FYI.

This story is over 5 years old.

Un ancien scientifique de la NASA utilise des algorithmes pour faire des origamis

C’est pas un hobby, il s’en sert pour améliorer les satellites.
27.6.14

Il est dit que plier des petits papiers dans tout les sens pour en faire d’autres trucs d’ordinaire plus grands et pas en papier peut réaliser vœux et prières. Pour cette raison ou par pur ennui, on s’est tous déjà essayé à l’origami, avec ou sans réussite. Mais entre les 12 plis d’un avion en papier et les travaux de Robert Lang, les espérances ne sont pas les mêmes. Ancien scientifique de la NASA spécialisé dans les lasers, Lang pousse l'origami un niveau plus loin. Voire quatre cinq niveaux plus loin.

À l’aide de calculs complexes orchestrés par un ordinateur, Lang créé des sculptures de papiers qui sont humainement impossibles à faire à mains nues. Il a par exemple réalisé le plus petit origami du monde et s’est permis dans la foulée de se servir de cette nouvelle passion pour l’incorporer dans un projet spatiale. L’idée c’est de plier des panneaux solaires des satellites en utilisant les techniques issues de l'origami pour optimiser leur ergonomie. Ces travaux de nano-sculptures nous rappel pour la minutie ceux de Vik Muniz et Marcelo Coelho qui s’étaient eux amusés à dessiner sur des grains de sable et Jun Mitani pour l’impressionnante technique d’origami.

L’ensemble du bestiaire que forme la série de Lang est d'ores et déjà exposé dans de nombreux musée à travers le monde. On y trouve des mantes religieuses en pagaille, une chouette, un colibri et même un ptéranodon de plus de 5 mètres. Tous résultant de millier de pliures. Selon Lang, le plus compliqué a été de créer Treemaker , le programme qui génère ces origamis et sur lequel notre scientifique travaille depuis 1990. Un ordinateur pouvant contenir bien plus de réflexions logiques que n’importe quel humain – même de la NASA ­­– ce logiciel permet à Lang d’explorer des théories en ne gâchant ni temps ni papier. Ces théories justement, ne sont pas simplement là pour créer des animaux, comme nous avons pu le voir avec les satellites. Les artisans qui dans le Japon médiéval façonnaient des épées incassables se servaient déjà de l’origami comme d’un moyen de solidifier tout en rendant plus léger. L’origami est avant tout un moyen de jouer sur l’ergonomie des matériaux. C’est pourquoi Lang continue de plier année après année le papier de ces animaux. Parce que c’est là que se cachent nombres d’innovations dans des domaines aussi variés que la cuisine et l’architecture, l’art et la découverte de l’espace. Retrouvez plus de Robert Lang sur son site.

Via FastCo