Pitié. Encore le même traquenard. Quand va t-on arrêter ? Tous les 2/3 ans sort sur les écrans un film qui angoisse les spectateurs au point qu'ils se barrent en courant du ciné, le teint blafard, prêts à tomber dans les pommes, et tout le monde hurle au scandale et exige une censure, et blablabla et blablabla, et quoi ? JE TOMBE DANS LE PANNEAU à chaque fois et me met en tête de visionner le film en question. À raisonner comme ça, j'ai déjà vu The Driller Killer, Oeil pour Oeil, Hostel, Cabin Fever, Paranormal Activity, Baise Moi, Cannibal Holocaust, tous les films produits par Troma, Zoo et un milliard d'autres films bien pourris et pas choquants pour un sou.
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Le même schéma se répète avec The Human Centipede. Donc ne le regardez pas, ça sert à rien. Ne sortez pas de chez vous pour l'acheter ou le louer. A la limite, si vous avez vraiment envie de le voir, téléchargez le et n'en parlez à personne. Ainsi, personne ne se fera des thunes dessus, et peut-être que les gens arrêteront de faire chier en lançant des rumeurs, affirmant à tout va qu'ils ont galéré à sortir le film à cause de son caractère pseudo "dérangeant".
Le film commence avec l'apparition du méchant. Le réalisateur fait subtilement comprendre qu'on a affaire à un personnage démoniaque : le mec est chirurgien, allemand, et il fait toujours cette tête chelou.
Ces deux meufs sont les protagonistes du film. Ce sont des Américaines qui font un petit tour d'Europe et, oh, leur caisse a lâché dans les bois. Leurs téléphones portables ne fonctionnent pas (zuuut). A ce stade du film, on devine que le scénario a été écrit par un mec dont l'anglais n'est pas la langue maternelle. Petit échantillon du dialogue :GIRL 1: Roll down your window.
GIRL 2: *ELLE HURLE* No! I am not gonna just roll down my frickin' window!
Les filles, très sagaces, décide de quitter cet endroit sécurisé qu'est leur voiture, pour s'enfoncer dans les bois. Et comme elles n'ont vraiment pas de chance, une pluie torrentielle s'abat sur elles. Et bim, elle se retrouvent dans la maison du très méchant docteur allemand.
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Il les dévisage de façon assez menaçante pendant quelques secondes, puis les laisse entrer.
Si vous êtes étudiant en ciné : hé, regardez le tableau accroché au mur ! C'est exactement ce à quoi votre prof fait référence quand il parle de "subtile mise en scène".
Après avoir été dévisagées encore quelques fois (et après avoir reçu un coup vite fait bien fait), les filles se réveillent attachées par des sangles à des lits d'hôpital, au sous sol. Ah, et il y a aussi un Japonais.
Toujours avec son regard démoniaque, le docteur se met à expliquer son projet. Vous avez le titre du film, et vous avez ce screen-shot. Je vous laisse deviner le reste.
Après, il y a une intrigue parallèle, à propos d'une des filles qui essaye de s'échapper (je suppose que quand ton film entier repose sur un pitch aussi léger, tu te retrouves obligé de combler un peu le vide). Elle se fait attraper, et la chirurgie peut commencer. Au passage, l'image que vous voyez ci-dessus est la plus crue de tout le film.
Et tadaaam ! Nous y voilà. 3 personnes, alignées, avec des bandages couvrant les parties mutilées. Subtile, hein ?
Et c'est à peu près tout. Ah non, attendez. Il y a encore environ 30 minutes de film. Mais vous avez vu à peu près tout ce qu'il y avait à voir, et on s'en branle pas mal d'expliquer la suite. L'information principale, c'est que tout le monde meurt à la fin, sauf la meuf au milieu du mille-pattes.
Oh, et si vous espériez au moins voir quelques paires de eins, eh bien voilà, c'est chose faite. En résumé : si vous avez vu Two Girls One Cup et que vous vous êtes dit "putain, ça défonce, mais j'espère que c'était de la fausse merde" et que vous avez mis 1h pour oser tout regarder, alors ce film est parfait pour vous. À tous les autres : courez.
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