Munchies

Une lycéenne aurait fait des cookies avec les cendres de son grand-père

Une recette qu’elle tenait visiblement à partager avec ses camarades de classe.

par Jelisa Castrodale
18 Octobre 2018, 4:31pm

Photo : Getty Images

On ne va pas se mentir, chaque deuil est différent. On tente souvent d’avoir l’attitude la plus « appropriée » mais gérer la perte d’un être cher n’a rien d’évident. Pour certains, cela signifie célébrer la vie dans un tourbillon coloré et rythmé par de la zique. Pour d’autres, un salon funéraire et des sanglots étouffés. Pour certains, il s’agit de sniffer les cendres de son père parce qu’il a toujours su à quel point vous aimiez la coke. Pour d’autres, faire des cookies avec les cendres de son grand-père avant de les faire goûter à ses camarades de lycée.

Selon FOX40, une lycéenne – dont l’identité n’a pas été révélée – aurait apporté les fameux cookies dans l’enceinte de la Da Vinci Charter Academy de Davis, en Californie, avant de les filer à ses potes. La police de Davis pense qu’au moins neuf élèves en auraient mangé – ce qui veut dire qu’au moins neuf ados ne toucheront probablement plus jamais de leur vie des gâteaux faits maison.

(Une version précédente de cette histoire soulignait que les restes incinérés étaient ceux de la grand-mère de la lycéenne. Cette histoire a été modifiée pour refléter les informations mises à jour selon lesquelles il s’agit bien des cendres du grand-père.)

La jeune fille – qui n’est pas Mercredi Addams – a crânement soutenu le fait d’avoir ajouté de la cendre à la recette originale. « Elle disait à tout le monde qu'elle avait apporté des cookies faits avec des restes humains », a déclaré un élève souhaitant rester anonyme à FOX40.

Ce même élève a expliqué que le personnel administratif de l’école lui avait posé des questions au sujet des cookies et demandé de signer une déclaration sur l’honneur au sujet de l’incident avant de lui conseiller de n’en « parler à personne ».

S’il ne s’était pas manifesté, les parents d’élèves de la Da Vinci Charter Academy n'auraient peut-être jamais été prévenus de l’existence d'actes de cannibalisme (fortuits). Le père de l’élève susmentionné soulignant n’avoir reçu aucune notification officielle. « Ils ont l’air de plus se soucier d’eux-mêmes que de la protection des gosses », a-t-il déclaré.

Dans un communiqué, le porte-parole du Davis Joint Unified School District explique à MUNCHIES : « Bien que nous ne puissions commenter les affaires confidentielles qui concernent les étudiants, leur sécurité physique et socio-émotionnelle est toujours notre plus grande priorité. Les étudiants sont en sécurité et le campus de Da Vinci ne représente aucun risque sanitaire ».

« Nous prenons au sérieux toutes les allégations d'actes répréhensibles, nous menons des enquêtes approfondies conjointement avec les forces de police ou autres le cas échéant. Lorsqu'il est établi qu'un acte répréhensible a été commis, des mesures disciplinaires sont appliquées. Des mesures sont prises en parallèle pour réparer les torts causés au sein de la communauté. Cette affaire récente a été particulièrement difficile et nous avons réagi de la manière la plus appropriée, respectueuse et digne possible. »

« Les personnes impliquées regrettent leur acte. C'est maintenant une affaire personnelle et nous voulons respecter la vie privée des familles impliquées. »

Pendant ce temps, la police de Davis tente de déterminer son rôle dans l’histoire. « Cela sort tellement de l’ordinaire qu’il faudrait plus de recherches [sur les crimes qui ont été commis] », a déclaré le lieutenant Paul Doroshov à CBS Sacramento. Il a également ajouté qu'il pensait qu’aucun des élèves ayant ingurgité les cookies n’avait été blessé « physiquement [ou] physiologiquement ». (Il n'y a pas de diagnostic médical pour la consommation de cendres humaines.)

Moralité de l’histoire : si jamais vous venez de perdre un proche et que vous envisagez d’en faire une recette, gardez-la pour vous.


Cet article a été préalablement publié sur MUNCHIES US

MUNCHIES est aussi sur Instagram, Facebook, Twitter et Flipboard