« On pouvait trouver de bons sushis et d’excellents ramen dans différents coins de la ville, poursuit-elle, mais les izakayas, c’est différent. Souvent, les établissements sont assez loin – à Torrance ou à Gardena. Parfois, on en trouve dans Little Tokyo mais ils ne reflètent pas vraiment ce qui se passe dans le Japon d’aujourd’hui. »LIRE AUSSI : Je suis Français et samouraï du saké
Tsubaki, izakaya dans le quartier d'Echo Park. Toutes les photos sont de l'auteur.
Courtney Kaplan sert un Kimura Shiki en biodynamie, ou Saké Miracle, qui va bien avec du foie gras.
« On a voulu mettre en valeur quelques-uns des sakés régionaux ou saisonniers qui nous semblaient les plus intéressants et auxquels les clients de L.A. n’avaient encore jamais eu accès », ajoute-t-elle.Pour un dîner normal, avoir 25 choix possibles de sakés artisanaux peut paraître excessif. Si vous avez passé votre adolescence de banlieusard à siffler des shots, commander un saké sans passer pour un jeune cadre dynamique qui se la pète paraît impossible.Si le niveau de polissage du riz est un facteur fondamental pour déterminer le goût, il n’est pas nécessairement indicateur de qualité.
Les sashimi se marient très bien avec les saveurs aromatiques et florales d'un saké daiginjo.
La température du saké est un autre facteur qui peut dérouter les novices. « Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise température », assure Kaplan. « Certaines personnes pensent qu’il faut uniquement boire le saké chaud, mais c’est faux. D’autres, qui s’y connaissent un peu, pensent au contraire qu’il ne faut jamais le boire chaud. Encore faux. »Le mieux, c’est de regarder l’étiquette noire de la bouteille de saké pour voir ce qu’elle recommande. Chaque bouteille vous dira ce qu’il en est pour elle.« Certaines personnes pensent qu’il faut uniquement boire le saké chaud, mais c’est faux. D’autres, qui s’y connaissent un peu, pensent au contraire qu’il ne faut jamais le boire chaud. Encore faux. »
Le saké junmai peut se déguster avec un bon saucisson.
Si vous n’êtes pas sûr de vous quant au choix du saké ou à la température, demandez au serveur. La dernière chose à faire dans un izakaya, c’est de merder sur votre commande. Parce qu’une bonne combinaison entre la nourriture et la boisson, c’est un petit bout de paradis assuré.« Dans un izakaya, l’objectif c’est généralement de boire. Mais on se soucie aussi beaucoup de l’association entre aliment et boisson », conclut Kaplan.LIRE AUSSI : L’homme qui a empêché le pur saké de disparaître à jamais
Cet article a été préalablement publié sur MUNCHIES US