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Ce court documentaire sur le commerce des tigres en Chine est filmé en grande partie en caméra cachée par des enquêteurs de l’EIA. Il est très intéressant, bien que terriblement déprimant..C’est vraiment le cœur du problème, comme ça l’est, d’ailleurs, quand il s’agit du commerce des cornes de rhinocéros. Ces commerces évoluent dans les sphères troubles de la quasi-légalité et ils sont donc très difficiles à réglementer : bien que les produits soient interdits, il n’est pas illégal, dans certains cas, de les posséder. Mais les tigres ont un plus gros problème que les rhinocéros, dont les cornes peuvent être récupérées sans avoir à tuer l’animal. Pour les félins, le commerce, c’est la mort.Légalement, ces tigres valent déjà des paquets de blé – une peau peut se vendre des dizaines de milliers de dollars – mais leurs os aussi peuvent rapporter gros. Un arrêté du Conseil d’État chinois datant de 1993 a interdit le trafic des cornes de rhinocéros et des os de tigre ainsi que leur utilisation pour la médecine traditionnelle, mais cela n’a rien changé (PDF). Les dérivés d’os de tigre, et notamment le vin mariné dans la moelle, sont vendus à la vue de tous. Et pourquoi ne le seraient-ils pas ? Les os de tigres morts sont censés être détruits, mais puisque la vente des peaux est légale, qui refuserait la petite valeur ajoutée de la vente d’os ? Certainement pas les autorités chinoises.La situation est dramatique, surtout quand on prend conscience que le nombre de tigres vivant dans des conditions pourries au sein de ces fermes est sans doute supérieur à celui de ceux qui vivent encore librement. Beaucoup de tigres en captivité ne sont pas en bonne santé mais même si c’était le cas, il ne faudrait pas croire que la Chine serait prête à utiliser ses compétences en la matière pour un programme de réintroduction du tigre dans son milieu naturel. De toute façon, on se retrouverait vite confrontés à un autre problème : celui de la réduction de leur habitat naturel.Ainsi, des milliers de tigres sont retenus en captivité en attendant d’être transformés en tapis ou en fortifiants et alimentent du même coup le marché parallèle de leurs frères sauvages. La solution est la même que pour tout ce qui touche au trafic d’animaux : déclarer les pièces de tigres unilatéralement illégales et mettre en application ces interdictions afin de faire diminuer la demande, tout en valorisant l’aide sociale et les campagnes d’éducation pour détruire la demande malavisée de pièces de tigre en médecine traditionnelle. Bien entendu, dans les faits, il est beaucoup plus difficile de convaincre les représentants du gouvernement pour une application réelle de ces mesures.Plus de trafic animal :PAUVRES PETITS PANGOLINS ! –Ces adorables mammifères à écailles sont aussi méconnus que menacés
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