Drogue

La cocaïne est livrée en moins de temps que la pizza dans plusieurs pays

Votre revendeur ne vous offrira jamais la garantie « 30 minutes sinon c’est gratuit ». Pourtant, selon une récente étude, beaucoup ne dépassent pas ce délai. Dans plusieurs pays, ils sont même plus nombreux à ne pas le dépasser que les livreurs de pizza.
Photos via Flickr users absolutely_loverly and Christopher E. Hamrick / composite by MUNCHIES staff

Plus de 130 000 personnes de plus de 40 pays ont participé cette année au Global Drug Survey (GDS), une enquête mondiale et annuelle sur la consommation de drogue. À la section 17, portant sur la cocaïne, 17 % des participants (soit environ 22 100 personnes) ont dit en avoir consommé au cours de la dernière année, et le quart (32 500) au moins une fois dans leur vie. Plus de 15 000 personnes ont accepté de remplir une « section spéciale » à propos de leur consommation, et les résultats sont très intéressants.

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« Nous avons demandé à 15 000 consommateurs de cocaïne de divers pays dans le monde s’ils pouvaient obtenir plus vite un gramme de cocaïne qu’une pizza, écrit-on dans le GDS. Au total, 30 % ont dit recevoir la cocaïne en moins de 30 minutes, et seulement 16,5 % ont dit recevoir leur pizza dans ce délai. »

Oui, dans plusieurs régions du monde, on peut mettre la main sur un gramme de coke plus vite que sur une pointe de pizza. D’après les réponses, c’est au Brésil (45 % en moins de 30 minutes), aux Pays-Bas (40 %), au Danemark (39 %), en Colombie (37 %), en Angleterre (37 %) qu’on peut recevoir la cocaïne le plus vite. Le Canada (27 %) et les États-Unis (24 %) traînent de la patte.

« Nos résultats montrent que la drogue n’est qu’un produit parmi d’autres et soulignent que, dans n’importe quel marché concurrentiel, tout vendeur cherchera à faire tomber autant d’obstacles à l’achat que possible et à vaincre la concurrence au chapitre du service à la clientèle, lit-on dans le GDS. Pour des drogues comme la cocaïne, l’accessibilité et la livraison rapide peuvent favoriser une hausse de la consommation chez certaines personnes et nuire à leurs tentatives de la réduire. »

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GDS, l’organisme du même nom qui réalise ce sondage, souhaite que les participants les aident à « explorer les aspects positifs et négatifs de la consommation de drogue » dans le but de rendre leur consommation plus sécuritaire en créant des ressources de réduction des méfaits, d’auto-évaluation et d’interventions virtuelles pour ceux qui en ont besoin ou en souhaitent. « Nous sommes un groupe d’universitaires sérieux et nous faisons de la recherche sur des choses qui, on l’espère, aideront les gens à consommer de la drogue de façon plus sécuritaire et les gouvernements à élaborer des politiques de santé publique optimales », résume le GDS.

Peut-être que ces résultats forceront aussi les pizzerias à s’améliorer. Moins rapides que le revendeur moyen? Allez, un petit effort!