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Pourquoi toutes les filles devraient pratiquer le sexe anal

Je suis sur le point de vous faire le plus gros nettoyage anal de votre vie, tant l'article posté vendredi dernier par Mlle Relou ne disait que de la merde.

par Kara Crabb
28 Août 2012, 2:00pm

Je suis sur le point de vous faire le plus gros nettoyage anal de votre vie, tant l'article posté vendredi dernier par Mlle Relou ne disait que de la merde. Baiser avec les fesses est l'un des meilleurs trucs au monde, simplement parce que douleur, destruction et dégradation sont trois concepts parfaitement FUN. C'est cette vérité que je vais tenter de démontrer dans les quelques lignes qui suivent, mais s'il y a une chose à retenir, c'est bien ça. D'ailleurs si j'ai bien fait mon travail, quand vous aurez fini de lire cet article vous serez en train de reconsidérer cet orifice grotesque planté au milieu de votre derrière et vous imaginer le nombre infini de trucs à insérer dedans.

AVANT TOUTE CHOSE : PENSER AVEC SON ANUS

De toute évidence, l'anal est une idée saugrenue. C'est pour ça que c'est bien. Chez les filles, ça rime avec « non » la plupart du temps. C'est l'une des premières choses qu'on apprend dans la vie : « comme il y a des choses qui sortent de mon trou de balle, je ne suis pas censée en introduire d'autres ». OK, jeune fille, mais l'essentiel du délire c'est justement de désobéir aux lois fondamentales de la physiologie. La sodomie penche du côté du bien, de la même manière qu'il est BIEN de casser les couilles à votre prof de maths, de pisser sur une voiture de police ou de brûler une maison – sauf qu'ici, la seule figure d'autorité contre laquelle vous vous rebellez, c'est vous-même. Vous êtes à un autre niveau. C'est comme six mois de thérapie psycho pourries style « renouez avec la vraie personne qui sommeille en vous » mais condensés en 20 minutes. Et contrairement au fait de brûler une maison, vous n'irez pas en prison (sauf dans certains pays).

IL FAUT EN AVOIR ENVIE

Ça ne se fait pas vraiment au pif comme la plupart des autres expériences à tenter une fois pour pimenter sa relation. Enfin, on peut, mais dans ce cas il faut s'attendre à ne vivre le truc qu'à moitié, parasité que vous serez par les « oh, ça c'est pas hyper agréable » ou autres « j'espère que je vais pas choper une infection urinaire ! » Et vous ne serez pas en phase avec le véritable esprit anal. En réalité, il faut que le désir parte d'un profond besoin de se faire souiller. Faites-le comprendre. Faites parler votre corps, mais ne transformez JAMAIS ça en pour-parler d'oreiller : « OK je te laisse faire ce que tu veux mais tu viendras au mariage de ma cousine, hein ? » (je n'invente rien, j'ai vu ça). Je pense qu'il y a un temps et un lieu pour l'anal, et quand viendra l'heure, vous le saurez – il vous le dira. Enfin non, c'est vous qui lui direz si vous avez les ovaires pour ça.

LES FISSURES ANALES FORGENT LE CARACTÈRE

Oui, j'ai eu des saignements d'anus qui ont duré des semaines (pas non-stop ceci dit, ce serait invivable), et laissez-moi vous dire que je n'échangerais ça pour rien au monde. À dire vrai, je reste persuadée que vivre l'expérience de la fissure anale peut vous aider à mieux comprendre le monde, parce que devinez-quoi ? La vie c'est devoir gérer des trucs qu'on préfèrerait éviter, comme avoir du sang qui s'écoule de votre trou de balle. Ce qui implique des jours entiers à ne plus vouloir manger parce qu'on ne veut pas déféquer pour ne pas rouvrir des plaies que l'on espère cicatrisées. Mais un jour, les fissures auront guéri, et c'est alors que vous penserez, au choix, a. remettre ça !  b. faire plus attention la fois d'après.

LE BACLOFÈNE

C'est par accident que je suis tombée sur ces petits bijoux que sont les myorelaxants (relaxants musculaires, pour les débiles). Un jour, un garçon a enfoncé sa bite dans mon cul sans le moindre effort. J'étais un peu perturbée, « quoi, mais c'est pas censé faire super mal » ? Sans y réfléchir plus que ça, je m'étais imaginée que mes muscles anaux étaient inhabituellement mous. Plus tard j'ai compris que toute cette fluidité était due au fait qu'à l'époque je prenais des myorelaxants tous les jours (la raison n'a aucune importance). Sachez une chose : le lubrifiant c'est nul. Avec le Baclofène, les bites dans le cul c'est quand vous voulez – et voilà pour vous les commerciaux, un nouveau slogan publicitaire. De rien.  

EN EFFET, ON CHIE DU FOUTRE

Et alors ? C'est hilarant quand on y pense. On se sent puissante l'espace d'une seconde à l'idée d'expulser du liquide reproductif de son corps de femme, avant de se rendre compte qu'en fait c'est nul. C'est une image tellement bizarre qu'on dirait la métaphore foireuse d'une œuvre d'art contemporain, ou alors le titre d'un bouquin féministe. « Chier du sperme : vers une société (enfin) matriarcale ».

DÉGRADATION VOLONTAIRE

Non, je n'ai jamais été sexuellement abusée. Non, je n'ai pas été abandonnée par un père qui me battait. Pourquoi est-il si difficile de comprendre qu'une fille aime PRENDRE ? On est bâties pour ça. Bâties pour prendre des sexes masculins. C'est ce qu'on fait. Ça ne fait pas de moi une victime, ça ne me rend pas inférieure, ça me rend heureuse. Avant de  réaliser que j'aimais ce genre de trucs, j'avais une vie sexuelle naze, chiante, pénis-dans-vagin et puis fini. Ça commençait tout en galanterie et ça finissait par un demi-orgasme forcé. Se faire fonceder n'est pas une fatalité.

TOUT VA BIEN SE PASSER

Au pire, vous aurez quoi, un anus perforé ? Pff, c'est comme les rapports vaginaux, pour être franche : il suffit de s'y préparer, et ça vous fera bizarre au début. Puis après vous vous regarderez dans la glace, y réfléchirez avant de dormir, oublierez, et vous en sortirez grandie. Une putain de vraie femme.

PS : Mary-Ann, t'es une vraie grand-mère.
 

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