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Burundi

Burundi : Silence, on tue

Ces derniers mois, nous nous sommes rendus plusieurs fois au Burundi pour tenter de comprendre ce qui se jouait derrière la vague de violences qui menace de précipiter le pays dans la tragédie.
21.12.15

Depuis le printemps dernier, le Burundi est frappé par des manifestations de rues et de violents affrontements meurtriers, sans compter une tentative de coup d'État en mai 2015. Des événements qui sont nés en réaction à l'annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat controversé.

Pierre Nkurunziza a été réélu en juillet dernier. Cela n'a pas changé le climat de violences qui visent souvent des membres de la société civile. Quant aux auteurs de ce qui ressemble à une entreprise de répression, ils avancent masqués.

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Dans un rapport envoyé au Conseil de sécurité en novembre, le responsable des droits de l'homme à l'ONU, Zeid Raad al Hussein, expliquait que les exécutions extrajudiciaires et les « assassinats politiques » étaient devenus la norme dans le pays. Les Nations unies ont déclaré qu'au moins 400 personnes ont été tuées depuis avril. Plus de 200 000 Burundais ont fui le pays à cause des violences.

Le 11 décembre dernier, une attaque coordonnée de camps militaires a montré une escalade de la violence. Près de 90 personnes ont perdu la vie après cet événement qui a précipité la décision du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) d'envoyer 5 000 soldats pour une opération de maintien de la paix au Burundi, alors que la communauté internationale craint une ethnicisation des violences avec en mémoire le drame rwandais.

Ces derniers mois, les journalistes de VICE News, Pierre Mareczko et Stéphane Puccini, se sont rendus plusieurs fois au Burundi pour tenter de comprendre ce qui se jouait derrière cette vague de violences qui menace de précipiter le pays dans la tragédie.

Nous avons montré ces images au gouvernement burundais qui souhaitait exercer un droit de réponse sous la forme d'un communiqué. Plusieurs semaines après ce retour, nous n'avons pas encore reçu ce communiqué.

Ce reportage a été réalisé en coproduction avec France 4. Retrouvez-le bientôt dans l'émission de la chaîne, Grand Central. Plus d'informations sur la page Facebook de l'émission et sur Twitter : @GdCentr4l

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