Culture

Chang Liu est le Pollock qu'on mérite

Le dripping de notre génération consiste à peindre avec des streams vidéo.
2.1.17
Central Park, face to a tree. Images via

Cet article est paru il y a un moment. Mais bon, il est toujours bien. 

Chang Liu est un peintre abstrait comme il y en a beaucoup. Ell fait de grandes toiles où se rencontrent la violence de coups de pinceaux bien sentis et un apaisement général quand on regarde l’œuvre dans son ensemble. Ce qui fait sa singularité, c’est qu’avec sa série Wild Growth, elle propose une méthode qu’on ne connaissait pas jusqu’alors : Chang Liu peint avec de la vidéo. Des vidéos live même. À l’aide de Processing (oui, ce logiciel existe encore), elle compose des tableaux aux faux airs de dripping.

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D’ailleurs, si on pense tout de suite à Pollock, c’est plutôt du côté de Camille Utterback ou de Memo Akten que Liu dit trouver son inspiration. Comme elle à présent, ces deux artistes utilisent Processing et peignent avec d’autres médias, web et vidéo essentiellement. Pour Wild Growth, Liu a utilisé une caméra synesthésique, une caméra qui voit et interprète les couleurs. « Le processus ressemble à celui d’une plante qui pousse. Une croissance rapide et sauvage dans le monde numérique », explique-t-elle.

On vous laisse découvrir ça ci-dessous :

From the Brooklyn Botanical Garden

Tout ce qu’il faut savoir des travaux de Chang Liu est à découvrir sur son site.