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LE NUMÉRO REPRÉSAILLES

Employés du mois

Trevor Snapp est un photographe indépendant qui vit dans l'est de l'Afrique et possède une capacité avérée à pouvoir se sortir de n'importe quelle situation dangereuse. On a commencé à s'intéresser à lui lorsqu'il nous a parlé d'un groupe isolé de...
20.5.11

TREVOR SNAPP

Trevor Snapp est un photographe indépendant qui vit dans l’est de l’Afrique et possède une capacité avérée à pouvoir se sortir de n’importe quelle situation dangereuse. On a commencé à s’intéresser à lui lorsqu’il nous a parlé d’un groupe isolé de guerriers sud-soudanais se nourrissant de sang de vache, qu’ils boivent avec de très grandes pailles. Entrer en contact avec ce genre de personnes peut être une tâche assez laborieuse, et logiquement, ça n’a pas manqué de l’être, laborieux. Mais juste avant que ce numéro ne parte à l’impression, il nous a envoyé un article fabuleux où il évoque son séjour avec des rebelles libyens à Benghazi. Les photos de Trevor sont parues dans des magazines tels que

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Stern

,

Geo

et

Newsweek

. Il travaille actuellement sur des projets traitant de l’émergence du Sud-Soudan en tant que nouvelle nation, ainsi que d’une immense réserve forestière au Guatemala récemment saisie par des cow-boys.

THOMAS CANU

Thomas est arrivé il y a bientôt deux mois et il est tellement mystérieux qu’on ne sait pas ce qu’il fait de sa vie – à part répondre « oui », « non » ou « je dois en parler à notre music editor » aux gens qui lui demandent des partenariats. Alors qu’une nette majorité prétend qu’il est en passe de terminer son cursus en école de commerce, deux ou trois

insiders

de la vie marketing du magazine se sont inscrits en faux, certifiant son implication dans un hypothétique business de Champagne en région Champagne. Aussi, quand il n’est pas en train d’officialiser des partenariats crapuleux avec des gens comme Carl Barât, il passe son temps à parler dans son oreillette ou à mater des séquences du film

Tron

au lieu de charpenter les lignes de code html de nos newsletters hebdomadaires. Le reste du temps, il est plutôt discret, à peine distrait par les blagues médiocres des gens de l’édito ou le fait de travailler dans une pièce dépourvue de fenêtres.

BOBBY DOHERTY

Bobby fait partie des meilleurs stagiaires actuels de Vice US. C’est aussi un photographe précoce qui sera diplômé de la School of Visual Arts en mai, dans laquelle il étudiait les métiers de l’audiovisuel (ce qui semble être le job le plus chiant de la Terre, à en croire la description) depuis trois ans. Un beau matin, on lui a dit : « Aujourd’hui, tu photographies Dieu. » On l’a envoyé à Rochester, où Bob Odenkirk Lui a posé des questions sur les pancartes agressives qu’arborent près de leur église les baptistes de Westboro, au Kansas. Il a profité de ce moment d’initmité avec le Créateur pour engager la conversation et Lui demander s’il allait vivre de sa passion, ce à quoi Dieu a répondu : « Bien sûr, peut-être. » Et, le jour suivant, Bobby s’est rendu dans une maison pleine de chatons aux oreilles adorables et les a photographiés pour le

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Cute Show

de ce mois-ci. Ce frimeur.

CLAIRE NOWAK

Après plusieurs démissions, portes claquées et vaisseaux brûlés, Claire a trouvé sa voie en rejoignant une filière d’urbanisme. Afin de ne pas se mêler aux cohortes de diplômés précaires qui s’étoufferont dans le goulot d’étranglement du monde du travail, elle consacre son mémoire aux mythes qui parcourent les forêts. Un choix noble qui fait autant référence à son panthéon littéraire qu’à ses promenades dominicales dans sa Lorraine natale au volant d’une citadine crachant du garage anglais, de la pop pompière et du drone fin de siècle. Elle a redonné un semblant d’enthousiasme et d’allant à nos chroniques de disques et les a détournées de l’abîme du ressentiment qui les menace. Ses reviews sont tellement bien qu’on a retrouvé ce sourire niais qui défigurait nos visages poupons au moment du lancement de ce magazine. On a juste modifié un de ses pseudos par souci de cohérence éditoriale, pour éprouver notre libre arbitre et, disons-le, pour faire chier.

C.G. WATKINS

Ça faisait longtemps qu’on voulait travailler avec Craig « C.G. » Watkins, parce qu’à notre connaissance, c’est le seul anglo-saxon vivant à Paris qui ne boive pas une seule goutte d’alcool. Erratum : son ami qui poussait des disques avec lui à La Féline tous les premiers mercredis du mois (avant que La Féline ne prenne feu) n’y connaît rien en ivresse non plus, et est anglo-saxon. Pour ce numéro, Craig a pris en photo plein de gens sursapés dont on n’a pas réussi à retrouver les prénoms et qui font semblant de se battre dans une atmosphère de fête en appartement. Et même si l’on méprise un peu son chien tout maigre nommé Devo – un lévrier aimant regarder des courses de lévriers sur Youtube et vomir sur les couvre-lits de ses hôtes – qui l’accompagne sur tous les shootings, on est quand même admiratifs du côté « adulte responsable qui achète même des habits à son animal de compagnie » de son propriétaire.