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Comment le 11 septembre a influencé l’industrie musicale ?

Telle sera notre réponse à la violence : jouer de la musique avec encore plus d’intensité, plus de beauté et plus de dévouement qu’auparavant. Ground Zero, une histoire musicale du 11 Septembre

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« nous incitent au partage, à l’unité et à la fête » Noisey : L’idée du bouquin est née suite à un de tes articles publiés sur Slate en 2010. Pourquoi ? Parce que tu pensais qu’il y avait matière à creuser davantage ou parce que le 11 septembre 2001 est, selon toi, l’événement le plus marquant du 21ème siècle ? Jean-Marie Pottier : Kid A Indie-Pop Champs-Elysées
À propos des disques publiés le 11 septembre, tu dis qu’ils sont comme des « vestiges instantanés ». Qu’est-ce que tu veux dire par là ? Love and Theft The Blueprint Tu parles de la pochette de Breakfast In America de Supertramp en disant que « le verre de jus d’orange que l’actrice Kate Murtagh brandit à la place de la torche de « Lady Liberty », pile dans l’axe des fausses Twin Towers, ressemble aux boules de feu qui ont traversé les tours ». Franchement, c’est de la surinterprétation là, non ?

Puisqu’on parle de pochette, celle de Party Music de The Coup me paraît, pour le coup, nettement plus explicite.
WTC 9/11 Inrocks Finalement, ça rejoint ce que dit KRS-One, quand il prétend qu’il ne se sent pas affecté par les attentats. Une réflexion que l’on retrouve d’ailleurs chez pas mal de rappeurs. C’est marrant que tu parles des rockeurs parce que ces derniers, contrairement aux rappeurs, semblent avoir clairement accepté la censure. Comme Primal Scream qui, en 2001, commence à jouer « Bomb The Pentagon » en concert, avant de renommer le titre « Rise » sur l’album Evil Heat. « Bombardez le Pentagone ! Bombardez, bombardez, bombardez le Pentagone ! »
À propos de la censure, il y a aussi cette fameuse liste que tu évoques. La liste Clear Channel, qui a interdit la diffusion de plus de 150 morceaux… de « virus qui va juste continuer à se diffuser à jamais » À New York, les ventes de disques ont baissé de 16 % dans la semaine qui a suivi les attentats. Comment tu l’expliques, sachant que la majorité des musiciens disent que la musique est essentielle dans ces moments-là ? The Blueprint Il y a toutefois quelques musiciens qui pensent qu’ils sont impuissants dans ce genre d’évènements, comme la guitariste jazz Joyce Cooling qui dit que « voir des sauveteurs accomplir leur travail si essentiel me faisait l’effet d’avoir un rôle superficiel dans le monde. »
À l’inverse, penses-tu que la parano autour des attentats a provoqué le rejet de certaines chansons chez les auditeurs ? Je pense notamment à « New York City Cops » des Strokes. Quand des rappeurs comme Ab-Soul ou Jadakiss remettent en cause l’origine des attentats et prétendent que ceux-ci seraient l’œuvre du gouvernement américain, ce sont des propos avec lesquels tu es d’accord ? « policier » Au cinéma, on voit que la censure est également de mise depuis les attentats en France, notamment avec Nocturama de Bonello. Tu penses que ton livre peut aider à mieux décrypter notre époque ? Tu penses que l’on attend quelque chose de particulier de la part des musiciens suite à de tels évènements ?
Tu disais que le 11 septembre n’avait pas donné naissance à de grandes chansons. On est dans le même cas avec le 13 novembre, non ? « dans l’espoir que George Bush ne déclare pas la troisième guerre mondiale » « tout est à sa place » Il y a quelque chose que tu n’abordes pas dans le livre, c’est l’influence du 11 septembre au sein de la scène française. Tout genres confondus, il y a pourtant de nombreux exemples, comme « Manhattan-Kaboul » de Renaud, God Blesse de Saez ou 11 Septembre de Médine. Ground Zero – Une histoire musicale du 11 septembre est disponible depuis le 18 août aux éditions Le Mot Et Le Reste.
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