Donald Trump

Le Mexique menace de ne plus acheter son pop-corn aux États-Unis si Trump renégocie l’ALÉNA

Si les tarifs augmentent, la plus importante chaîne de cinémas du Mexique menace d’aller s’acheter du maïs soufflé ailleurs.
9.2.17

Donald Trump avait promis en campagne de renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), qu'il a qualifié de « pire accord d'échange de tous les temps ». Si, en fin de compte, le président décidait d'imposer une hausse des tarifs douaniers sur les produits importés du Mexique, le marché du pop-corn américain perdra un gros client.

Alejandro Ramirez, P.-D.G. de Cinepolis de Mexico, la plus grande chaîne de cinémas au pays et la quatrième au monde, a déclaré que, s'il y a une hausse de taxe sur les grains de maïs ne serait-ce que de 2 %, il sera forcé de changer de fournisseur.

« Nous importons des États-Unis le maïs pour tous nos cinémas parce qu'il y a un accord de libre-échange, a-t-il affirmé à Bloomberg. Si nous revenons aux tarifs d'avant l'ALÉNA, ce sera plus abordable de le faire venir d'Argentine. » Bien que les États-Unis soient le plus grand consommateur de pop-corn au monde, le Mexique achète la plus grande part des grains de maïs exportés. Cinepolis de Mexico en achète pour 10 millions de dollars par année à des fournisseurs du Kansas, du Missouri et de l'Iowa. La compagnie achète aussi pour 40 millions par année d'autres produits américains comme des projecteurs, des écrans de cinéma et du fromage – 6,5 millions de dollars par année – du Wisconsin pour napper ses nachos (eh oui, le fromage sur les nachos du Mexique ne provient pas de vaches mexicaines).

Ce ne serait évidemment pas la fin du monde pour les États-Unis s'ils perdaient ce client. Toutefois, en comptant toutes les chaînes de cinémas mexicaines, ce sont deux milliards de dollars de pop-corn qu'ils exportent au Mexique. Si les autres chaînes emboîtaient le pas, ce pourrait être agaçant.