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Dessins : Paul Kirchner, via les éditions Tanibis

Paul Kirchner est tout à fait capable de réduire votre rétine en cendres, s'il le souhaite

Romain  Gonzalez

Romain Gonzalez

On vous file un extrait d'« En attendant l'Apocalypse », qui sort aujourd'hui en France.

Dessins : Paul Kirchner, via les éditions Tanibis

Quand vient l'heure d'évoquer les œuvres de Paul Kirchner, deux problèmes affleurent. 1/ Votre interlocuteur connaît-il Paul Kirchner ? En France, c'est peu probable, à moins que celui-ci ne soit un fidèle lecteur des publications des éditions Tanibis, petite société lyonnaise à but non lucratif gérée d'une main de maître par Claude Amauger – qui a connu l'œuvre du dessinateur américain en lisant L'Écho des savanes. 2/ Si votre interlocuteur ne connaît pas Paul Kirchner, comment lui faire comprendre qu'il est en train de passer à côté de quelque chose sans seriner les termes « onirisme », « surréalisme » ou « psychédélisme » ?

Difficile dilemme que celui de choisir entre laisser autrui se débrouiller tout seul, sans didactisme mais sans soutien, et accompagner autrui dans son ascension des cols hors catégorie de la culture, comme s'il s'agissait d'un vulgaire Nairo Quintana, suceur de roues devant l'Éternel. Quand vient l'heure d'évoquer les œuvres de Paul Kirchner, donc, on préférera vous filer directement un extrait d'En attendant l'Apocalypse, recueil de dessins créés entre 1974 et 2014, extrait qui met en avant Dope Rider, un squelette/cow-boy addict aux substances récréatives. Dans ce concentré de kirchnérisme, on retrouvera tout ce dont parle son auteur dans une longue interview au Comics Journal – surréalisme, donc, mais aussi western, ou drogues – que l'on vous conseille de lire par ailleurs. Surtout si vous ne pouvez vous empêcher de citer René Magritte, ou Jim Steranko.

« En attendant l'Apocalypse » de Paul Kirchner est disponible aux éditions Tanibis.

Romain est sur Twitter.