Quand Keith Haring s’essayait aux posters

De la sensibilisation aux ravages du crack à la tour de Pise en passant par le Montreux Jazz Festival, l’artiste-star des années 80 n’a pas développé son style que sur les murs de New York.

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juin 12 2017, 2:16pm

Ignorance = Fear, Silence = Death, Fight Aids Act Up, New York, 1989. Images : © Keith Haring Foundation / MK&G.

Keith Haring, artiste superstar des années 80 passé à la postérité éternelle, était conscient du pouvoir du symbole. Le jeune étudiant de la School of Visual Arts (SVA) de New York l'a bien compris, et c'est d'ailleurs à ce moment-là qu'il a développé ce style singulier — essentiellement incarné par des figures aux épais contours, aussi minimalistes qu'expressives — dans une recherche de démocratisation de l'art auprès du plus grand nombre.

Cette réflexion s'est ainsi traduite par une application dans l'espace public, chacun se souvenant des larges fresques de Haring sur des murs aveugles ou des panneaux publicitaires de New York. Comme le fameux Crack Is Wack en 1986, peint sur un court de handball de Harlem, pour sensibiliser aux ravages de la drogue durant la décennie eighties. Les prémices de ce travail se sont aussi matérialisées sous forme d'affiches durant ses années d'études à la SVA. Certaines d'entre elles font justement l'objet d'une exposition au Museum Für Kunst und Gewerbe de Hambourg, en Allemagne. En voici un aperçu ci-dessous.

American Music Festival – New York City Ballet, 1988
National Coming Out Day, "National Gay Rights Advocates", New York, USA, 1988
Crack Down !, 1986
The Humane Society of Broward County, 1987
Montreux 1983, 17ème Festival du Jazz, Juillet 8-24, 1983
Pisa 89, 1989

« Keith Haring. Posters » est à voir au Museum Für Kunst und Gewerbe, à Hambourg, jusqu'au 5 novembre 2017. Plus d'infos en cliquant ici.

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