Banquise Pêche Auvergne
© Pierre Berthuel pour Munchies FR

Sur la banquise auvergnate, avec les amateurs de pêche au trou

Chaque année, le lac de Guéry gèle et attire des centaines de passionnés venus des quatre coins de l'Europe choper du poisson sous la glace.

Au cœur du Massif Central, il y a un lac qui culmine à 1 250 mètres d’altitude. En hiver, il se transforme en banquise et devient La Mecque de tous les amateurs de pêche sur glace du pays. Normal, il est le seul en France où cette pratique est autorisée.

Ce lac, c’est le lac de Guéry. Le plus haut de tous les lacs d’Auvergne. Son existence résulte de l’obstruction de deux cours d’eau par une coulée de lave, il y a deux millions d’années. Dans le folklore local, on raconte qu’un génie malveillant y a piégé trois sœurs, promettant de remplir leurs corbeilles de fruits avant de les changer en pierre.

Publicité

Si le lac attire les esprits, cela fait plus de 40 ans que la zone est surtout prise d’assaut par des centaines d’amateurs de pêche blanche, une activité très pratiquée dans le Grand Nord canadien qui fait pas mal d’émules et consiste à choper du poisson à travers un trou creusé dans la couche glacée d’une étendue d’eau.

1553179298402-LP_PBerthuel-1000152

Les pêcheurs viennent des quatre coins de la France (Pas-de-Calais, Bretagne, Haute-Garonne, Savoie) parfois même au-delà des frontières (Russie, Moldavie, etc.) et ne rateraient pour rien au monde ce rendez-vous vivifiant – les conditions météo sont souvent équivalentes à celle du Canada ; brouillard, neige, températures négatives et vent balaient les 25 hectares de glace.

1553178975706-LP_PBerthuel-1000126

Pour que la pêche soit autorisée, il faut justement que la glace dépasse les 15 cm d’épaisseur réglementaires. Une fois sur place, chacun fait (littéralement) son trou ; à la tarière, à la hache ou à la barre à mine, l’équipement diffère selon les goûts, avant d’installer un campement délimité plutôt sommairement.

1553178989253-LP_PBerthuel-1000089

Au lac de Guéry, on peut attraper des truites arc-en-ciel ou fario, des saumons de fontaine, des ombles chevalier, des perches, des brochets et des carpes. On peut aussi profiter du paysage, de la Roche Sanadoire qui surplombe le lac et aurait abrité au XVe siècle un repaire de mercenaires anglais.

Le 3 mars dernier, à 7 heures du matin, un coup de sifflet annonçait l’ouverture de la pêche blanche jusqu’au coucher du soleil et tant que les conditions météorologiques le permettent.

Publicité
1553179023117-LP_PBerthuel-1009723
1553179043573-LP_PBerthuel-1009694
1553179146573-LP_PBerthuel-1009862
1553179100821-LP_PBerthuel-1009840
1553179237285-LP_PBerthuel-1009977
1553179415690-LP_PBerthuel-1009987
1553179434094-LP_PBerthuel-1009938
1553179491908-LP_PBerthuel-1009918
1553179251866-LP_PBerthuel-1009945
1553179322002-LP_PBerthuel-1000037
1553179369744-LP_PBerthuel-1000253
1553179337601-LP_PBerthuel-1000192
1553179400337-LP_PBERTHUEL-1000257
1553179209147-LP_PBerthuel-1000058
1553179186497-LP_PBerthuel-1000138

MUNCHIES est aussi sur Instagram, Facebook, Twitter et Flipboard