La garde présidentielle tunisienne visée par un attentat : au moins 12 morts, retour de l'état d'urgence

Au moins 12 personnes sont mortes mardi soir dans une explosion qui a frappé un bus à Tunis, capitale de la Tunisie. Le bus transportait des membres de la garde présidentielle.

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25 Novembre 2015, 8:50am

Photo via EPA

Au moins 12 personnes sont mortes mardi soir dans une explosion qui a frappé un bus à Tunis, capitale de la Tunisie. Le bus transportait des membres de la garde présidentielle. L'état d'urgence qui avait été relevé le mois dernier est de retour dans le pays.

Des sources présidentielles et sécuritaires disent que l'explosion était une attaque. Même s'il était dans un premier temps difficile de savoir s'il s'agissait d'une bombe ou d'un matériel explosif tiré en direction du bus, alors que le véhicule se promenait sur l'avenue Mohamed V. L'ensemble des morts seraient des membres de la garde. 

Bassem Trifi, un avocat, témoin de l'attaque, a déclaré à AP qu'il s'agissait d'un "spectacle de catastrophe". Il explique que l'explosion a touché le bus du côté du chauffeur. "J'ai vu au moins cinq corps au sol", dit-il. "Ce n'était pas une explosion classique."

Des ambulances se sont précipitées sur la scène de l'explosion alors que les forces de sécurité bloquaient la zone.

Mardi soir, juste après l'attaque, le Premier ministre et le ministère de l'Intérieur sont venus sur les lieux. Aucun n'a pu avancer de piste quant aux responsables de l'attaque. 

Les attaques terroristes ne sont pas nouvelles en Tunisie, mais elles ont frappé par le passé des cibles touristiques, plutôt que des institutions ou des corps gouvernementaux. Cette seule année, la Tunisie a vécu deux attaques majeures visant les touristes. Un homme a abattu 38 étrangers sur la plage d'un hôtel en juin dernier. En mars, des hommes ont tué 21 touristes au musée du Bardo, à Tunis.

L'organisation terroriste État islamique avait revendiqué ces deux attaques. Il n'y a pas encore de revendication pour l'attaque de mardi soir.

L'EI n'est pas le seul sur la liste des suspects. L'armée tunisienne est aux prises avec plusieurs groupes d'insurgés de plus petite envergure, menés par des islamistes basés dans les montagnes situées sur la frontière avec l'Algérie. Ces derniers mois, ces groupes ont frappé des checkpoints et ciblé des patrouilles dans les zones rurales. 

Il y a dix jours, les forces de sécurité ont renforcé leur présence à Tunis, en réaction aux attaques à Paris. Plus tôt dans le mois, la police a annoncé avoir démantelé une cellule terroriste qui prévoyait des attaques contre des touristes. Ce lundi, des sources gouvernementales ont dit à l'AFP que l'ancien président tunisien Moncef Marzouki était la cible d'un projet d'assassinat. 

Après l'attaque de ce mardi, le hashtag #PrayForTunisia s'est répandu sur Twitter.

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