Crime

Royaume-Uni : Theresa May devrait devenir Première ministre dans les jours à venir

Dans un discours donné lundi, elle a présenté sa vision de l'économie, prônant « un pays qui marche pour tout le monde, pas seulement pour une minorité privilégiée ».
12 juillet 2016, 9:30am
Photo par Andrew Yates/Reuters

La Ministre de l'Énergie Andrea Leadsom vient de se retirer de la course pour succéder au Premier ministre britannique David Cameron. Elle a annoncé sa décision lundi, faisant ainsi de son adversaire Theresa May la seule candidate au poste.

Elle pourrait prendre ses fonctions dans les jours à venir, David Cameron doit annoncer sa démission à la reine d'Angleterre ce mercredi.

Les deux femmes devaient être soumises à un vote des 150 000 adhérents du parti Conservateur, dont le résultat devait être annoncé le 9 septembre. Mais l'annonce de Leadsom doit mettre May à la tête du parti, et du gouvernement, bien plut tôt que prévu.

Dans son communiqué, Leadsom a justifié son retrait en expliquant qu'une campagne de neuf semaines serait « indésirable » à cette époque critique. Elle a également dit que May avait remporté le soutien d'un grand nombre de députés la semaine dernière.

« Nous avons un urgent besoin d'une direction ferme pour commencer à mettre en oeuvre la sortie [du Royaume-Uni] de l'Union Européenne », a dit Leadsom.

« J'en ai conclu que c'est dans le meilleur intérêt de notre pays de nommer immédiatement une Première ministre fort et qui bénéficie d'un grand soutien. Je me retire donc de l'élection du chef [de parti] et je souhaite beaucoup de succès à Theresa May. Je promets de lui apporter tout mon soutien. »

Leadsom n'a jamais fait partie du cabinet et était plus ou moins inconnue du grand public avant la campagne sur le referendum du Brexit, où elle s'est imposée comme l'une des partisanes de la retraite.

Il y a quelques jours, elle s'est attiré les foudres des critiques en déclarant que son statut de mère lui donnait un avantage sur son adversaire May, qui n'a pas d'enfants.

Theresa May, 59 ans, ministre de l'intérieur depuis six ans, doit donc devenir la deuxième Première ministre britannique, après Margaret Thatcher.

Dans un discours donné lundi, elle a présenté sa vision de l'économie, prônant « un pays qui marche pour tout le monde, pas seulement pour une minorité privilégiée ».

« Dans les semaines à venir je vais indiquer [comment] mener notre économie dans cette période d'incertitude, encourager la croissance de l'économie dans tous les secteurs, s'occuper du problème de longue date de la productivité en Grande-Bretagne, créer plus d'emplois bien rémunérés, négocier les meilleures conditions pour le retrait de l'UE et nous forger un nouveau rôle dans le monde », a dit May.

May, qui n'était pas favorable à la sortie de l'UE, a répété son nouveau mantra: « Brexit signifie Brexit ». Elle a nié la possibilité d'un second référendum.

« En tant que Première ministre, je m'assurerai que nous quittons l'Union Européenne », a-t-elle dit.

« On a donné au peuple britannique l'opportunité de voter là dessus... Ils nous ont envoyé un message très clair, et je pense que nous [devons] répondre à ce message et faire ce que le peuple britannique nous a demandé de faire. »

Le vote à 52 pour cent en faveur du retrait de l'UE, après 43 ans comme membre, a perturbé les marchés financiers, qui ressentent aujourd'hui le choc du divorce et l'incertitude économique qui en découle.

Les deux principaux partis politiques de la Grande-Bretagne ont également été bouleversés par cette décision historique.

Quelques minutes avant l'annonce de Leadsom, la députée travailliste Angela Eagle a annoncé qu'elle contesterait la direction du parti à Jeremy Corbyn.

Corbyn a été nommé à la tête de son parti l'année dernière grâce au soutien des adhérents. Il a perdu un vote de confiance, mais il a dit qu'il continuerait à diriger le parti jusqu'à la fin de son mandat.


Suivez VICE News sur Twitter : @vicenewsFR

Likez la page de VICE News sur Facebook : VICE News FR