Comment se comporter avec vos potes barmen – selon vos potes barmen

« S'il vous plaît, ne mettez pas mon nom complet dans l'article parce que je suis sur le point de vous dire combien de tournées j'offre. »

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16 Novembre 2018, 12:27pm

Photo : Getty Images

On a tous un ou une pote qui bosse derrière le zinc. Qu’ils ou elles aient dédié leur vie et leur carrière à la mixologie, qu’ils ou elles aient un petit boulot d’appoint dans le rade du coin, on est toujours content de pouvoir compter sur leur présence tel un phare dans une nuit brumeuse.

Bar d’hôtel, bistrot de zicos ou PMU de quartier, on pourrait penser que, quand votre pote est au comptoir, c’est l’heure des shots gratuits et du traitement VIP. Loin s’en faut. Entre pourboire qui va bien et patience pendant les heures de pointe, on vous file quelques combines à garder en tête lorsque vous buvez dans l’établissement de vos copains/copines. Et ce sont eux qui le disent.

Des tournées gratuites, tu n’abuseras pas.

En fait, ça dépend. J’ai des potes que je vais arroser sans problème. Mais il y en a d’autres qui n’auront qu’une bière gratuite, parce qu’ils risquent de finir bien ronds si je leur donne plus. D’ailleurs, s’il vous plaît, évitez de mettre mon nom de famille – je m’apprête à vous révéler combien de verres j’offre à mes potes. Une fois, mon meilleur ami est venu et il a dû boire pour 400 balles de bonne picole. Un truc totalement absurde. Il est venu avec son mec, c’était mon premier jour derrière le bar, et je me suis dit : « Putain, je vais juste vider une ou deux bouteilles de bon whisky. » Mais je ne le fais pas à chaque fois. Si le client est un bon pote, sur 3 ou 4 verres, il y en aura un pour moi. Sur 2 quand c’est de très bons potes. Mais c’est vraiment subjectif. Ça dépend de la personne et de sa fréquence de passage. – Mark, Brooklyn, NY.

Ça varie. Je n’offre pas des milliers de verres à mes potes. Je garde plutôt ça pour d’autres personnes, genre les clients réguliers ou ceux qui vont bientôt le devenir. J’essaie d’offrir assez peu de verres pendant mon service. Je n’utilise ce joker que pour essayer de faire de certains nouveaux des habitués. – Allison, Denton, TX.

Je crois qu’un vrai pote ne devrait pas s’attendre à grand-chose quand il va dans le bar de son pote. Après, ça dépend de la personne et des largesses qu’autorise le bar. Celui dans lequel je bosse a une politique qui insiste très fortement sur le fait d’éviter les verres gratuits autant que possible. Quoi qu’il arrive. Donc j’essaie d’en offrir un max, mais en même temps, je n’ai pas envie de me faire virer. Je préfère éviter les problèmes. – Jan, Vernon, NJ.

Il faut faire comprendre aux gens que ça ne peut pas devenir une habitude. Si le mec vient 5 soirs par semaine et s’attend à boire à l’œil à chaque fois, ça ne va pas le faire. Un autre truc important : il y a une différence entre les habitués et les amis. Genre si un habitué vient chaque soir et que je sais qu’il claque 50 balles à chaque fois, je peux bien lui offrir un shot ou deux, je reste dans le positif. J’aime beaucoup mes potes, mais j’aime aussi payer mon loyer et garder mon boulot. Et puis je pense que mes amis, et les gens de façon générale, comprennent que l’alcool gratuit, ce n’est pas possible tous les jours. – Elizabeth, New York, NY.

De bons pourboires à tes potes, tu laisseras.

Actuellement, je bosse aussi dans un rade qui fait restaurant. Du coup, j’attends de mes potes qu’ils ne viennent pas se torcher la gueule et faire n’importe quoi. C’est pas aussi funky qu’un bar normal, si vous voyez ce que je veux dire. En ce qui concerne les pourboires, dans le bar où je bosse, on met tout dans un pot commun, donc j’invite mes potes à laisser une jolie somme parce qu’on va la partager entre tous. Quand ils laissent le pourboire, ils doivent penser à tout le monde, pas uniquement à moi. – Allison, Denton, TX.

Ça dépend beaucoup du type de bar dont on parle. Dans pas mal d’endroits où j’ai travaillé, on te dit que c’est toi qui gères, que c’est ton bar. Donc tu fais comme tu le sens. En général, quand j’ai des potes qui passent, je leur offre un petit verre par-ci, par-là. Mais le cas échéant, je compte sur eux pour me laisser un bon pourliche. Après, je prends un peu de cet argent et je le mets dans la caisse – pour compenser. La différence me fait quand même souvent un bon pourboire. Et puis ça dépend aussi de la boisson. Par exemple, c’est moins cher d’offrir des shots qu’une bière. Donc je n’offre pas des litres de binouze mais un petit shot. C’est la maison qui régale et elle le fait de manière relativement fréquente. – Harrison, New York, NY.

Je travaille dans un bar qui est plutôt relax. Donc si un de mes amis passe, je vais sans doute lui offrir quelques coups, et prendre le temps de discuter. Mais si je te paye des coups toute la soirée, mec, t’as intérêt à me laisser un bon pourliche. – Elizabeth, New York, NY.

En ce qui concerne les pourboires, je crois que la gratuité de la boisson ne devrait pas entrer en ligne de compte. Verre offert ou pas, c’est en général entre 15 et 20 % de la note. Donc si vous avez bu à l’œil toute la soirée, vous faites le calcul dans votre tête : X cocktails à 15 balles. Si vous laissez 15 à 20% de la somme, c’est bien. C’est toujours une bonne idée d’être honnête. Par exemple, si j’ai déjà offert mon quota de verres cette semaine, je vais le dire à mes potes, qu’ils sachent que je ne peux pas leur en offrir. Et si un de mes potes ramène plusieurs personnes en espérant qu’ils vont tous boire à l’œil, c’est absolument hors de question. – Dan, New York, NY.

Honnêtement, je n’attends rien de particulier. Si j’ai un ami au comptoir et que je vais lui servir un verre, je ne considère pas vraiment ça comme du boulot. Imagine, on est en soirée chez des amis et je te sers un verre, je ne vais pas te demander de me payer. Normal, non ? Si un ami vient dans mon bar, je ne m’attends pas à ce qu’il me laisse de pourboire. J’essaie de lui prendre le moins possible de thunes, et s’il décide de me laisser un pourboire, je ferai ce que je peux pour renvoyer l’ascenseur. J’ai déjà des clients qui me payent. – Jan, Vernon, NJ.

On vous conseille de toujours lâcher un pourboire. – MUNCHIES.

Si le bar est blindé, de patience, tu t’armeras

Si tu vas voir un ami qui travaille dans un bar, je crois que le mieux à faire est d’attendre qu’il ait fini de s’occuper des clients. C’est une façon élégante de lui montrer que tu ne vas pas l’empêcher de faire son boulot. Tu le laisses s’occuper de tous ses clients, s’assurer qu’ils vont bien et qu’ils sont contents, et après, il viendra te voir, discuter avec toi, et peut-être même t’offrir un verre. – Dan, New York, NY.

Je crois que ça dépend. Il arrive que certains de mes amis se fâchent parce que je ne leur consacre pas toute mon attention. Mais quand je travaille, on est souvent 2 ou 3 derrière le bar pendant le service et, en plein rush, je laisse un autre barman s’occuper d’eux. L’endroit n’est pas très grand, donc je préfère éviter de laisser croire à mon manager que je passe mon temps avec mes amis. Quand c’est plus calme, alors oui, je prends le temps de discuter avec eux plus tranquillement. – Allison, Denton, TX .

Je vais toujours aller voir mes amis en premier. Ce sont mes potes. Mais ils doivent aussi savoir que si je suis occupé, ils risquent d’attendre un peu plus longtemps que les autres, parce que je sais qu’ils ne vont pas se fâcher. C’est un peu contradictoire. Genre, je sais qu’ils sont là, je ne vais pas les oublier, mais les clients que je ne connais pas, ceux qui vont payer un peu plus, c’est d’eux dont je dois m’occuper en premier. – Mark, Brooklyn, NY.

J’attache beaucoup d’importance au fait d’avoir un environnement agréable. Donc j’accorde de l’attention à mes amis quand ils viennent me voir. Mais si le bar est blindé, j’essaie d’envoyer des gens que je connais vers eux pour qu’ils puissent discuter et faire connaissance. Le rôle du barman est assez simple. On peut même le résumer en ces quelques mots ; quiconque se trouve de l’autre côté du comptoir est un ami. Ton rôle est de t’assurer qu’il passe un bon moment. – Harrison, New York, NY.


Cet article a été préalablement publié sur MUNCHIES US

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