Qui es-tu, DJ Pone ?

Qui es-tu, DJ Pone ?

Du tag au rap, de Julien Clerc aux Beastie Boys, du 113 à Birdy Nam Nam, itinéraire d'un artiste hors-limites qui signe avec « Radiant » un des plus beaux disques de l'année.
4.11.16

Il s'appelle Thomas. Il vit à Paris, au nord. Pas là où il fait froid. Là où les rues s'escaladent presque et où le prix du mètre carré découragerait le plus ambitieux des migrants syriens. Thomas n'est pas riche. Il n'est pas pauvre non plus. Il a gagné ce qu'on lui devait. Ni plus ni moins. 4ème étage. Son salon le raconte : des vinyles (pas toute sa collection, qu'il estime à 10 000 pièces et qui est stockée « à la campagne »). Il se vante de pouvoir reconnaître à cinq mètres la tranche d'un disque. Il ne ment pas puisqu'il en fait sans attendre la démonstration en repérant de loin un Jurassic 5. Il y a bien sûr une platine pour les accueillir, un clavier, d'autres disques, accrochés au mur. Sorte de panthéon personnel. De ligne de vie. Grace Jones, Beastie Boys, Sahr (son récent projet avec le mec de Stuck In The Sound) et un autre que j'ai déjà oublié. Le vaisseau d'Ulysse 31. Enfin, sa réplique en jouet. Le vrai ne serait jamais rentré… Une figurine d'un tout petit skinhead goguenard, des livres - beaucoup, tous valables. On devine le lecteur qu'il est. Il aime aussi visiblement ceux avec des photos, sur le graffiti entre autres, qu'il pratique à haute dose depuis des lustres, depuis toujours presque. Préférerait-il que j'écrive « tag » plutôt que « graffiti » ? Je voulais le lui demander et je ne l'ai pas fait. Un gros livre sur Jaws de Spielberg. Une petite affiche de SOS Fantômes dans le couloir. Jim Morrison ici, une dédicace de Mix Master Mike (« You're a Monster !!! »), là, la DeLorean de Marty McFly sur son socle de plastique. Un pass Renaud, que lui et sa fille sont allés voir récemment en concert. Ce n'est pas une chambre d'adolescent. Pas que. C'est le salon d'un homme qui ne se voit pas avec ses bientôt quarante piges. Qui a vécu quelque chose de fort, de rare, de mérité. Et qui le vit encore pleinement, avec une gourmandise, une exigence et une passion absolument enthousiasmantes. Un écrivain français disparu écrivait: « Je suis un homme perdu, effrayé, en colère qui ne vit plus que pour s'oublier dans la magie des autres. » Pone est capable de ça, d'offrir aux fatalistes un peu d'énergie, de magie.

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Une chose horrible en 2016 : Pone semble bienveillant. Avec lui, les autres, le monde, la création, tout. Il kiffe, il prend, ou pas, il avance, il ne force rien, il ne fait pas qu'attendre mais il ne force rien. Depuis qu'il a décidé d'écrire des chansons, de caresser avec la classe d'un ultra un soir de clasico ses platines, de voyager pour voir les gens danser, de sortir son premier album solo, l'autoproduit et recommandable Radiant, Pone carbure, semble-t-il, d'abord au plaisir et au défi. Son ego existe, on se rassure, il doit bien céder quelques fois à la vanité, à toutes ces petites choses qui nous brûlent tous. Sa capacité à répondre à l'agression éventuelle existe également. Pone ne se laisse pas faire ou alors, c'est que ça lui convient. Il a longtemps exploré en meute. Double H DJ Crew, Svinkels, Birdy Nam Nam, Pone a joué, a pris l'avion, a repris l'avion et a encore repris l'avion, a vu des choses qui ne l'ont pas accablé, des choses qui l'ont convaincu qu'il était exactement à sa place. Il a vécu. DJ, champion de France, d'Europe, du monde par équipe, DJ installé et respecté, capable de jouer pour un rappeur, un punk, un pote ou une star. En y mettant toujours la même intensité. Le même plaisir.  113, Casseurs Flowters, Oxmo, Fabe, la liste est longue et accessible à tous. Quand il parle de son parcours, il ne se la raconte pas. Il s'y revoit. Et il sourit. Il semble avoir croisé TOUT LE MONDE. Le nombre de gens qu'il évoque! Les surnoms pleuvent, les anecdotes en cascade, il mitraille, c'est assez impressionnant. Le mec, comme dans son petit clip parfait pour le titre « Physical Element », marche depuis son enfance. Il marche, il découvre, il sent qu'il aime, que c'est pour lui et il s'applique ensuite à apprendre suffisamment pour pouvoir entrer dans la danse. Il veut participer. Il veut en être. Il en est. Sur ce Radiant, il y a au moins cinq chansons que je pourrais passer en contrebande au delà du Styx. Je ne demande plus rien d'autre à un artiste. Les Inrockuptibles, Télérama, Le Monde pensent comme moi. Tant pis. Et tant mieux pour lui.

Pone a la naïveté, touchante, entière, de croire que c'est en faisant exactement ce que l'on veut faire que l'on vise le coeur. Le sien d'abord. Que l'on respire comme il faut. On ne sent aucune peur petite bourgeoise chez lui. Pas d'écureuil discret ni de cynisme à postiche. Quand il parle de son disque… Comment dire ? On ne peut pas être acteur à ce point. Ou alors, on fait du cinéma sinon, c'est du gâchis. C'est le sien quoi. Je lui parle de Hondelatte quittant furieux DEUX FOIS le plateau de Ruquier parce que les chroniqueurs-snipers avaient démoli son disque autoproduit de soul. Il hurlait des choses idiotes comme « Je l'ai fait avec mon fric et mon coeur, vous n'avez pas le droit !!! ». Il pensait que c'était suffisant. Pone a fait la même chose: il y a mis beaucoup de son fric et vraiment tout son coeur. Et pourtant, quand j'écoute Hondelatte, je ris, pleinement, généreusement, absolument. Et quand j'écoute Pone, je me revois adolescent à prier pour que les films de John Hugues soient des documentaires prophétiques (le John Hugues d'avant Beethoven, hein). Quand j'écoute Pone, je plane, je chute, je serre les poings, je plonge, je fonce, je dodeline, je glisse, je baise, je fume, je tape, je revois quand j'étais encore vivant. C'est la première chose que j'aborde une fois le magnétophone déclenché: « Paco, un ami, à qui j'avais donné ton disque, m'a dit l'autre soir, pendant le PSG-OM, qu'il allait me le rendre, ne sachant pas quoi en faire… » Il a ri et ça ressemblait à un rire franc. Pourtant, Pone sait aussi que si ce disque foire, ne trouve pas son public, comme disent toujours entre guillemets tous les épiciers du disque, il ne s'en remettra pas simplement en enchaînant les projets comme il l'a toujours fait. Radiant est quelque chose d'important. Il ne le voit pas comme une renaissance. Une continuité. Bien sûr. Une nouvelle étape. Mais c'est la première fois que c'est Lui avec les autres et pas les autres avec lui. Avec Sahr, il avait fait un nouveau pas vers la lumière. Était-ce un test en laboratoire ? Fallait-il Sahr, à deux, pour atteindre Radiant, seul (oui, sur Radiant, l'aide de quelques amis et collaborateur engagés volontaires a rendu le disque possible mais c'est le disque de Pone. Chef d'orchestre total, qu'il le veuille ou non) ?

Pone a même sa gueule sur la pochette. Enfin, sa gueule solarisée. Mais c'est lui, son crâne, sa barbe de quelques jours, son blaze. Celui qu'il tatoue sur les éléments urbains depuis l'adolescence. « Il est moche », jugera mon fils quand je lui expliquerais qu'on était sur le point de nous rendre chez le monsieur de la pochette. Il est surtout flou. Il faudra un Radiant 2, voire un Radiant 3, pour que l'image se précise définitivement. Ça peut prendre du temps. Ça prendra le temps qu'il faudra. Pone n'est pas du genre à abandonner le navire. Il n'a pas le choix. Il n'a jamais travaillé ! Il en a chié. Mais il n'a jamais travaillé. Comme l'écrivain Patrick Besson. Il a fait ses trucs. Il sait, même s'il ne le dira jamais pendant cet entretien, que sa vie en vaut beaucoup d'autres. C'est Yul Brunner dans Les 7 Mercenaires. Un héros anonyme, qui n'a besoin de personne pour savoir quel chemin emprunter. Et quelles avenues fuir. Aujourd'hui, il est Pone, sans le D et le J donc. Et il irradie. Avec ce Radiant, formidable.  « En fait, avec ce disque, j'ai réussi à assumer mon côté trip hop » déclare-t-il, presque hilare avant même de terminer sa phrase. « Exactement, j'ai fait mon coming out trip hop, j'aime le trip hop ! ». Il poursuit : « C'est la première fois qu'il n'y a pas de compromis. J'ai fait le disque avec Superpoze, avec des gens que je respecte et qui m'ont beaucoup apporté. Mais là, c'est moi… Il m'a fallu du temps. Moi, je kiffe plus d'être dans l'anonymat que sous les projecteurs dans l'absolu. Ça me vient peut-être du graffiti, où l'anonymat est quand même quelque chose de primordial [Rires]_. J'ai du mal à faire la différence entre Thomas et Pone en fait. La limite entre incarner l'artiste que je suis et être dans l'ego,_ dans l'amour de soi-même, c'est… J'ai du mal à bien définir ces deux trucs. Moi, il faut que je me force pour me prendre en photo en studio, ce genre de trucs, pour ensuite balancer sur Instagram. Ce n'est pas ma génération non plus, ce truc de l'image omniprésente, je ne viens pas de là… Moi, à, la base, je suis derrière les rappeurs, je suis DJ Pone. Et ça me va très bien. Là, il faut que j'apprenne à me mettre un peu en avant. Je pense que je commence à y arriver… Je commence !  » Il me lit ensuite un texto de félicitations que lui a envoyé Philippe Zdar, après écoute de Radiant. Il a vraiment l'air ému.

Pone parle ensuite de son enfance. Du côté de Meaux donc. 70 000 habitants. « Pour t'y rendre ? Gare de l'Est. Tu prends le direct. 24 minutes. Jamais de contrôleur ! Jamais ! » renseigne-t-il. Ville pas croyable, banlieue miraculeuse, où naissent des citoyens français pas comme les autres (Mehdi Pinson​, les danseurs de Fantastic Armada, champion du monde de break, les frères El Quandili, champions de boxe thaï, Poch, Shun, Jouer, 2shy, Obsen, des as du graffiti, DJ Damage de Jazz Liberatorz, So Me, Jean-François Richet aussi…). C'est un truc dans l'eau qui arpente les canalisations municipales, un résidu du nuage de Tchernobyl, quoi ? Pone ne sait pas. Élevé dans une famille de la classe moyenne, avec un grand frère addict aux jeux vidéo, il ne correspond à aucun des clichés véhiculés par les médias depuis trop longtemps. Et il n'a rien prémédité, ça lui est presque tombé dessus. Il a tout vécu, à fond, pleinement, pour lui.

_« Le premier disque que ma mère m'a acheté, c'était le 45 tours de "Lili Voulait Aller Danser" de Julien Clerc. J'adorais ce morceau, je l'écoutais en boucle. Ou "Poulailler's Song" de Souchon. Mais la première fois, vraiment, quand t'es encore complètement vierge en musique, que tu écoutes, que tu ne comprends rien et que tu kiffes, c'est en Bretagne, où je suis en vacances. Là, y'a un mec avec qui je traîne. Son grand frère écoute du hard rock : les cheveux longs, les lunettes, les T-shirts Anthrax, on était en plein dedans ! Et ce mec a une cassette, je m'en rappelle comme si c'était hier. Et sur cette cassette, il y a des morceaux de _Appetite for Destruction de Guns N' Roses, de Licensed To Ill des Beastie Boys et de Run DMC. Moi, j'ai dix ans. J'écoute la radio, Dire Straits parce que mon père écoute Dire Straits, en gros. Il y a quand même le "Nightclubbing" de Grace Jones qui m'arrive dans les oreilles très très jeune, offert par mon père. J'écoute le vinyle, je regarde la pochette, je suis fasciné. Il y avait aussi cette pochette de Cerrone, celle où ils ont comme des nez de cochons et qui me faisait peur… Y'a aussi Love On The Beat de Gainsbourg, pareil, la pochette me trouble. Quand j'écoute Grace Jones, je suis fasciné, vraiment. Je ressens plein de choses. Je ne comprends pas tout ce qui m'arrive et j'aime aussi cette sensation. J'adorais cette époque où tu écoutais un skeud en regardant la pochette, en lisant tout ce qu'il y avait écrit dessus… »​

«​ Bon, finalement, j'endors la cassette de ce mec en Bretagne. Je l'écoute en boucle sans savoir ce que j'entends. Putain, les Beastie Boys ! Ça, c'est quand même le premier moment où je suis secoué ! Et l'année d'après, il se passe un deuxième grand choc musical grâce à un mec de Meaux qui me fait écouter sur une cassette Kodak le Abracadaboum des Bérus. Encore secoué. Moi, à l'époque, les punks me fascinent : leur look, leurs crêtes, leur musique. Moi, j'ai dix piges, je porte sûrement un T-shirt Waikiki dont je suis très fier, bref, je ne suis rien. Et je prends tout ça dans la tronche! J'ai une vidéo de vacances, j'ai douze-treize ans, il y a un spectacle d'organisé pour la fin des vacances et moi, je chante avec une casquette "Sidi 'h' Bibi" de Mano Negra, à la guitare. Et très très vite arrive 1993 et arrive Rage Against The Machine… Je suis dans une ville où des gars du hip hop sont ultra potes avec des gars du punk, un mélange culturel de dingue ! Pareil dans le graffiti à Meaux, tout le monde se mélangeait, c'était rare ça à l'époque ! »​ ​La musique est une salope qu'on n'oublie plus jamais. On tombe dedans et c'est déjà trop tard. Amour éternel, non négociable. C'est comme ça. Et les platines, d'où viennent-elles ? Du pré adolescent émerveillé par les guitares abrasives du punk, comment devient-on une pointure DJ ? Pone se souvient : «​ ​Ça part encore et toujours de Meaux. Il y a cette émission de radio, "Rap Slam", animée par Jeed et Damage, qui deviendra comme mon père spirituel. Toutes les semaines, t'as des mecs qui vont à Paris chercher des skeuds et qui ensuite jouent toutes les nouveautés à l'antenne. Et donc, moi, toutes les semaines, entre 22 heures et 23 heures, le vendredi, il est hors de question que quelqu'un m'appelle, hors de question que je sorte, rien! Je suis chez moi, dans ma cuisine, et j'écoute et j'enregistre "Rap Slam". Tu pouvais faire des dédicaces [il se souvient encore par coeur du numéro de téléphone !]_. Grâce à l'émission, je me suis pris dans la gueule Cypress Hill, Funkdoobiest… Tout ! Jusqu'au jour où il y a ce concours : celui qui appelle pour dire ce que veut dire EPMD aura le droit de venir assister à l'émission! Et à l'époque, pas d'internet, fallait se démerder tout seul ! J'appelle et je gagne. Jeed me fait même une dédicace à l'antenne. Le lendemain au collège !_ "Putain, Jeed t'as fait une dédicace!" La classe [Rires]. Et Damage qui me dédicace un nouveau remix de Funkdoobiest qu'il venait de ramener de New York, parce qu'il sait que je suis fan. Je n'oublierai jamais. Bon, je me retrouve invité chez Jeed. Je le vois scratcher. J'étais sidéré ! Je rentre chez moi et je me dis que c'est ça que je veux faire, pas autre chose. »​ Les dés sont jetés. Pone insiste pour me montrer un reportage sur le graffiti datant de 1992. Un reportage qui suit les ELC, un fameux possee d'alors, un reportage que Pone a vu probablement des centaines de fois. Il clique et ça commence. Pone double la voix off du journaliste, il en connaît chaque mot : « ​​Moi, je vois ça et je suis complètement traumatisé par ce que je regarde. Et l'histoire de mon tag, c'est juste ça, là, maintenant… »​​ dit-il. À l'écran, un jeune homme vient de taguer Fone. Pone, lui, croit lire Pone. Il en est persuadé. Il trouve ce tag fantastique. Il en adore l'enchaînement : « ​​Un peu plus tard, sort le livre "Paris Tonkar", avec, à la fin, le regroupement de tous les groupes de tagueurs. À ELC, à un moment, je vois marqué Fone. C'est là que je comprends mon erreur. Et c'est comme ça que j'ai choisi mon nom !  »​​​ À quoi ça tient la vie? Une consonne.

Sa première platine, c'est DYER, un tagueur de Meaux, qui lui prête. C'est une ETP à courroie. La platine de droite, c'est une Marantz, que Pone emprunte à son père. Il s'y met. Ses premiers essais, ses premiers scratches, c'est avec le « Groove Is In The Heart » de Deee-Lite et l'instru de «​ Bouge de Là »​. Damage lui achète ses premiers disques, il progresse, ça vient doucement mais sûrement. «​ Ce n'est que du partage, vraiment. La générosité de tous ces mecs qui m'ont tendu la main… »​ se souvient-il encore. Pone ne fait finalement plus que ça. Ses platines deviennent quasiment un prolongement de son corps. Il a quatorze ans, quelque chose comme ça. Il a déjà trouvé son Graal. Le temps passe. «​ Élève moyen, classe moyenne »​ rit-il. Il redouble sa troisième, passe son Bac arts appliqués, rate de justesse un BTS design industriel. Mais les platines ont gagné la guerre, indiscutablement. Il affronte en compétition des légendes comme DJ Craze. Il jubile. «​ Pour le plaisir »​ écrivait Julien Lepers pour Herbert Léonard. Cela pourrait vraiment être le drapeau de Pone. Oui, le plaisir. Toujours.

C'est peut-être pour ça que l'aigreur ne l'habite pas. Pone ne joue pas au jeu de qui a la plus grosse. Il ne jalouse pas ceux qui réussissent. Il trace sa route et son enthousiasme reste intact. Il a sa propre émission radio hebdomadaire sur le Move. Il est papa et ça lui va bien. Il déborde toujours de projets. Il en parle mais me demande de ne pas en parler. On n'en dira donc pas plus. Il avoue rêver qu'un jour, son disque se retrouve sur le bureau du boss de XL. Ou d'un autre label anglo-saxon valable. Sa musique est, de toute façon, par définition, internationale. Elle a de quoi émouvoir un paysan du Midwest, un branché de Tokyo, un connard de Rio. Un vieillard de Montreuil également… Pone sera sur la scène de la Gaieté lyrique le 14 décembre prochain. Devant. Au front. Avec ses musiciens. Noël avant l'heure. Avant de partir, j'aurais pu lui demander s'il connaissait le prix du pain au chocolat. Mais j'ai préféré m'abstenir. Longue vie à Meaux. Longue vie à Pone. Longue vie à Radiant. Radiant est disponible depuis le 21 octobre sur Ponar/ALSO Jérôme Reijasse est parfois disponible mais pas pour tout le monde.