No Man's Sky est l'antistress parfait qui manquait cruellement à ma vie

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No Man's Sky est l'antistress parfait qui manquait cruellement à ma vie

Pourquoi le jeu le plus attendu de l'année est la meilleure chose qui me soit arrivée depuis longtemps.

Eh bien voilà. Nous y sommes. Après trois ans d'attente, après avoir été repoussé, et alors que les joueurs étaient sur le point d'atteindre un état de transe quasi-religieuse, No Man's Sky est enfin sorti. Pour de vrai.

J'imagine que vous en avez déjà pas mal entendu parler, mais au cas où cela vous aurait échappé : No Man's Sky est un jeu d'exploration et de survie dans l'espace, dans lequel le joueur explore un univers produit en temps réel par génération procédurale comptant des milliards de milliards de planètes. Le but étant de percer une sorte de mystère intergalactique.

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Je me réjouis de n'être pas forcé de vous livrer une description détaillée et exhaustive du jeu, d'abord parce que je n'ai pas pu y jouer très longtemps pour l'instant, mais aussi parce qu'en me perdant dans les détails, je risquerais de passer à côté de l'impression générale qui s'en dégage. Une chronique encyclopédique de NMS reviendrait à décrire quelques arbres en oubliant la forêt - et croyez-moi, la forêt vaut le coup d'oeil.

L'autre raison pour laquelle je suis content de vous livrer mes impressions sans prétendre à l'exhaustivité, c'est parce que ma relation avec No Man's Sky a eu deux débuts différents. Et ça complique un peu les choses.

Certaines choses sont immuables. Au début du jeu, vous vous retrouvez sur une planète étrange aux confins de la galaxie, à côté d'un vaisseau posé sur le sol, manifestement endommagé (une épaisse fumée s'en échappe, ce qui est généralement mauvais signe). C'est comme ça que NMS vous donne votre première leçon de survie et de bricolage : vous devez d'abord utiliser votre multi-outils - qui sert aussi bien de laser-foreur que d'arme d'autodéfense - pour trouver de la matière première, améliorer votre équipement, et remettre votre vaisseau en état de repartir dans l'espace.

Le truc, c'est que la première fois que j'ai joué à NMS, c'était jeudi dernier, après avoir récupéré un exemplaire en avance auprès d'un revendeur peu scrupuleux. L'une des raisons pour lesquelles j'ai fait ça, c'est que je voulais voir ce qui distinguerait cette première version du jeu de celle que les joueurs découvriraient le jour du lancement. Et je suis content d'avoir fait cet effort, parce que le résultat m'a rendu profondément optimiste pour NMS, non seulement dans sa forme actuelle mais aussi pour les années qui viennent.

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Ma première expérience a été assez mitigée. La planète sur laquelle j'ai commencé mon périple m'a paru bien clairsemée, assez pauvre en somme. Deux-trois créatures plutôt jolies, des champignons lumineux, quelques grottes. Je me suis baladé en ramassant du fer, du carbone et du zinc, j'ai réparé mon multi-outils et les propulseurs de mon vaisseau, et je me suis tiré pour aller explorer une autre planète du même système solaire, mais j'ai eu du mal à être vraiment emballé. Le fait que je galère déjà à gérer mon inventaire n'a pas aidé. Et même si chaque nouvelle planète proposait un climat différent, je me sentais quand même assez seul.

La promesse de base de No Man's Sky était bien tenue - chaque nouvel horizon était suivi d'un autre, chaque planète offrait une vue sur un autre monde encore inexploré - mais en soi, l'expérience n'avait rien de particulièrement spécial.

Mais soudain, quelques sauts dans l'hyperespace plus tard, tout s'est illuminé. J'ai atterri sur Avkazatelnye Saito, une lune enneigée à six ou sept systèmes solaires de mon point de départ. Alors que j'approchais de la planète, la première chose que j'ai remarquée, ce sont de gros morceaux de terre qui flottaient au-dessus du sol, comme s'ils avaient été arrachés à la gravité par une sorte de cuiller céleste. Chacun de ces lopins de terre était couvert de conifères, et le ciel se teintait d'orange et de bleu à mesure que le soleil se levait - un authentique paradis hivernal.

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Peu après, un phare m'a conduit jusqu'à un vaisseau écrasé - une sorte de cargo bizarre dont j'ai immédiatement décidé qu'il serait mon cargo bizarre. Après tout, il possédait un inventaire plus vaste que mon vaisseau de base, et quelques améliorations que je n'avais pas encore pu installer. Le seul problème, c'est que comme mon vaisseau de base, il était dans un sale état.

Cette fois, cependant, réparer mon nouveau vaisseau fut exactement l'expérience calme et reposante dont j'avais besoin. Ce fut un plaisir de me plonger dans les vallées et les collines de cette planète magnifique, de sauter de lopin de terre en lopin de terre, et globalement d'explorer chaque recoin de la planète que j'avais choisi de rebaptiser Zhivago - ouais, je sais, je suis un sacré déconneur. J'y ai découvert d'étranges monuments extraterrestres, et plus de formes de vie étonnantes que je ne pensais. La bande-son ambiante et répétitive (signée 65daysofstatic) m'entraîna rapidement dans une sorte de transe ouatée dont j'avais bien besoin.

Ça fait un mois que j'ai été nommé rédacteur en chef de VICE Gaming. Un mois de réunions surprise, de mise en place de projets, d'événements, de paperasse. Et de loooooongues nuits de travail. Beaucoup.

Au fond de moi, je savais que j'adorais ce job, mais il était facile de se laisser dépasser et…

C'est là, après deux heures passées sur Zhivago, que la tension a quitté mes épaules, que je me suis élevé au-dessus de la neige et des arbres dans mon tout nouveau vaisseau, et que je l'ai vue : la Forêt. Et je me suis dit : Ah. Ok. C'est donc ça, No Man's Sky. Il était 2 heures du matin, bien plus tard que je ne pensais, mais ce n'était pas un problème. Le jeu était venu me rappeler pourquoi je bossais autant. Oui. Les jeux vidéo ont cette force-là.

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Ce matin, j'ai commencé une nouvelle partie de No Man's Sky, avec le patch de lancement annoncé ce week-end. Le jeu commence de la même manière : un vaisseau écrasé, plein de fumée. Mais on atteint la forêt métaphorique bien plus rapidement.

Cette fois, ce ne fut pas une planète glacée, mais un petit coin de ma planète d'origine. Après avoir parcouru un canyon à bord de mon vaisseau, je me suis retrouvé dans des plaines arides, où une sorte de nuage bleu semblait danser au loin. Je me suis rapproché suffisamment pour distinguer ce dont il s'agissait : des vaisseaux, au-dessus d'une piste d'atterrissage.

C'était une plate-forme commerciale, ce que je n'avais pas vu jusqu'ici en plus de dix heures de jeu sur la version précédente. Immédiatement, NMS m'est apparu bien plus vivant et riche de possibilités. De nouveaux vaisseaux atterrissaient dans cet immense marché, chacun doté d'un design unique. Je me sentais beaucoup moins seul, et l'univers semblait soudainement habité.

En tout cas, c'est l'impression qui s'en dégage après deux-trois heures de jeu dans cette nouvelle partie. Qui sait ce que j'en penserai dans 10 ou 20 heures de jeu ? Quoi qu'il en soit, pour l'instant, il me tarde de m'y remettre, dès que la version PC sera disponible.

Voilà pour mes premières impressions. Et vous, vous avez trouvé votre "forêt" ?