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La science a parlé : les chanteurs de metal sont de gros bébés

Selon une récente étude, la solution pour protéger ses cordes vocales et éviter les nodules est de crier tel un merdeux dans son landau.

Au lycée, les hurlements et les « growls » qu’on retrouvait chez les chanteurs de metal et de post-hardcore étaient un moyen idéal pour les ados de faire chier leurs parents, comme le résume parfaitement le montage, certes satirique mais tellement révélateur, ci-dessous (même si je me demande encore ce que les Who et les Strokes foutent dedans) :

Ce type de chant reste toujours une part inextricable de toutes ces scènes parce qu’il agit comme un rite d’entrée, et ceux qui ne parviennent pas à passer ce cap et échouent ne connaîtront jamais la joie d’entendre Nergal de Behemoth faire ce tour de chant incroyablement extrême au cours duquel il superpose sa tonalité la plus aiguë sur celle la plus grave. En tous les cas, le mystère renfermé par tous ces vociférateurs, celui qui leur permet de continuer à brailler soir après soir aux quatre coins de la planète sans se détruite la gorge fascine les metalheads, et les autres, depuis des décennies. Heureusement, la science est là. Et comme souvent, elle a la réponse. La méthode est simple : il s’agit juste de régresser, et de chialer comme un enfant.

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« Le chant heavy metal est en gros la même chose qu’un bébé qui crie » affirme Krzysztof Izdebski, docteur à la Pacific Voice and Speech Foundation, mettant à nu des générations entières de frontmen et de fans qui pensaient que cet art était un don de Satan en personne. Izdebski poursuit en expliquant que les « growls » typiques des formes de metal les plus extrêmes n’abiment pas réellement les cordes vocales, ce qui signifie qu’aucun nodule (grosseur anormale se développant à la surface d’un tissu ou d’un organe) ne sera occasionné par cette friction. C’est la même technique qu’utilisent les enfants pour crier et chouiner pendant des heures sans laisser la moindre trace dans leur petite gorge toute neuve. Le docteur Izdebski réfléchit même à se servir du « growling » pour rééduquer ses patients qui ont le larynx abimé. La vidéo ci-dessus proposée par Inside Science est assez fascinante et résume tout ça bien mieux que moi (à base de footage utilisé par le docteur via une caméra surpuissante qui vous filme la glotte avec une résolution de 16 000 images par secondes, SEIZE MILLE). Vous pouvez maintenant élever vos enfants dans la tradition du metal si ça vous chante, mais sachez qu’ils le sont déjà probablement plus que vous.

Phil est sur Twitter.

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