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Musique

La perversion, selon les salopes du rap game

Ou les phases les plus salaces de toute l'histoire du rap de filles

par Starletta Watson
20 Avril 2012, 11:50am

La première chose qui vient à l'esprit quand on pense au rap, c'est l'affolante quantité d'insultes libidineuses vomies par ces messieurs les MCs et avec lesquelles la gent féminine doit composer. Selon eux, on ne sert qu'à se foutre à poil et obéir à leurs nombreuses exigences en terme de sexe oral. Cependant, certaines des meilleures rappeuses au monde peuvent être tout aussi vulgaires, voire même, « abusées » que leurs compères masculins – sinon dix fois plus. Qu'elles balancent des punchlines perverses ou qu'elles évoquent des sujets atrocement malsains, les rappeuses ont atteint des sommets qui dépassent clairement la provocation. Du coup on a pris un peu de temps, écouté des disques oubliés et réfléchi aux rimes les plus effrontées des plus grosses bitches de l'histoire du rap.

Khia – My Neck,  My Back  (2002)

Phase la plus dégueulasse : « So high in the line on green / with a unit on my face, so mean »

Traduction Google translate : « Tellement défoncée à la beuh / Avec une bite dans les yeux, tellement vicieux. »

Si vous n'étiez pas déjà en train de penser à ce morceau, c'est parce que vous ne le connaissiez pas. Il est incroyable. Avouez qu'avec des paroles comme « En glissant ta langue de mon cul à ma chatte », Khia est responsable de l'hymne féminin le plus salace de toute l'histoire du rap. Elle fournit même une sorte de tutoriel ultime pour administrer une pipe saveur slums de Miami. Aussi, son refrain « lick my pussy and my crack » est aussi célèbre que celui de Put it in your mouth d'Akinyele. Mais la partie qui remporte la palme reste celle à propos de son aventureux face sitting dans une ruelle sombre attenante à un strip club miteux. Faudra quand même qu'on m'explique comment on peut être défoncé au point d'en arriver à penser qu'on a une queue sur la gueule sans s'en préoccuper pour autant.

Junior M.AF.I.A. – Get Money Remix (1995)

Phase la plus dégueulasse : « Niggas better grab a seat / Grab on your dicks as this bitch gets deep / Deeper than the pussy of a bitch six feet / Stiff dicks feel sweet in this little petite ».

Traduction Google translate : « Tous mes négros feraient mieux de s’asseoir / Accroche-toi à ta pine pendant que tu fourres cette salope / Tu la baises si profondément / Que là-dedans, ta bite se sent comme chez maman. »

Bien qu'étant le plus gros succès de Junior M.A.F.I.A contenant un couplet de Biggie, c'est Lil' Kim qui lui vole la vedette ici en lançant un assaut verbal infect à destination de tous lesmâles dominants  qui rôdent autour d'elle – en fait ouais, elle parle de Notorious. Elle se réclame d'abord d'un lourd passif dans le domaine du trafic de drogue et poursuit en se foutant littéralement de la gueule de ce pauvre Biggie, paix à son âme. Comme si ça ne suffisait pas, elle balance ensuite la punchline précitée pour faire savoir à tous les shlags de la vidéo qu'elle prend son Art à cœur, se dévouant pour participer à un un défilé de pénis monstrueux, tous bienvenus dans son vagin abyssal de deux mètres de profondeur.

Azealia Banks – 212 ft. Lazy Jay (2012)

Phase la plus dégueulasse : « Fuck him like you do want to cum / Your gay will get discovered in the two-one-deuce / Cock-a-licking in the water by the blue bayou / Caught the warm goo, in your du-rag too, son? / Nigga, you’re a kool-aid dude / Plus your bitch might lick it, wonder who let you come? »

Traduction Google translate : « Baise-le pour te faire mouiller /  Dans le 2-1-2 pas la peine de cacher que tu es gay/ Tu vas près de la rivière te faire sucer / Du foutre coule dans tes cheveux / Négro, t'es qu'un pédé foireux / Ta pétasse pourrait  tout de même le lécher, tu te demandes toujours qui t'a fait gicler ?»

Azealia illumine ce morceau avec une verve légendaire et menace d’écorcher vif tous les poseurs qui oseraient s'aventurer dans son ghetto : le 212, Manhattan, bitch. Elle se tape les meufs des autres, elle défonce de la fouffe ; pour résumer c'est un peu sa promesse de mort subite à celles et ceux qui ne se seraient pas assez préparés à son arrivée dans le game. Elle balance aussi des merveilles d'arrogance au nom de la meilleure ville du monde et la plus susceptible de recevoir des avions dans ses buildings. Vous êtes prévenus, ne vous baladez pas à New-York avec vos baggys foireux et vos doo-rags transparents ou préparez-vous à une avalanche de foutre dans vos cheveux.

LL Cool J – I Shot Ya Remix featuring Foxy Brown

Phase la plus dégueulasse : « Flossin rocks like the size of Fort Knox /Four carats, the ice rocks / pussy bangin like Versace locs pops / Want ta the creep, on the light raw ass cheeks / I'm sexin raw dog without protection, disease infested »

Traduction Google translate : « Je m'envoie des pierres de la taille de la Tour Eiffel / des cailloux de quatre carats / Ma chatte brille autant qu'une paire de lunettes Versace / Tu veux te glisser dans mon cul ? / Pas besoin de capote, je suis une chienne infectée, t'es perdu. »

Ces paroles ainsi que ce morceau ont été créés à une époque où le hip hop entamait une phase de transition, perdant toute forme de street-credibilité pour devenir une mixture sonore taillée pour les ondes FM. La clé ici, c'est le rythme du morceau. Aux côtés de Keith Murray, Prodigy et Fat Joe – pour ne citer qu'eux – figure Foxy Brown, qui ajoute une touche féminine plus que bienvenue au titre. Pendant que Prodigy agite fièrement son majeur à la gueule des Illuminati et que Keith Murray renvoie tous les « négros qui ont vendu leurs culs se faire une ligne de C », Foxy quant à elle débute sa part avec des allusions mythologiques à son vagin. Petite question, ceci dit. Comment le sexe d'une fille peut-il passer de l'élégance d'une paire de lunettes Versace à un cauchemar mycosique en si peu de temps ? À moins qu'il s'agisse d'une métaphore de la (courte) carrière de Foxy Brown ? Peu importe, à vrai dire ; LL cool J pourra toujours agiter des flingues dans des clips du haut de ses 100 ans, c'est bien Foxy et sa chatte qui nous ont détruits sur ce coup-là.

Young Money – Bedrock (2011)

Phase la plus dégueulasse : « OK I get it, let me think, I guess it’s my turn / maybe it’s time to put this pussy on your sideburns ».

Traduction Google translate : « OK c'est mon tour, je ne suis pas lâche / C'est peut-être le moment de foutre ma chatte dans ta moustache. »

Parfois cette chère Nicki Minaj peut se révéler surprenante, en particulier lorsqu'elle menace de poser sa moule humide sur votre moustache. On sait que pour un certain nombre de types, il s'agit d'une épreuve relativement désagréable pour plein de raisons, notamment celle qu'ils sont gays. Mais en y réfléchissant bien, on se rend compte qu'il faut vraiment avoir de gros soucis pour laisser une meuf frotter nerveusement son vagin sur votre visage. Bien que je comprenne tout à fait la sensation déconneuse que peut procurer la rencontre entre une moustache et un clitoris, je me sens mal pour ceux qui passeront une journée entière dans la douche à essayer de se débarrasser des litres de mouille collés à leurs barbiches.

Lil’ Kim – The Jump Off ft. Swizz Beatz and Mr. Cheeks (2003)

Phase la plus dégueulasse : « I got my eye on the guy in the Woolrich coat / Don't he know Queen Bee got the ill deep throat? / Uh! Let me show you what I'm all about / How I make a Sprite can disappear in my mouth ».

Traduction Google translate : « Ce mec en doudoune me fait mouiller / Il ne sait pas que Queen Bee peut tout avaler / Uh ! Je vais te monter comment je peux avoir une touche / En faisant disparaître cette cannette dans ma bouche. »

Vantant les mérites exceptionnels de sa gorge, Lil Kim effectue ici un retour étincelant. Pour bien comprendre, accordons-nous un petit instant mathématiques : le diamètre habituel d'une canette de Sprite est de 2,6 centimètres, sa hauteur s'élève à 12 centimètres, tandis que le diamètre habituel d'une bouche ouverte est de 5,5 centimètres. Bon, à moins que la mâchoire de Lil' Kim soit complètement déboîtée – ce qui est plus que probable, soit – on peut tout à fait envisager le fait que sa bouche siliconée nous raconte d'énormes bobards. On peut aussi bien envisager que tout ce silicone lui donne des super pouvoirs en terme de taillage de pipe.

Trina – Look Back At It feat. Killer Mike (2008)

Phase la plus dégueulasse : « Slap it on my face, shove it down my throat / Nigga, where ya blunt ? I can make this pussy smoke ! »

Traduction Google translate : « Baffe-moi avec ta queue / Fous-la moi dans la gorge / Négro où est ton joint ? Je peux faire fumer ma chatte ! »

En compagnie de Killer Mike, Trina a réussi à écrire une chanson à la fois marrante, cool pour baiser et parfaite à écouter en club – un club OK avec le concept d'hypersexualité. Dans le premier couplet, elle se vante d'être une « femme fatale mangeuse d'hommes ». Aussi, tout mec sain d'esprit qui aurait envie de piner Trina devrait d'abord se préparer à une confrontation directe avec une vulve défoncée à la weed. On le sait, les muscles du vagin sont puissants. Mais il semblerait que ceux de Trina le soient assez pour fumer toute votre herbe. Toute cette domination vaginale pouvant vite s'avérer fatigante, n'hésitez pas à vous faire un sandwich pour vous consoler. 

Gucci Mane – Freaky Girl Remix ft. Nicki Minaj (2007)

Phase la plus dégueulasse : « Umm, lemme think, what could I do to kick it off? / How ‘bout I cum all on your dick and then I lick it off? »

Traduction Google translate : « Hmm, par où commencer ? / Jouir sur ta bite et tout lécher ? »

Souvenir des jeunes années de Nicki Minaj, ce titre pré-Young Money nous rappelle l'époque bénie où DJ Holiday et Gucci Mane passaient leur temps à se branler sur ce jeune petit monstre de la culture salope. Alors qu'aujourd'hui ses exploits se rapportent plus à sa tignasse qu'à autre chose, les fans de la première heure de Nicki peuvent toujours se faire du bien avec des paroles comme celles-ci. De par les explorations sexuelles de Gucci, on avait déjà eu à faire dans ce morceau à des lines assez salées. Mais personne n'aurait pensé que Nicki allait lécher ses propres fluides corporels sur une bite juste avant de « commencer ».

Salt-N-Pepa – Shoop (1994)

Phase la plus dégueulasse : « A hoe? No, that don’t make me / See what I want and slip slide to it swiftly / Felt it in my hips, so I dipped back to my bag of tricks / then I flipped for a tip, make me wanna do tricks on him / Lick him like a lollipop should be licked / Came to my senses and I chilled for a bit »

Traduction Google translate : « Une pute, c'est pas ça que je suis / Je veux une queue, me la fourrer c'est ça que j'veux / Je l'ai pris dans la moule, ça m'est remonté jusque dans le boule / Comme je voulais un peu de thune, ça l'enverra sur la lune / Lui lécher le gland comme une sucette / J'ai mis de l'ordre dans mes pensées et je me suis posée. »

Personne ne connaît réellement les pires déviances de la pensée féminine : Salt-N-Pepa nous le prouve encore une fois. Dans « Shoop », Pepa semble avoir eu un coup de foudre pour un de ces messieurs à jambes musculeuses que l'on voit dans la vidéo. Elle laisse ensuite ses pensées plonger dans le côté obscur à grands renforts de terminologie type « bois de Boulogne » – de la langoureuse pénétration jusqu'au prix qu'il vous en coûtera. Elle devait vraiment être folle de ce type et prête à tout – et donc, au pire – pour une baise aussi toride que romantique. Aussi, avant qu'Urban Dictionary n'existe, déchiffrer les paroles de Pepa devait être une tâche malsaine et probablement encore plus malsaine que le sens des paroles elles-mêmes.

Iggy Azalea – PU$$Y (2012)

Phase la plus dégueulasse : « I’m nasty, baby what you thinking? / AKA Titanic, so much wet’ll have yo ass sinking / Keep that tongue like a bullet / gimme head, Abe Lincoln / This is so out this world, but no, you not dreaming »

Traduction Google translate : « Je suis chaude, à quoi tu peux bien penser / Surnommée Titanic, si mouillée que ton petit cul va couler / Ta langue d'acier continue de me lécher / Abraham Lincoln, tu ferais bien de me sauter / Tout est surclassé, mais non tu n'es pas en train de rêver.»

Ce morceau nous entraîne dans un plongée si intense au cœur du vagin que même T.I aurait dû y réfléchir à deux fois avant de s'autoproclamer « Roi des Hustlas ». Iggy envoie du lourd (et d'ailleurs, est super lourde) dans « PU$$Y » ; ce n'est pas tout le monde qui peut se targuer de pouvoir noyer des mecs dans des litres de mouille. Le titre prend ensuite un tournant historique inattendu lorsque Iggy fait référence à l'assassinat de feu Abraham Lincoln. Iggy Azelea est la salope ultime de ce classement. Du gosse qui débite silencieusement ses paroles perverses aux extraits de Kittens, Inspired By Kittens insérés à la fin de la vidéo, Iggy a tout pour vous inciter à vouloir lécher de la chatte comme sur le Titanic.

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