semaines, jusqu’à ce que les menaces à son encontre deviennent si sérieuses que les autorités ont estimé que sa vie était en danger et lui ont conseillé de vivre dans un hôtel pour quelques semaines.

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Jackson n’a pas pris au sérieux la plupart des menaces, qu’il a qualifiées d’« hilarantes et complètement tarées ». Mais certaines d’entre elles, dont VICE News a pu voir les captures d’écran, montrent que ceux qui l’ont menacé se sont acharnés mois après mois, y compris alors que le premier anniversaire de l’émeute approchait.

Un exemple de menaces envoyées à Jackson Reffitt dans les mois qui ont suivi la dénonciation de son père au FBI. (Crédit : Jackson Reffitt)

Au bout d’un moment, Jackson a réussi à avoir son propre appartement, qu’il a pu se payer parce que des milliers de gens ont participé à une campagne de financement participatif qu’il avait lancée après avoir été interviewé par CNN.

À date, la campagne lui a permis de lever plus de 150 000 dollars. De l’argent qu’il utilise pour financer ses études en sciences politiques débutées dans une université publique du coin.

La famille de Jackson assure lui avoir demandé de l’aide financière à plusieurs reprises pour couvrir le coût du loyer ou des séances de thérapie, mais ces prières sont restées lettre morte. « En gros, il a juste dit que c’était un GoFundMe et pas un GoFundUs, et que ça devait être utilisé pour lui et les choses pour lesquelles il a dit qu’il allait l’utiliser », a expliqué Sarah.

Nicole, Sarah et Peyton ont mis en place leur propre campagne de crowdfunding, mais elles n’ont pas pu passer par GoFundMe parce que la célèbre plateforme interdit aux familles d’insurgés d’y lever des fonds. À la place, elles ont utilisé la plateforme dédiée aux chrétiens GiveSendGo, et ont levé un peu moins de 55 000 dollars.

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Après l’émeute, le FBI a déployé une chasse à l’homme historique et s’est appuyé sur des personnes comme Jackson Reffitt pour identifier des suspects. Certains insurgés ont été dénoncés par des membres de leur famille, d’autres par des collègues, des amis du lycée, d’anciens partenaires, des ex-femmes et, dans au moins un cas, par eux-mêmes.

Zachary Alam a été filmé en train d’utiliser un casque pour briser la vitre d’une porte donnant sur un couloir qui mène au bureau de la présidente de la Chambre des représentants – la même porte où Ashli Babbitt a ensuite été mortellement blessée par un tir de la police. Les proches d’Alam ont dit aux procureurs qu’ils ont regardé la vidéo 20 fois pour s’assurer qu’il s’agissait bien de lui avant d’appeler les autorités. Lors de son audition la plus récente, Alam a sans cesse interrompu le tribunal, ce qui a pu faire capoter d'éventuelles négociations de peine entre son équipe juridique et les procureurs.

Thomas Fee, lui, s’est dénoncé tout seul après que sa copine a publié sur son Facebook un selfie que Fee avait pris dans la rotonde du Capitole. Malheureusement pour Fee, le mari de la sœur de sa copine travaillait en tant qu’agent du service de sécurité diplomatique et a repéré la photo. Quand il a contacté Fee directement, Fee a envoyé la même photo à l’agent.

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Larry Rendall Brock, un vétéran de la US Air Force, a été dénoncé par la femme à laquelle il était marié pendant 18 ans, tandis que Riley June Williams, qui a été vue en train de diriger des insurgés vers le bureau de Nancy Pelosi et a été inculpée du vol de l’ordinateur portable de la présidente de la Chambre des représentants, a été dénoncée par un ancien partenaire amoureux.

Adam Johnson, qui a par la suite été appelé « Podium Guy » après avoir été filmé en train de porter le pupitre de la présidente de la Chambre, a aussi été dénoncé par quelqu’un qui le connaissait.

« Je l’ai reconnu parce que j’avais photographié des extrémistes de droite dans le sud-ouest de la Floride », a dit Allan Mestel, un photographe basé en Floride qui a dénoncé Johnson au FBI, à Vice NEWS. « C’était aussi le voisin de la meilleure amie de ma femme. Et aussi, sa femme, une docteure de Palmetto, était l’amie d’un autre de nos amis, également docteur. Donc j’étais sûr à 100 % que c’était lui ».

Comme de nombreuses personnes qui ont dénoncé des émeutiers du 6 janvier, Mestel a été la cible de harcèlement en ligne et de menaces de personnes qui le considèrent comme un traître à sa nation. Ses renseignements personnels ont fuité en ligne et il a reçu des messages abusifs en provenance de pays aussi lointains que le Danemark.

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Mestel, qui travaille sur l’extrême droite floridienne depuis quelques années, est habitué à ce genre de menaces. Mais un message en particulier l’a fait réagir.

« Il n’y a qu’un seul e-mail qui m’a vraiment dérangé. C’était un message qui me conseillait de faire attention quand j’ouvrais des colis et faisait expressément référence aux noms de mes deux enfants, qui avaient neuf et onze ans », a dit Mestel. « Celui-là m’a enragé et je l’ai montré à la police ».

En raison de la nature de leur situation, les Reffitt ont fait face à des menaces de toutes parts.

« On a eu de nombreuses menaces de mort par courrier, et recevoir des menaces par courrier, c’est différent : on réagit différemment quand quelqu’un prend la peine de l’écrire », a dit Sarah. « Quelqu’un a même colorié sur la photo d’un drapeau américain, dessiné dessus et écrit que [mon père] devait être pendu jusqu’à ce qu’il soit mort, mort, mort ».

Les menaces ont bouleversé toutes les personnes impliquées. Mais Jackson et Peyton pensent que le pire reste à venir.

Le mois prochain, Reffitt devrait être le premier émeutier du Capitole à comparaître en justice, avec une date provisoire fixée au 28 février. C’est là que Jackson devra faire face à son père – et le reste de sa famille – pour la première fois depuis son départ du foyer familial, lorsqu’il sera appelé à la barre pour fournir des preuves susceptibles d’envoyer son père en prison pour une longue période.

« Ça va être relou », a dit Jackson. « Il sera probablement là dans le tribunal, ce qui va être bien relou. Et rien que de le regarder, ça va être relou. Je me sens encore coupable, mais c’est ce qui arrivera dans le meilleur des cas ».

Peyton devra aussi fournir des preuves contre son père et confirmer son témoignage précédent selon lequel son père a menacé de l’abattre si elle le dénonçait. Mais contrairement à Jackson, qui y voyait une réelle menace, Peyton estime que son père ne faisait que « du cinéma », et pense qu’il a déjà assez purgé sa peine.

Les dégâts causés à la famille de Guy Reffitt par les décisions qu’il a prises le 6 janvier, et la dispute qui s’est ensuivie pendant l’année, semblent irréparables. Mais Nicole, Jackson, Sarah et Peyton ont tous dit à VICE News qu’ils pensent que leur famille surmontera ce qu’ils considèrent comme la pire année de leur vie. Ils assurent que, lorsque tout sera terminé, leur famille se réconciliera.

« Si on garde nos distances pour le moment, on pourra se retrouver une fois le procès bouclé », a estimé Jackson. « Il faudra juste qu’on tisse de nouveaux liens. Ça prendra juste du temps. Ma famille est plutôt badass en ce sens. On saura faire preuve de résilience ».

David Gilbert est sur Twitter.

Note de la rédaction : cet article a été amendé avec des citations de Jackson Reffitt.

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