Des caméras thermiques vont être utilisées pendant le Tour de France pour lutter contre les moteurs

Les organisateurs de la Grande Boucle ont décidé de faire la guerre au dopage technologique.
28.6.16

Au mois de janvier, lors des championnats du monde de cyclo-cross, un moteur électrique avait été découvert dans un des vélos de Femke Van den Driessche. Une première dans l'histoire du cyclisme. La Belge a été suspendue six ans par l'UCI à compter du 11 octobre 2015. Du coup, la lutte contre le dopage technologique est devenue une priorité, au même titre que la lutte contre le dopage biologique.

Dans ce but, le secrétaire d'Etat aux sports, Thierry Braillard, a annoncé lundi que des caméras thermiques allaient être utilisées lors du prochain Tour de France, dont le départ est donné ce samedi depuis le Mont Saint-Michel.

Elles permettront de détecter un moteur placé dans un vélo. C'est le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) qui les a mises au point, à la demande du gouvernement. « C'est une véritable arme de dissuasion », a justifié le patron du Tour Christian Prud'homme.

Le dispositif a été expérimenté le week-end dernier lors des championnats de France sur route à Vesoul. « Ces tests ont été concluants. Même un moteur à l'arrêt aurait pu être détecté », a affirmé David Lappartient, président de la fédération française de cyclisme. Le CEA a précisé que les caméras sont portables et qu'elles seront placées sur une moto ou au bord de la route.

Outre ces caméras thermiques, des tablettes à résonance magnétique seront utilisées.