Sur les routes de Paris-Roubaix

Reportage entre brochettes picardes et bières belges, à la rencontre d'un public à l'image du cyclisme actuel : partagé entre fans de toujours et nouveau public plus internationalisé.
12.4.17

De la techno flamande, des camping-cars à perte de vue et des drapeaux de dizaines de pays différents qui claquent au vent. Ce dimanche à Camphin-en-Pévèle, petit village nordiste de 2 000 habitants aux lotissements de brique rouge méticuleusement alignés, la tranquillité habituelle des lieux est perturbée par un débarquement en force. Celui des fans de cyclisme de la région, de nombreux pays d'Europe, mais surtout de Belgique, venus assister comme chaque année au passage des coureurs de Paris-Roubaix sur les deux secteurs pavés qui bordent la commune. Au total, quatre kilomètres d'une route étroite, poussiéreuse et défoncée, deux tronçons mythiques de la reine des classiques, situés à quinze kilomètres de l'arrivée, où la victoire s'est souvent jouée par le passé.

Au sortir de cette route aux pavés mal dégrossis, usés et polis par le temps, des milliers de supporters se sont réunis au carrefour de l'Arbre devant un écran géant. Ils suivent ainsi l'avancée des coureurs les fesses à même le sol ou posés sur des chaises de camping, car hormis le restaurant gastronomique qui borde la route, réservé à une poignée d'aristocrates de la course qui ont réservé leur place, ici, il n'y a que des champs de patates taillés au cordeau, une immense benne à ordures pour jeter les canettes de bières que les spectateurs vident grand braquet, et les deux pissotières prises d'assaut par les buveurs.

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