Quatre ans plus tard, Émilie a gardé son goût pour les narrations fictionnelles et les projets hors format, à l’image d’Othello. Aux confluences de la performance, du théâtre, de la sculpture et de la photographie, son penchant pour les déséquilibres et les bouleversements psychiques n’a eu de cesse de nourrir ses travaux et sa dynamique artistique. En 2010, elle s’entiche du rarissimeThe Eyes of Science(1930) du réalisateur d’avant-garde américainJames Sibley Watsonet se met en tête de partir à Rochester à la recherche de la seule copie existante du film. De ce voyage aux États-Unis, elle ramènera une installation articulée autour de la décomposition du mouvement. Un projet réalisé grâce à l'Audi talents awards qu'elle décrochait la même année dans la catégorie art contemporain. Un prix qui lui permi aussi de présenter un stand lors de la FIAC 2011.
Othelloa maintenant dix ans. Émilie a depuis multiplié les projets, louvoyant entre Berlin (Klemm’s gallery), Paris (Palais de Tokyo, Centre Georges Pompidou) et New York où elle participe à partir du 23 janvier prochain à une exposition collective à laKate Werble Gallery. En mars peut-être, elle sera de retour à Paris pour un projet en duo avec l’artiste américain Jasper Spicero, qui devrait avoir lieu aux archives d’Yves Klein. Et entre les deux, qui sait… certainement une virée là où on ne l’attend pas.
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