Au Soudan du Sud, la guerre sans issue

Quelques jours derrière la ligne de front avec les rebelles du Soudan du Sud.

|
12 Juillet 2017, 10:30am

Photo de Jason Patinkin/VICE News

KAJO KEJI, Soudan du Sud — Sur ce petit chemin de campagne bosselé, deux pick-up Toyota, remplis de rebelles armés jusqu'aux dents, produisent des grincements métalliques. Le convoi continue sa route vers le front près de Kajo Keji, une petite ville d'Équatoria. Cette région du sud du Soudan est récemment devenue l'épicentre de la guerre civile qui ravage le pays.

« Salva Kiir a cherché les ennuis cette année », chantent les soldats. Ils se moquent de leur président, l'homme qu'ils veulent chasser du pouvoir. « Cette année, ce sera le feu ! L'an prochain, ce sera toujours le feu ! »

Les camions s'arrêtent à Loopo, à environ trois kilomètres du front. Les soldats s'éparpillent pendant que Moses Lokujo, le brigadier général de l'armée rebelle, traverse le village fantôme. Deux semaines plus tôt, les rebelles, anticipant une défaite, s'étaient repliés (« un retrait tactique » selon Lokujo). À leur retour, une semaine plus tard, les rebelles ont constaté que les forces gouvernementales avaient pillé et détruit l'école primaire de Loopo, mais aussi brûlé la plupart des huttes du village.

Dans tous les coins d'Équatoria, des villages comme Loopo sont balayés par la violence des combats entre le gouvernement et les forces rebelles. Cette lutte pour le pouvoir qui détruit des communautés agricoles autrefois idylliques ne présage rien de bon : pour l'instant, aucune victoire militaire décisive, quelle qu'elle soit, n'est en vue.

Le général rebelle Moses Lokujo se tient au milieu de ses troupes à Loopo, une ville désertée du comté de Kajo Keji au Soudan du Sud. (Photo de Jason Patinkin/VICE News)

Lokujo, 39 ans, de l'ethnie Kuku, vient de Kajo Keji. C'est la deuxième guerre pour laquelle il a eu à se battre, chez lui. À tout juste 15 ans, il a rejoint le SPLM (le Mouvement populaire de libération du Soudan), qui était à l'époque un groupe rebelle qui tentait de libérer la partie sud du pays, marginalisée par le reste du Soudan, et par le président Omar Al-Bachir.

Après s'être affrontés pendant 22 ans, le gouvernement de Bachir et le SPLM ont signé un accord de paix en 2005, ouvrant la voie à l'indépendance du Soudan du Sud, qui est devenu le pays le plus jeune du monde en 2011. Le SPLM est devenu le parti au pouvoir et Kiir a été élu président. Mais, deux ans et demi plus tard, une autre guerre a éclaté, cette fois parmi les rangs du SPLM, dont les leaders se disputaient les positions haut placées du pays. Quand l'armée s'est divisée entre les factions fidèles à Kiir et celles décidant de suivre son ancien adjoint, Riek Machar, Lokujo a choisi le mouvement rebelle de Machar : le SPLM-IO.

À l'époque, les hommes originaires de l'Équatoria, comme Lokujo, n'avaient pas un rôle central dans le conflit, qui ne touchait alors que le Nil Supérieur, une région du nord du pays, et n'attirait presque que les tribus Dinka (de Kiir) et Nuer (de Machar), les deux plus importantes ethnies du pays. Mais d'autres tribus (on en compte pas moins de 64 au Soudan du Sud) se plaignaient aussi d'un gouvernement médiocre, à la source de la crise, et ont commencé à se soulever contre Kiir. Comme Machar, Lokujo pensait que Kiir dirigeait un gouvernement tribal qui favorisait les membres de sa propre tribu, les Dinkas.

Alors que la violence déferlait sur l'Équatoria, elle a progressivement commencé à épouser les lignes ethniques de la région. Les forces du gouvernement et Mathiang Anyoor, une milice formée par la tribu Dinka, ont été déployées dans la région et ont ciblé les tribus locales en les accusant de faire partie de l'insurrection. En novembre 2016, l'ONU a averti la communauté internationale que le conflit pourrait tourner au génocide.

Cette guerre, tout comme la précédente, semble sans issue. Les vastes zones rurales du pays, qui sont couvertes de forêts denses et de routes en terre, complique le transport d'équipement militaire lourd, et permettent ainsi à l'insurrection de se retrancher et s'enraciner. Lokujo ne le sait que trop bien. Il était basé à Kajo Keji, déjà un bastion de l'insurrection, pendant la longue lutte pour l'indépendance. Il pense qu'aujourd'hui encore, un accord politique supervisé par la communauté internationale est nécessaire pour mettre fin aux combats.

« La communauté internationale doit s'assurer qu'il y a la paix au Soudan du Sud, » dit-il. « Si on ne s'occupe pas de cette guerre, elle va durer [plus longtemps] que celle du Soudan. »

Un accord de paix bâclé

Le conflit du Soudan du Sud devrait déjà être terminé. Du moins, c'était le but de l'accord de paix négocié par l'IGAD, un groupement régional de huit pays d'Afrique de l'Est, et appuyé par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la Norvège, la Chine, l'ONU et l'UE. Signé en 2015 par Kiir et Machar, ce pacte devait mettre un terme à la guerre civile en réintégrant Machar à son poste de jeune premier vice-président du pays, en répartissant les postes au gouvernement entre les signataires, et éventuellement en réintégrant les rebelles dans l'armée.

Un jeune rebelle nettoie son fusil devant une école à Kajo Keji, une ville tenue par les rebelles. (Photo de Jason Patinkin/VICE News)

Mais l'accord n'a pas fait long feu. En juillet 2016, seulement trois mois avant que Machar ne retourne à Juba, des combats ont éclaté dans la capitale, accélérant la désintégration de l'accord et forçant le peuple de Machar, qui se retrouvait en infériorité numérique et militaire, à fuir de la capitale vers la campagne de l'Équatoria.

De retour à Juba, une petite faction menée par Taban Deng Gai, le chef négociateur de Machar, a rapidement pris la tête du SPLM-IO. Deng Gai a été nommé premier vice-président – sa faction remplaçant celle de Machar dans l'accord de 2015. Il a finalement achevé son tour de force lorsqu'il a été reconnu comme premier vice-président du jeune pays par John Kerry, alors Secrétaire d'État des États-Unis. D'autres garants internationaux du traité de paix ont suivi et Machar, éjecté de la scène politique et n'étant plus le bienvenu, s'est réfugié en Afrique du Sud.

Mais, contrairement à ce à que les médiateurs étrangers s'attendaient, la majorité des troupes de Machar ne s'est pas ralliée pas à Deng Gai. Les rebelles de Machar sont depuis sur la défensive dans l'ancien théâtre de guerre plus au nord, mais disent avoir gagné du terrain en Équatoria, l'épicentre de la violence depuis un an.

Bataille dans la brousse

Le conflit dans l'Équatoria a tout d'une guerre asymétrique. Le gouvernement est mieux armé et contrôle les villes, mais, dans la brousse, le terrain donne l'avantage aux rebelles. Les zones de contrôle évoluent au gré des fluctuations des combats, et les civils en payent le prix.

Les deux camps ont tenté de déformer la réalité du terrain afin d'obtenir le soutien des grandes puissances internationales. Dans une lettre datant du premier juin et adressée au Conseil de sécurité de l'ONU, Deng Gai a tenté de discréditer la présence des supporters de Machar et de convaincre l'ONU, l'Union africaine, et l'IGAD « de cesser tout engagement » avec le leader des rebelles. Il maintient que le gouvernement contrôle « 100 pour cent » de l'Équatoria et que l'implémentation du traité de paix est bien amorcée.

Les rebelles, tentent de justifier leur présence sur le plan politique et prétendent tout contrôler au-delà de Kajo Keji, mais ils se heurtent régulièrement aux forces gouvernementales le long des routes de campagnes. Selon Lokujo, les soldats du gouvernement ont franchi la ligne du front alors qu'ils tentaient d'attaquer le camp rebelle quelques jours avant notre visite. « Nous savions qu'ils arrivaient, » dit-il. « Donc nous les avons attendus. »

Les rebelles ont tendu une embuscade, pilier stratégique de la guérilla et leur seul moyen d'obtenir armes et matériel (les camions qui nous ont transportés pendant ces trois jours avaient été dérobés aux soldats du gouvernement quelques semaines auparavant).

Les rebelles manquent toujours d'armes dans l'Équatoria, mais, au cours de l'année passée, la source de ravitaillement n'a pas tari. L'an dernier, le Soudan a arrêté de fournir des armes au SPLM-IO, l'une des conditions acceptées en échange d'une levée de sanctions par les États-Unis dont le pays avait grandement besoin.

Les rebelles ont maintenant si peu de matériel et de munitions que les gaspiller peut leur valoir une punition sévère. Sous nos yeux, Lokujo a condamné un de ses hommes à 100 coups de fouet pour avoir gaspillé 13 balles en tirant alors qu'il était ivre. « Ça aurait pu tuer 13 ennemis, » expliqua Lokujo.

Quand ses hommes lancent une offensive, selon Lokujo, presque la moitié d'entre eux n'ont rien de plus que des arcs et flèches. « Si tu veux un pistolet ou des balles, » dit-il, « tu dois aller les prendre à l'ennemi. » D'après Lokujo, les rebelles ont tous les droits de « partager » les armes puisque le gouvernement les achète avec les fonds publics plutôt que de financer le développement du pays.

De l'aide aux civils – et des victimes

Bien que les rebelles soient dominés en termes d'armement, ils bénéficient d'un soutien local et de l'arrivée constante de nouvelles recrues. Les habitants des environs les rejoignent en réaction à un gouvernement qui marginalise les tribus de l'Équatoria. Cela permet aussi repousser les fréquentes incursions d'éleveurs de bétail Dinka (soutenus par le gouvernement) sur leurs terres. Récemment, les recrues ont aussi été motivées par des attaques contre des civils.

Emmanuel Kenyi, un homme à la voix calme de vingt et quelques années, de la tribu Mundari, a travaillé pour les Services nationaux de sécurité du gouvernement, qui forment, avec les forces armées, le dispositif de sécurité du gouvernement. Il a rejoint les rebelles en 2015, quelques mois avant la signature de l'accord de paix.

Des civils déplacés marchent avec leurs affaires à travers Logo, un camp où plus de 16 000 civils déplacés se sont réfugiés, situé les forêts de Kajo Keji, un comté tenu par les rebelles. (Photo de Jason Patinkin/VICE News)

De nombreux Équatoriens ont commencé à suivre Machar à cette époque. Pour eux, l'accord de paix, qui rendait son poste à Machar, était une chance d'avoir enfin leur mot à dire sur le gouvernement et l'armée. Kenyi s'est plaint du manque d'opportunités pour les Équatoriens, à qui, selon lui, n'obtenaient que les postes les plus bas dans la hiérarchie des forces de sécurité.

« Depuis que ce gouvernement a été mis en place en 2005, nous les Équatoriens, n'avons rien eu, » dit-il. « C'est ce qui nous a menés dans la brousse. »

Kenyi, qui est maintenant basé à Kajo Keji sous les ordres de Lokujo, a aussi été déçu par ce qu'il décrit comme des meurtres injustifiés de civils qui n'appartenaient pas à l'ethnie Dinka de Kiir. « Nos civils, ils vont juste se faire tuer, » dit-il. « Plus tard, on dira que c'étaient des hommes armés non identifiés alors que ce sont les soldats du gouvernement qui les ont tués. »

Durant plus d'une douzaine d'interviews de civils qui ont fui vers l'Ouganda ou cherché refuge derrière les lignes rebelles, les histoires tragiques, décrites comme des atrocités menées par le gouvernement, ne manquaient pas.

Agnes Kiden, une villageoise de 35 ans qui menait une vie tranquille avec son mari, cultivant le manioc et le maïs, dit qu'elle est sortie rapidement de sa hutte d'argile quand elle a entendu des tirs. Alors qu'elle s'était cachée dans les hautes herbes près de sa maison, elle dit avoir vu huit soldats du gouvernement tuer (par balle) son mari, sa fille de trois ans, et plusieurs voisins. Trois des soldats, dit-elle, ont ensuite violé sa belle-sœur avant de lui tirer dessus, de la tuer, et de brûler son corps.

Selon Kiden, le gouvernement est responsable des combats dans sa région, et non les rebelles. Comme beaucoup, elle se sert des termes « Dinka » et « soldats du gouvernement » de manière interchangeable : un signe inquiétant qui indique que la guerre est définie en fonction d'une polarisation ethnique qui pourrait alimenter violences et représailles contre des communautés entières.

Un soldat rebelle se penche par la fenêtre d'une école brûlée située à Loopo, une ville du comté de Kajo Keji, au Soudan du Sud. (Photo de Jason Patinkin/VICE News)

Les rebelles ont aussi leur part de responsabilité dans la liste des victimes civiles qui ne fait que s'allonger, mais à une moindre échelle. Ils se retournent contre ceux qui, selon eux, soutiennent l'autre camp. Plusieurs membres et leaders de la communauté de Kajo Keji, par exemple, ont dit avoir été choqués quand, en janvier, les rebelles ont exécuté Oliver Jole, un fonctionnaire du gouvernement habitant à Liwolo, un comté voisin. Sa mort a été l'un des détonateurs entre le gouvernement et les rebelles qui ont mené à des violences plus importantes sur les civils, générant un exode massif vers l'Ouganda.

En cherchant à se protéger des attaques du gouvernement, les civils ont trouvé un compromis avec le SPLM-IO, qui recrute ses soldats dans les tribus des environs, et qui est souvent décrit comme une force de protection locale. C'est une relation symbiotique : les civils fournissent de la nourriture et les rebelles les protègent contre les milices du gouvernement. Mais les rebelles ne sont pas capables de repousser les grandes offensives du gouvernement, et ce compromis expose les civils aux risques d'une punition collective.

« Après avoir été battus, les soldats du gouvernement viennent et punissent les civils — toujours, » dit Bishop Emmanuel Murye, qui a enterré cinq civils à Mondikolok, tous tués lors d'une des attaques du gouvernement en janvier dernier.

Une réponse internationale confuse

L'arrivée du conflit dans l'Équatoria a entraîné une crise humanitaire au Soudan du Sud et a précipité son débordement dans les pays voisins. Aujourd'hui, l'Ouganda accueille presque un million de réfugiés sud-soudanais, mais les dons sont loin de suffire pour répondre à leurs besoins. Les tensions concernant les ressources entre les pays d'accueil et les réfugiés augmentent et pourrait dégénérer (comme les accrochages ethniques entre réfugiés sud-soudanais, qui font écho au conflit qu'ils ont fui). Il y a déjà eu plusieurs attaques sur des réfugiés Dinka par des Équatoriens en Ouganda, en représailles des atrocités commises contre les membres de leur ethnie durant le conflit.

Avec les retombées du conflit, le fardeau financier s'alourdit sur les donateurs. Il faudrait 3 milliards de dollars rien que pour 2017 afin de financer l'aide humanitaire nécessaire au Soudan du Sud et chez les pays voisins qui ont accueilli des réfugiés. Les États-Unis, qui ont joué un rôle essentiel dans l'indépendance du Soudan du Sud, ont été le donateur le plus généreux. Depuis le début du conflit en 2013, les contribuables américains ont généré 1,9 milliard de dollars pour financer l'aide humanitaire.

Mais la communauté internationale semble paralysée sur le plan diplomatique, s'accrochant à un accord de paix qui a déjà échoué.

« Tout le monde voit que l'accord de paix s'est écroulé, mais personne ne veut mener des efforts diplomatiques pour forger un Plan B, » dit Alan Boswell, un auteur et chercheur sur le Soudan du Sud, basé à Nairobi. « Tout ça montre que l'occident préfère brandir son plan défectueux plutôt que de se retrousser les manches et essayer encore. »

Le manque d'action de la communauté internationale a atteint des sommets en décembre, quand un groupe de nations (mené par la Chine et la Russie) a empêché une résolution de l'ONU (soutenue par les États-Unis) qui aurait imposé un embargo sur les armes ainsi que des sanctions ciblées. Quand Donald Booth (l'envoyé spécial américain au Soudan et Soudan du Sud) a passé la main à l'administration Trump, il a tout de même maintenu que sa mission a malgré tout servi à quelque chose, suggérant que l'accord pourrait servir de modèle pour de futures reformes, lorsqu'un réel cessez-le-feu serait en place.

Comme beaucoup d'autres problèmes d'ordres secondaires en politique étrangère, les États-Unis ont, dans le cas du Soudan du Sud, fonctionné en « pilote automatique » depuis l'entrée de l'administration Trump, dit Boswell. Pourtant, le vide politique qui en a résulté reflète en partie les échecs de la précédente administration. « Obama a fait s'écrouler la politique du Soudan du Sud, puis a rendu les clefs, » dit Boswell.

La nouvelle administration doit encore nommer un envoyé spécial et difficile de savoir ce que la diplomatie à la sauce Trump va apporter au Soudan. La Heritage Foundation, une fondation conservatrice, recommande des mesures drastiques, dont la suspension des relations diplomatiques, et des sanctions ciblées, qu'elle dit nécessaires pour changer les comportements et restaurer la crédibilité des États-Unis chez les acteurs du conflit.

Les pays voisins semblent eux aussi incapables de trouver une solution. Afin d'éviter que le conflit ne se propage dans tout le pays, l'Ouganda a envoyé son armée soutenir Kiir et continue de le faire aujourd'hui. Mais cette stratégie n'a pas stabilisé la région, et a déclenché la plus grande crise migratoire du continent en Ouganda. Bien qu'un changement de politique majeur reste improbable, le fait que le SPLM-IO soit capable de voyager entre l'Ouganda et le Soudan du Sud suggère que certains acteurs du gouvernement de l'Ouganda sont de plus en plus proches des rebelles.

En l'absence d'une nouvelle approche, la communauté internationale ne semble pas avoir d'autres solutions que de limiter la résistance. Tentant de ranimer le traité de paix, l'IGAD a récemment demandé une réunion entre les deux parties, dont les « troupes éloignées. » Vraisemblablement, cela impliquerait un retour de Machar, auquel le gouvernant s'oppose fermement.

Mais apaiser quelques personnes ne suffira pas à ramener la paix au Soudan du Sud. Même si Machar revient dans le jeu, une liste interminable d'autres milices moins importantes continuera à déstabiliser le pays si leurs plaintes au sujet des injustices et de la marginalisation ne sont pas entendues. Le président Kiir a récemment lancé un dialogue national avec ces groupes, mais le processus nécessite un leader indépendant, et a été rejeté par des critiques qui ne le considèrent que comme de la poudre aux yeux.

Pour l'instant, les rebelles de l'Équatoria se préparent à rester où ils sont, conscients du fait qu'ils peuvent maintenir une insurrection de faible intensité malgré des limitations sur les plans politique et logistique. Sans parti prêt à trouver une nouvelle stratégie pour restaurer la paix, la guerre au Soudan du Sud pourrait devenir la nouvelle guerre sans fin.


Simona Foltyn est une journaliste et vidéographe qui couvre la guerre au Soudan du Sud depuis 2014.

Jason Patinkin est un reporter et photographe qui couvre la guerre au Soudan du Sud depuis 2013.