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Vice Blog

NIFELHEIM - LA MORT C'EST TOUT Pt.2

01 août 2008, 11:33am

C'est la seconde et dernière partie de notre interview de Nifelheim. Ils nous en disent un peu plus à propos des bastons entre frères, de la malédiction qui pèse sur eux et sur les ingés sons gays. Ah, et sur le jugement dernier aussi.

Vice : Vous vous battez souvent entre vous ?

Tyrant : Hellbutcher et moi, oui. C'est souvent à propos de riffs ou d'arrangements et ça peut devenir sanglant. Quand on a commencé le groupe, une répèt sur deux se terminait en baston. On s'entretuait pour des petits détails de merde. À un moment on avait un guitariste qui s'appelait Morbidslaughter, et dès qu'il faisait la moindre remarque, on le défonçait. Nifelheim n'est pas une démocratie, c'est une putain de dictature. Aujourd'hui, les bastons c'est plus entre Hellbutcher et moi.

Ton frère jumeau est ton ennemi ?

On est pas potes. Ça a toujours été comme ça parce qu'on a exactement les mêmes points de vue. Les jumeaux sont antagonistes. Parfois je pourrais le tuer.

Apparemment vous vous êtes fait jetés du Studio Fredman (où des groupes comme Flames, Hammerfall et Dimmu Borgir ont enregistré) pendant l'enregistrement de votre premier album ?

Ce mec est complètement banal, tu vois. Il aime bien produire Flames et d'autres trucs du genre. Au début on s'était dit qu'on suivrait ses conseils, mais finalement on s'est bien foutus de sa gueule quand il nous a présenté les sons qu'il avait en tête. Il voulait nous donner un son frais et chaud, alors que nous on voulait un son digne d'une benne a ordure, enregistré 200 mètres plus loin. Et puis y avait aussi Onkel, Bajsmannen (aka « l'homme à caca », un célèbre maraudeur de festivals suédois), qui était co-producteur, donc il nous a aussi aidé a nous faire jeter…


Votre dernier album « Envoy of Lucifer » n'a pas l'air d'avoir été enregistré dans une benne à ordure à 200 mètres. La production est bien meilleure. Vous ne deviendriez pas plus soft ?

Carrément pas ! On a découvert ce qu'était la vraie brutalité. Tu peux croire  à la limite que le son le plus brutal qui existe soit une sorte de grincement jusqu'à tes 18 ans. Après, tu te rends compte que le son de « Envoy of Lucifer » est le son ultime. Tu devrais être capable de l'écouter dans ta caisse sans juste entendre « kiiiiiiiiisch ». Cet album a un son qui fait plus vieux que les autres, j'aime bien ça. On a trouvé la recette qui se révélera comme étant celle de la vérité.

Tout le monde dit que vous êtes hyper malchanceux. C'est vrai ?

Mec. Un sort a été jeté sur Nifelheim. Tout part en couille, quoi qu'on fasse. Quand on a enregistré « Nifelheim » la foudre est tombée sur le studio, et ça a complètement détruit tout l'équipement qui était branché. Et quand on a eu finit de mixer l'album, les cassettes ont grillé. Pour enregistrer « Servants of Darkness » on a eu deux semaines gratuites en plus en studio parce que le propriétaire n'avait jamais rencontré un groupe aussi malchanceux. Tout est parti en couille… La batterie a explosé en morceaux quand on a joué le premier beat. On a du changer de batterie trois fois pendant l'enregistrement parce qu'elles tombaient toutes en ruines. C'était incroyable ! Je veux même pas te parler de ce qui s'est passé quand on a enregistré notre dernier album, ça me fatigue rien que d'y penser. Je suis sûr que les pouvoirs du Bien se battent contre nous. Ils essayent de nous retenir, mais on a la mainmise, et on tiendra jusqu'à notre dernier souffle.

Quel est le but ultime de Nifelheim ?

L'Armageddon ! L'extermination finale. Tout va mourir. Tout doit mourir. La mort, c'est tout, et la vie n'est rien.

DANIEL SÖDERBERG