Il se passe beaucoup de choses dans les créations d’Antonio Santin. Tout d’abord, il faut quelque temps pour comprendre qu’il s’agit de peintures. Comme quoi, parfois, l’hyperréalisme à du bon. Puis, une fois avoir étudier la myriade de détails et motifs, reste à comprendre ce qu’il se trame sous le tapis. Est-ce bien les contours d’un cadavre qu’on discerne sous la carpette ? Parce que non, la toile n’est pas en volume mais parfaitement plate. Un autre trompe—l’œil pour jouer avec vos mirettes.
L’artiste madrilène aujourd’hui implanté à New York nous explique « C’est au spectateur de se faire son idée sur ce qui est caché. En fonction de la position du corps, cela peut être morbide, choquant ou même sensuel. » Avant de ne faire plus que des tapis, Santin faisait des natures mortes hyperréalistes. « Je m’ennuyais. J’étais coincé dans un cercle d’objets quelconques. J’y incorporais parfois des humains pour qu’il y ait une histoire mais je voulais les cacher. C’est donc ce que j’ai fait. C’est de la peinture figurative sans figure. » On vous laisse percer les mystères des tapis ci-dessous :
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“dystopian blues”

“salt is the new glitter”

“flushing meats”

“in medias res”
Tous les travaux d’Antonio Santin sont sur son site et sur son compte Instagram.
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(Photo by Lauren Asensio/Deadline via Getty Images) -

Photo by Aldara Zarraoa/Redferns -

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Original picture: a visualization of the fruit fly's brain, by Tyler Sloan for FlyWire, Princeton University