Ces images oniriques d’L.A. semblent tout droit sorties d’un film hollywoodien
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Ces images oniriques d’L.A. semblent tout droit sorties d’un film hollywoodien

Le photographe anversois Stig De Block a passé 48 heures à L.A. et en est revenu avec une série de photos qui transpire les néons, les palmiers et les voitures dorées.

Cet article a été initialement publié sur i-D Nederland.

En tant qu’européen, je suis fasciné par les Etats-Unis. D’un côté, tout le pays ressemble à un énorme plateau de tournage créé sur mesure par des réalisateurs hollywoodiens. D’autre part, tous les films, séries et sitcoms américains me font croire depuis toujours que j’en sais plus sur les États-Unis que sur mon propre pays. En tant qu’européen, c’est donc une expérience fascinante lorsque vous mettez enfin un pied dans ce pays qui a vu naître vos films préférés.

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Cet atterrissage en terre promise, Stig De Block a eu la chance de le vivre. Il s’est envolé pour Los Angeles suite à un shooting Wrangler pour la collection printemps/été 2018, en tant que membre de l’équipe créative. Jusque là, il ne connaissait de la ville que ce qu’en renvoie la culture pop. N’étant sur place que pour quelques jours, il a donc décidé de découvrir L.A. en 48 heures. Ce voyage éclair se traduit par une série de photos oniriques : Thanksgiving: 48 heures à L.A.

Stig était sur place pendant la période de Thanksgiving où chaque Américain reste chez lui avec sa famille, du coup les rues de Los Angeles étaient désertes. « J’ai d’abord pensé que ça allait être super triste. Mais en fait, j’avais les rues pour moi tout seul », raconte De Block à i-D. En 48 heures, il a pu visiter une grande partie de Los Angeles sans être coincé dans la circulation. « À la fin je suis allé à Venice Beach. Apparemment, tous les habitants de Los Angeles se retrouvent là-bas pendant Thanksgiving », dit-il en riant.

Il a effectivement rencontré plusieurs personnes à Venice Beach. Pour parvenir à photographier ces gens, il a d’abord dû engager une vraie conversation avec eux, et quand il sentait que le courant passait, il dégainait son appareil. Le résultat donne des portraits assez intimistes. Par exemple, il a fait une photo du producteur et rappeur Left Brain du collectif Odd Future sans même le savoir. Une autre des ses rencontres l’a mené auprès d’un homme de quarante ans qui vit dans sa voiture avec sa mère et son frère. « C’était une assez dur. L’Amérique est peut-être la terre des possibles, mais elle a une très mauvaise sécurité sociale. L’homme que j’ai photographié ne possédait absolument rien et ne pouvait aller nulle part », explique De Block. « Pourtant, il était hospitalier et super sympa avec moi. Je lui a payé une bière et un paquet de cigarettes. On a eu une super conversation sur la musique. »

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Tout comme lors de sa précédente série 96 hours in Osaka, il a principalement réalisé des portraits épurés de la population locale. Mais Stig photographie aussi les éléments atypiques qui attirent son attention quand il se balade dans les rues. Outre son amour pour les palmiers et les grosses voitures américaines, il a une fascination pour les néons. « Les Américains sont les meilleurs dans ce domaine. Ils n’achètent pas simplement des tubes lumineux prêts à l’emploi, mais ils arrivent à créer une installation de néons unique et presque personnelle. Ils y consacrent énormément de temps. Précisément parce que c’est super cliché, ça reste intéressant à photographier », explique De Block. Ensuite, il imprègne ses photos de couleurs chaudes et poudrées, pour que la série semble baignée de soleil. Thanksgiving: 48 heures à Los Angelespourrait très bien être issue d’un film américain sur la jeunesse locale, en raison de la pureté presque naïve des images. Et ce n’est pas une coïncidence. « Los Angeles reste une ville fascinante à cause de son énorme influence sur la culture pop occidentale », dit-il. « Et c’est dingue, mais tout ce que vous avez vu dans les films, ça existe vraiment. »

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