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Pornstar Playlists : Jade Laroche

La star du X de Bordeaux préfère Slipknot et Skrillex à Kap Bambino et J.C. Satàn.

Photo - Eric Park Bienvenue dans Pornstar Playlists, notre rubrique dédiée aux pornstars et à ce qu'elles écoutent quand elles ne sont pas en train d'introduire des formes oblongues dans leurs orifices. Aujourd'hui, nous avons interrogé Jade Laroche, déjà parce qu'elle vient de Bordeaux, la ville où on compte le plus de groupes cools au mètre carré, et ensuite parce qu'en plus d'être une star du X, elle est aussi DJ, ce qui la prédestinait clairement à être la première actrice française de cette rubrique.

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Qu’est-ce que tu écoutes comme musique ?
J’écoute beaucoup d’electro, de Skrillex à David Guetta en passant par Hardwell. J’aime aussi tout ce qui est metal : Slipknot, System Of A Down, Marilyn Manson, Rammstein, mais aussi des trucs comme Thirty Seconds To Mars. C'est assez large, comme tu peux voir.

Tu vis à Bordeaux. Les groupes locaux comme Camera Silens, Kid Pharaon, Kap Bambino, J.C. Satàn, ça te parle ?
Pas vraiment, je suis plutôt branchée par les artistes internationaux.

Qu’est-ce que tu écoutes quand tu dois te préparer pour tourner une scène ?
Ça peut paraître bizarre mais j’écoute souvent de la musique classique, quelque chose qui apaise, qui calme. Si je dois tourner une scène un peu plus hard, ça peut être du metal.

Donc c’est une sorte de rituel ?
Oui, clairement.

Tu écoutes quoi pendant le sexe ?
Hmm… Je dirais rock, je suis vraiment branchée metal, cela dit je ne suis pas quelqu’un qui fait forcément l’amour sur de la musique. Mais je trouve dans le metal quelque chose de fort, d’intense.

Quels conseils donnerais-tu à une fille qui sort ou veut sortir avec des musicien(ne)s ?
Connaître ce qu’ils font, savoir quelle musique ils jouent, qui ils sont concrètement. On ne peut pas se limiter à s’intéresser à quelqu’un parce qu’il est musicien. Il faut qu'il y ait un bon feeling entre les deux protagonistes.

Si tu pouvais coucher avec n’importe quel(le) musicien(ne), qui choisirais-tu ?
Je dirais Corey Taylor de Slipknot pour son charisme et ses chansons. Il y a quelque chose qui me plaît vraiment dans son personnage, dans sa voix, dans ce qu’il raconte. Il se cache derrière son masque mais derrière il y a quelqu'un de sensible qui a écrit des trucs sublimes, comme « Snuff ». J'adore ce morceau.

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Mais tu coucherais avec lui avec ou sans son masque ?
Hmm… Sans ! Je prendrais la personne mais pas le personnage masqué.

Comment es-tu devenu DJ ?
J’évolue dans la musique depuis que je suis toute jeune. Après, je suis passée dans le monde du X, mais je suis resté liée à la musique, et le métier de DJ m’a intriguée. J’ai essayé pour le fun et je me suis tout de suite plu derrière les platines. Je me suis lancée le challenge d’évoluer dans quelque chose de différent du X et maintenant ça fait trois ans que je tourne. Je joue quasiment tous les weekends. C’est une grande passion pour moi, vraiment.

Tu mixes dans quel type d’établissement ?
Je suis une DJ vraiment généraliste. Je m’adapte à toutes les clientèles et je tourne dans tout type de clubs : je peux jouer du hip-hop, de la house en passant par de la progressive, de la house, tout ce qui est commercial. Ce qui est intéressant dans ce métier c’est qu’on est confronté aux différences de cultures musicales. En France, c'est assez compliqués [Rires]

Pourquoi ?
Parce que les Français ne sont pas forcément ouverts. Quand on va aux États-Unis, les gens ont une culture musicale énorme et on peut jouer des trucs qu’on ne peut pas toujours se permettre de passer en France, comme le dubstep. Skrillex c'est très difficile à jouer en France, dans une boîte généraliste.

À la base tu restes quand même une métalleuse.
À la base, oui. J’écoute cette musique depuis que je suis toute jeune. Je fais de la guitare avec mon frère. J’ai vu beaucoup de gros concerts metal. J’ai toujours adoré cette ambiance, l’ouverture d’esprit, l’atmosphère qui y règnent. Je suis allée au Hellfest il y a quelques années, j’ai adoré. Je regrette de ne plus pouvoir y aller à cause de mon emploi du temps.

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Quel âge as-tu ?
J’ai vingt-quatre ans. J’ai commencé à faire du X à dix-neuf ans. Là, j’ai créé une boîte de production avec Fred Coppula. Je voulais faire quelque chose de différent. J’écris mes films et mes séries. Je travaille sur une série X qui présentera des thématiques différentes. Même si je resterai devant la caméra, je serai un peu aussi derrière. La série sera diffusée sur la VOD de Marc Dorcel.

Quel est le truc le plus taré que tu as fait ?
Un trio avec trois hommes, mais pas les trois en même temps ! En fait, je n’ai jamais fait de choses hard ou trash genre double pénétration, éjaculation faciale. Je n’en ai jamais fait et je n’en ferai jamais. Je reste dans le sexe un peu normal mais avec quelques petites perversions.

Pas de plans relous ?
Non, on ne m’a jamais rien imposé. J’ai toujours fait ce que je voulais.

Quels conseils donnerais-tu à une débutante ?
L’industrie du X est très stéréotypée : on considère qu’elle est remplie de maladies, de proxénètes. En fait, si on couche avec un acteur, on est plus en sécurité qu’en couchant avec le premier venu rencontré en boîte. C’est très cadré. Après, il faut être assez fort, mentalement. C’est quand même un métier spécial. Je pense surtout aux à-côtés : la réaction des proches, le jugement des autres. Il ne faut pas faire ça à la légère et bien réfléchir aux conséquences. Il faut assumer ce qu’on fait et ne pas se forcer à faire des choses qu’on ne ferait pas dans sa vie privée ou qu’on n’assumera pas plus tard. Pour ma part, j’assume tout ce que j’ai fait.

Le porno représente quel pourcentage de tes revenus ?
Avant c’était environ 40%. Je ne tournais pas beaucoup, je cherchais à développer une image. J’ai une stratégie marketing sur le long terme. À l’heure actuelle, c’est 50%, le reste venant des DJ sets, du Web, de mes shows.

Quels sont tes projets ?
Je veux continuer à évoluer en tant que DJ, notamment à l’étranger. J’aimerais produire aussi, mais je n’ai pas vraiment le temps. On m’a proposé des choses mais je n’ai pas vraiment aimé ce qu’on m’a fait écouter et je préfère plutôt ne rien sortir que quelque chose qui ne me plaise pas. Je vais bien sûr continuer la série que je suis en train de produire avec Fred Coppula. Je veux continuer à me concentrer sur mes deux carrières, mes deux paradoxes !

Olivier Richard écrit sur les punks morts et les pornstars vivantes. C'est le plus beau paradoxe de Noisey France, mais il n'est pas sur Twitter.

Précédemment, dans Pornstar Playlists
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