Sports

Hier, tout le stade de France a entonné l'hymne anglais

Et c'était un très bel hommage du public français à nos voisins d'outre-Manche, frappés par une vague d'attentats mortels, rendu lors du match amical entre les deux sélections.
14 juin 2017, 8:25am

En novembre 2015, quatre jours après les attaques du 13 novembre, Français et Anglais s'étaient unis pour rendre hommage aux victimes parisiennes lors d'un Angleterre-France disputé à Wembley. Près de 18 mois plus tard, alors que la menace terroriste est toujours aussi prégnante, un nouvel hommage franco-anglais a eu lieu mardi soir, au Stade de France cette fois-ci, à l'occasion d'une nouvelle rencontre amicale entre les Bleus et les _Three Lion_s, quelques jours après les attentats de Manchester (22 morts) et de Londres (8 morts) des 22 mai et 3 juin.

L'heure était donc au recueillement, à l'unité, à l'amour et au partage, malgré l'éternelle rivalité sportive qui oppose Anglais et Français dans toutes les disciplines. Tout a commencé pendant l'échauffement des joueurs lorsque le célèbre chanson des Beatles ''All You Need Is Love'' a retenti dans les enceintes du Stade de France avant que les Irrésistibles Français, les ultras de l'équipe de France, déploient une banderole de soutien sur laquelle on pouvait lire « United with the cities of Manchester and London » (Unis avec les villes de Manchester et Londres).

La Garde républicaine a ensuite interprété "Don't look back in anger" (Ne regarde pas le passé avec colère), célèbre chanson du groupe Oasis, originaire de Manchester, au moment où les deux équipes sont entrées sur la pelouse. Ce tube planétaire a été repris en chœur par les fans français et anglais.

L'hommage s'est poursuivi lors des hymnes nationaux. Le protocole a été inversé afin que le God Save The Queen soit joué avant La Marseillaise. Et ce sont les 80 000 supporters du Stade de France qui se sont mis à chanter l'hymne anglais.

Ces images d'unité avec nos meilleurs ennemis sont belles et donnent de l'espoir alors que les attaques terroristes se multiplient. Mais on espère tout de même ne plus chanter à l'unisson avec les Anglais, du moins plus dans de telles circonstances.

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