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Crime

Yémen - Les rebelles Houthi obtiennent un accord de paix avec le gouvernement

Un accord de paix devant mettre fin aux affrontements qui ont fait des dizaines de mort à Sanaa, au Yémen, a été signé, dimanche 21 septembre.
12.10.14
Photo de Hani Mohammed/AP

Le gouvernement du Yémen a accepté de signer un accord de paix avec les rebelles chiites Houthi dimanche après des jours de violence qui ont conduit à la fermeture des écoles dans la capitale yéménite Sanaa, d'après les médias locaux.

Jamam Benomar, l'envoyé de l'ONU au Yemen a déclaré samedi que l'accord de paix « poserait les bases d'un partenariat national pour la sécurité et la stabilité dans le pays ».

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Les médias d'État n'ont pas décrit les détails de l'accord et pour l'instant ce sont les seules annonces qui ont été faites. La journaliste indépendante Iona Craig, qui est sur place, a rapporté qu'un nouveau gouvernement serait bientôt formé, et que des les Houthis, ainsi que des membres du groupe rebelle al Herak pourrait présenter un candidat au poste de Premier ministre.

Plus tôt dans le weekend, la commission suprême de sécurité a annoncé un couvre-feu dans quatre quartiers de Sanaa, et le Ministre de l'Éducation a décidé de fermer les écoles de la capitale d'ici à la fin des combats. L'université de Sanaa a aussi été fermée après des tirs de mortiers dans son enceinte.

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Les mesures de sécurités ont été mises en place le même jour où la télévision d'État yéménite a été prise d'assaut par les rebelles chiites. Les émissions ont été suspendues temporairement, et des employés se sont retrouvés prisonniers a confié un témoin à Associated Press. Une vidéo montre de la fumée qui s'échappe du bâtiment, qui a été bombardé pendant trois jours consécutifs.

Dans un message qui a été lu à l'écran samedi, la chaîne de télévision a appelé à l'aide pour ses employés.

Les troupes gouvernementales affrontent les rebelles Houthi dans la capitale yéménite de Sanaa le 20 septembre. On rapporte qu'une chaîne de télévision gouvernementale a été attaquée, et que plusieurs de ses employés sont prisonniers.

Le Yémen a connu une escalade de violence ces dernière semaines entre instabilité politiques et appels du gouvernement pour qu'il démissionne.

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L'insurrection des Houthi, ensemble avec l'insurrection sécessionniste dans le sud du pays, et la montée de la violence d'al Qaeda a sévèrement ébranlé les chances du Yémen pour une transition vers une démocratie stable après que le président Ali Abdullah Saleh a été renversé pendant les manifestations du printemps arabe en 2012.

Des semaines de combat entre les rebelles Houthi et le gouvernement à majorité sunnite a fait plus de 140 morts et a poussé des centaines de personnes à la fuite.

Des affrontements vendredi soir ont tué 16 personnes qui tentaient d'échapper à des tirs de mortier dan sun mini-bus dans le quartier de Shamlan, au nord de Sanaa, a rapporté Reuters. 13 rebelles Houthi ont été tué samedi dans des combats avec l'armée.

Ailleurs dans la capitale, des combats ont été signalés aux abords de l'université religieuse de l'Iman et près du ministère de l'intérieur, devant lequel les Houthis campent, et manifestent pour la démission du président.

Dans une déclaration dimanche, le ministre de l'intérieur Hussein al-Terb a exhorté la police à collaborer avec les Houthis pour maintenir l'ordre et la sécurité dans la capitale. Plus tôt dans la journée, le ministre de la défense a mis les forces de sécurité en alerte maximale, demandant à ses unités de rester à leur poste et de surveiller leurs armes.

Suivez Liz Fields sur Twitter: @lianzifields