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Osiris a relancé la D3, la chaussure de skate la plus célèbre

Le basket a les Air Jordan et le skate la D3, véritable succès à la fin des années 90, qu'Osiris a ressorti en 2016.
13 septembre 2016, 10:20am
Foto: Instagram

Les légendaires Osiris D3 n'ont jamais complètement disparu, un peu comme les Air Jordan. Malgré le temps qui passe, les D3 sont toujours restées sur le podium des chaussures de skate préférées des kids.

Aujourd'hui, les fans de pompes rétro, grandes et larges, ont de la chance. Au début de cette année, des rumeurs ont affirmé que la marque californienne allait relancer ce modèle. Et ça a été le cas. Alors que Nike et Adidas se sont distinguées avec des rééditions des Presto et des ClimaCool, Osiris a suivi le mouvement avec la D3.

A la fin du XXe siècle, l'épaisse chaussure de la marque californienne était considérée comme la meilleure pompe de skate jamais vendue. Contrairement à ce que recherchait son créateur, le skateur Dave Mayhew, la D3 est devenue un vrai produit de masse. Son nom a une origine très simple : ce sont les troisièmes baskets qu'Osiris a lancées et elles ont marqué un tournant dans l'histoire de la marque, mais aussi dans l'industrie du skate.

Avant que Mayhew ait ses propres chaussures, le rider américain recevait seulement de l'argent de ses sponsors. Mais, dans les années 90, le skate a commencé à devenir une véritable industrie, un vrai business, suscitant l'intérêt de fans toujours plus nombreux : en 1995 les premiers X-Games ont été organisés, en 1999 Tony Hawk a réalisé le premier 900 de l'histoire... et a lancé, la même année, son premier jeu vidéo.

Un an plus tard est venue la D3. Dave Mayhew a expliqué que ce fut un sentiment très étrange que de voir que ses propres chaussures étaient sur le marché et, encore plus, qu'elles avaient rencontré un énorme succès. Jusque-là, seuls les professionnels comme Danny Wat et Eric Koston avaient réussi à atteindre le grand public.

La D3 semble aujourd'hui dépassée. Image vía Flickr

Dans les années 90, les pantalons baggy étaient les grands maîtres de la scène skate et ont popularisé la phrase ''pantalons larges et petites roues''. Afin d'éviter que les pantalons larges des riders ne traînent par terre et se décomposent, et aussi dans un souci esthétique, les chaussures ont également commencé à être grandes et épaisses.

Le troisième modèle de Mayhew devait être spécial. « Il y avait de plus en plus de chaussures de skate dans les magasins grand public et il fallait profiter du filon », explique-t-il. Osiris l'a laissé dessiner le modèle comme il l'entendait et le rider a créé une chaussures avec de grandes boutonnières visibles qui permettait de marcher confortablement, même si elle ressemble à une chaussure de snowboard.

Cependant, lorsque le modèle est sorti, pratiquement personne ne s'y intéressait et la folie a vraiment commencé six mois plus tard. Avril Lavigne les portait même sur la couverture de son premier album, Let Go, en 2004. Elle les portait parce qu'elle le voulait, parce qu'elle les aimait et personne ne lui a donné de l'argent pour le faire.

« Je me suis alors rendu compte que ça allait exploser, a affirmé Mayhew. Un jour, le patron d'un magasin de skate m'a dit, très heureux, qu'il avait acheté une résidence secondaire à tel point la chaussure se vendait bien ».

La D3 est donc devenue mainstream et Mayhew a récupéré un chèque de 80 000 dollars alors que les premiers mois il a seulement récupéré entre 1500 et 3000 dollars. « Un jour, je me suis retrouvé dans un village d'à peine 250 habitants et 50 d'entre eux portaient mes chaussures. C'était dingue », se souvient l'intéressé.

Aujourd'hui les chaussures de skate ont bien changé. La différence avec la D3 est saisissante. Image vía Flickr

Aujourd'hui, les chaussures de skate n'ont rien à voir avec la D3. Alors oui, la mode a changé, les baggy ont presque disparu au profit des slim et pantalons moins amples. Les chaussures aussi, avec leurs traits plus fins et plus passe-partout. Mais l'Osiris revient fort et ne devrait plus seulement être l'apanage des teufeurs. Comme au bon vieux temps.