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Les changements au Guide alimentaire canadien inquiètent l’industrie agroalimentaire

Moins de produits laitiers, moins de viande rouge, plus de légumineuses.
11.8.17

Santé Canada a récemment proposé certains changements à l'influent Guide alimentaire canadien, les premiers en dix ans. Dans sa révision, le gouvernement suggère entre autres aux Canadiens de réduire leur consommation de viande rouge, de produits laitiers et de gras saturés.

Ces changements ont été généralement bien reçus par les diététistes, mais ne font pas l'unanimité. En effet, les différentes associations de production laitière et bovine craignent que ces nouvelles recommandations fassent du tort à leur production et à leurs ventes.

Alors que le Guide recommandait auparavant jusqu'à quatre portions de produit laitier par jour (selon l'âge et le sexe du consommateur), les nouvelles recommandations suggèrent aux Canadiens de réduire leur apport en lipides saturés comme la crème, le fromage et le beurre. Il réitère aussi l'importance de favoriser l'eau comme boisson principale. Ces modifications inquiètent en particulier les producteurs laitiers, qui déplorent déjà une baisse des ventes.

Toutefois, Santé Canada continue de recommander la consommation de lait dans son Guide révisé. Il suggère même d'« éviter de restreindre, chez les jeunes enfants, la consommation de certains aliments nutritifs qui contiennent des matières grasses, comme le lait homogénéisé ».

Une autre recommandation de Santé Canada : privilégier les protéines d'origine végétale et diminuer la consommation de viandes rouges, dont le bœuf, et d'opter pour des coupes moins grasses. Bien qu'il ne soit nulle part question de les éliminer de sa diète, les producteurs bovins ont peur que les suggestions du Guide aient une forte influence (négative pour eux) sur les consommateurs.

Le Guide comprend aussi d'autres nouveautés. Notamment, il suggère aux Canadiens de planifier et de préparer plus souvent leurs repas et, dans la mesure du possible, de manger en groupe ou en famille afin de renforcer la commensalité – caractère des personnes qui mangent à la même table que d'autres. Partager des repas favoriserait, selon le Guide, des échanges qui donnent « l'occasion d'expérimenter des coutumes alimentaires différentes de celles de sa culture d'origine ». Billy Eff est sur internet ici et .