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Culture

En Belgique, les centres-villes sont des illusions d'optiques

Pour sa dernière oeuvre, l'artiste Felice Varini a peint 99 immeubles de la ville de Hasselt.
7.7.14

L'artiste suisse Felice Varini réalise des oeuvres si grandes qu'elles ne se voient véritablement que du ciel. Et quand bien même vous passeriez au dessus en deltaplane ou en combinaison de lycra, il vous faudra trouver l'angle parfait pour enfin déchiffrer la composition de cette toile prenant pour un instant, un instant seulement, la ville d'Hasselt en otage artistique.

Trois ellipses ouvertes en désordre, sa dernière oeuvre prend en effet cette cité belge comme terrain de jeu à l'occasion du De Unie Hasselt Genk un festival organisé en partenariat par les deux villes. Entre les travaux de Georges Rousse et un street-art subventionné, l'oeuvre de Varini est une impressionnante illusion d'optique qui s'étale sur près de 99 bâtiments.

Le point de vue unique, nécessaire dans tout les travaux de l'artiste – et qui a d'ailler poussé un critique à qualifier son travail anamorphique de "anti-Mona Lisa" – est ici atteint par le rooftop du Radisson Blu Hotel, le plus haut building de Hasselt. Sur la terrasse, un point précis permet au public d'enfin apprécier l'ensemble de ces trois larges cercles enfermant le centre-ville de leurs anneaux.

Un autre point de vue est pourtant bien visible une fois descendu dans les rues, c'est celui qui met le spectateur face aux fragments qui décorent les immeubles du centre. D'en bas, les murs de briques et l'architecture locale se trouvent tout à coups peinturluré par de larges bandes. L'experience est certes différente mais pas dénuée de beauté.

Trois ellipses ouvertes en désordre sera exposé jusqu'au 5 octobre 2014. Retrouvez toutes les informations nécessaires surle site du festival.

Via Street Art News