Comment créer une main bionique à partir d’une machine à café

Evan Booth transforme des objets de tous les jours en armes diverses et variées.
11 août 2016, 1:28pm

Besoin d'un coup de main pour faire votre café ? L'inventeur Evan Booth peut vous aider. Apparemment, une machine à café ne sert pas seulement à produire un délicieux liquide stimulant. On peut aussi la transformer en membre bionique.

Evan, aussi connu sous le nom de Terminal Cornucopia, est un ingénieur ayant pris l'habitude « de construire des trucs à partir d'autres trucs, » pour être très précis. En l'occurrence, il a transformé une Keurig K350/300 2.0 en prothèse de main capable de saisir des objets.

La vidéo en fast motion donne le sentiment que l'ensemble du processus est assez rapide. Pourtant, il aura fallu 199 heures, 56 minutes et 36 secondes pour fabriquer l'objet. Evan n'avait pas de plan précis en tête, mais « juste une vague idée de la façon de faire. » Il a utilisé les pièces d'origine, à l'exception de l'adhésif et d'un adaptateur de 12v. Quant aux outils, rien de très original : une perceuse, un pistolet thermique, un tournevis, etc.

L'existence même de Terminal Cornucopia est justifiée par cette unique question : « Peut-on fabriquer des armes létales avec des outils et appareils que l'on trouve couramment dans les boutiques des aéroports ? » Même si cela prend de toute évidence beaucoup de temps et est très fastidieux, la réponse est : oui. Evan s'est d'ailleurs fait une spécialité de transformer n'importe quel bibelot en outil dangereux.

« Ces découvertes ont été signalées au Département de la sécurité intérieure des États-Unis (TSA), afin de prévenir de futures menaces, » écrit Booth sur son site.

L'homme prend de toute évidence un malin plaisir à utiliser l'ingénierie pour répondre à des obsessions morbides qui sortent de l'ordinaire. La main bionique Keurig n'est qu'un exemple parmi d'autres de ses expérimentations. Lorsqu'il était en CM1, il avait déjà utilisé des stylos, des gommes et un emballage de gâteaux pour transformer une boîte de crayon en rampe de lancement pour fusée. Apparemment, cet homme avait un destin.